800 ans de Saint-Louis: union des coeurs

Avant la procession de l’après-midi, une première cérémonie est organisée à la Paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile, le matin, dans le neuvième arrondissement de Paris.

Monseigneur Duc d’Anjou, se présente à la cérémonie et écoute, très solennel, l’intervention du père Patrick Faure, curé de la paroisse, mais aussi Chapelain de Notre-Dame-de-Paris. Il évoque le souvenir de Saint-Louis avec beaucoup d’émotion. Après la communion, le Prince sort et échange quelques mots avec de nombreuses personnes. Souriant et disponible, comme toujours.

Après le déjeuner commence une surprenante procession au départ de Saint-Eugène-Sainte-Cécile. Royaliste mais pas catholique c’est avec un cœur pourtant très chrétien que j’ai vécu cet après-midi. En admiration devant l’ensemble des personnes qui arpentait les rues parisiennes grouillantes de touristes et de curieux, j’ai eu l’opportunité de discuter avec plusieurs d’entre eux.

Une mère de famille accompagnée de ses enfants montre le prince que je lui ai présenté un instant plus tôt. Ceux-ci sont émerveillés. Une adolescente, faussement rebelle m'interpelle « Les manifestations religieuses sont interdites ! ». Moi de lui répondre qu’il s’agit d’une procession religieuse certes mais en l’honneur d’un anniversaire historique et donc parfaitement légitime. Elle retrouve le sourire et admire la beauté du cortège. Un groupe de jeunes français, familièrement des « wesh », interpelle plusieurs religieux avec un ton ironique « T’as vu ces danseuses, ces petits anges ». Je me rapproche d’eux après qu’une demoiselle leur a présenté la raison d’une telle procession. Je leur explique qui est ce « Louis-qui-ça », ce qu’il représente, ce qu'il a accompli. Je leur explique que Louis XIV avait moins de pouvoir que François Hollande, aujourd’hui. Que le Roy était parfois bien seul devant un parlement frondeur, des jansénistes fourbes et des corporations trop indépendantes. Ils m’écoutent sincèrement et une lumière semble enfin éclairer leur regard.  C’est alors le Prince passe, ils l'observent paisiblement.

Viens alors l’arrivée à la Cathédrale de Notre-Dame-de-Paris. Persuadé qu’elle ne fera que tintinnabuler compte-tenu du mépris de nos élites et de la discrétion de l’Eglise autour de la cause royaliste, je tombe des nues : c’est un vrai grondement. Tout Paris nous entend célébrer Saint-Louis grâce à elle. Les bousculades m’ont interdit de pouvoir capturer le moment où le Prince Louis serra la main de son cousin Henri d’Orléans à l’entrée de la Cathédrale. Je rentre, bon an mal an, je vois une foule interminable composée de la procession mais aussi de ces milliers de curieux qui nous ont accompagnés après qu’on a croisé leur chemin et interpellé leur attention.

La couronne d’or, puis les reliques de Saint-Louis sont présenté aux yeux, aux prières et aux révérences de toutes et tous. L’orgue, la lumière, les prières, la foule, les princes, le discours prononcé par Notre-Dame, un peu plus et on pourrait croire que le clergé se décide, enfin, à renier la république et que le Prince Louis allait marcher avec le cortège jusqu'au perron de l'Elysée. Une journée inoubliable. Heureusement, le bicentenaire de la restauration nous réserve d’autres belles rencontres.

Jacques Jouan

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