21 janvier 2014, Place de la Concorde, discours de Pierre Jeanthon

Monseigneur, Monsieur l’Abbé, chers Amis.

Ici même, le 21 janvier 1793, après avoir pardonné à ses bourreaux, Louis XVI donna sa vie en sacrifice pour la France.

Plus tard, fidèles à son exemple, les Vendéens et les Chouans donnèrent leurs vies pour Dieu et le Roi en pardonnant à leurs ennemis ; nous avons tous le souvenir de Monsieur de Bonchamps qui, avant de mourir, eut la force de dire à ses soldats, « en tant que votre commandant je vous ordonne de pardonner aux prisonniers ».

Dieu et le Roi…quatre mots pour rappeler le riche et fécond dialogue entre le Ciel et la terre, jamais interrompu malgré bien des heurts, qui, au fil des règnes et des siècles a forgé cette œuvre magnifique, la France bien sûr, mais aussi une civilisation, celle de l’Europe chrétienne.

Aujourd’hui les fils de la révolution, non contents de détruire cette France depuis l’intérieur, s’acharnent à la diluer dans une Europe atlantiste et soumise à l’idéologie mondialiste ; la semaine passée un hebdomadaire publiait cette phrase terrible signée de J.P. Chevènement « La République est le nom moderne de la France ».

Aujourd’hui la civilisation chrétienne étouffe sous la charge d’un matérialisme malicieux qui avance masqué sous les supposés bienfaits de la sacro-sainte croissance durable en créant des besoins nouveaux, satisfaits par la possession d’objets superflus promus au rang d’indispensables.

Ce matin nous sommes rassemblés ici pour témoigner publiquement que les fils des Géants de 93 n’ont pas tous été écrasés sous les pieds des chevaux de l’ignoble Westermann et que leurs descendants, aujourd’hui comme hier, n’ont pas l’intention de déposer les armes aux pieds de ceux qui font table rase de l’héritage légué par la grande famille capétienne.

Ainsi nous sommes ici par devoir ; devoir de mémoire envers le martyr de Louis XVI et devoir d’avenir envers la France et la civilisation chrétienne.

Pour remplir cette mission il faut se souvenir qu’il a été dit que « tout royaume divisé contre lui-même périra »  afin qu’oubliant nos orgueils et nos querelles nous sachions construire notre unité.

Ensuite il faudra s’armer d’un esprit de sacrifice et de pardon, d’humilité et d’abnégation, de force, de courage et de charité sans lequel notre combat est voué à l’échec.

Non sans raison, certains rétorqueront qu’il est trop tard, qu’à vue humaine tout est perdu et qu’il ne reste plus qu’à prier en attendant que le Seigneur convertisse quelques millions de républicains en autant de royalistes.

Eh bien attendre non, mais prier oui. Prier pour qu’Il daigne accorder aux pauvres pécheurs que nous sommes la grâce d’acquérir et de conserver les bonnes dispositions qui nous permettront d’être unis et encore plus ardents, persévérants, efficaces et joyeux à l’ouvrage pour Dieu et la France.

Avec confiance ayons au fond du cœur la certitude qu’à ces conditions et à elles seules nous ouvrirons la route de Reims où, de surcroît  le Roi que nous espérons nous sera donné! Vive Dieu, vive la France et vive le Roi.

Pierre Jeanthon


Commentaires  

#1 Pellier Dominique 22-01-2014 12:37
Oui, prier pour les bourreaux de la France comme Christ le fit sur la Croix, pardonner comme Il le fit aussi, mais réveiller les Français, prier Dieu pour ce réveil et le retour à la France. Comme vous, Monsieur, Vive Dieu, vive la France, vive le Roi
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