Discours d'accueil du Bourbon-Club au Prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme

Accueil

de Son Altesse Royale le Prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme,

de Son Altesse Royale le Prince Amaury de Bourbon-Parme,

et de Son Altesse Royale la Princesse Zita de Bourbon-Parme

 

Monseigneur,

Monseigneur,

Mademoiselle,

Nous vous remercions d’honorer le Bourbon Club de votre présence.

La maison de Bourbon-Parme représente à la fois la grandeur de la France et son rayonnement à travers l’Europe.

Vous incarnez la Maison de Bourbon, Maison Royale de France dont vous êtes issu.  Avec Henri IV, la prestigieuse Maison de Bourbon, devenue Maison Royale de France, accède au XVIII siècle aux Couronnes d'Espagne, de Naples, de Sicile puis de Parme. C’est alors l’apogée de la France. 

Votre Maison incarne aussi la Paix et l’Unité de l’Europe.

Dès 1761, le Pacte de Famille instaurant les devoirs permanents, et indivisibles, suite naturelle de la parenté et de l'amitié, concrétise l'union des Cours Royales de la Maison de Bourbon.

Plus tard, à la mort du Comte de Chambord, son neveu, Robert de Bourbon, tisse des alliances remarquables en mariant ses 24 enfants (issus de deux mariages successifs) avec la maison impériale d’Autriche et d‘Allemagne, les maisons royales de Danemark, Pays-Bas, Espagne, Savoie, Roumanie, Bulgarie et aux plus prestigieuses familles princières ou ducales. Ce sont les ferments d’une Europe qui n’est pas seulement économique et financière, mais une Europe de liens fraternels, au sens propre.  

Votre famille incarne aussi l’esprit Capétien, sa grandeur et son sens inné des responsabilités.

Lorsque éclate la Première Guerre Mondiale, les Bourbon-Parme utiliseront inlassablement leurs entrées dans les Cours d’Europe afin d’œuvrer pour la paix, en particulier, auprès de l’empereur d’Autriche-Hongrie, Charles Ier, époux de leur sœur Zita, profondément philanthrope et chrétien. Nous remercions, d’ailleurs, votre fille, Son Altesse Royale la Princesse Zita qui porte son prénom et qui a intercédé pour le Bourbon Club à son origine.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le prince Xavier met ses réseaux diplomatiques et ses talents (il parle huit langues) au service de la France.  Il apporte son soutien actif à la Résistance au point qu’il sera arrêté par la Gestapo et incarcéré à Clermont, Dachau puis à Buchenwald. Vos père et grand-père, le prince Michel de Bourbon-Parme, chassé d’Europe par les Nazis, se réfugie à New-York. Membre de l'unité top secrète des commandos Jedburgh, ils seront largués par équipes de trois au-dessus de la France occupée afin d’instruire les mouvements de résistance et frapper l'ennemi. Parachuté dans le Massif Central en juin 1944, son commando harcèle les Allemands et retarde la progression de la Division SS Das Reich, en route vers la Normandie. À 18 ans, après la Libération, il se porte volontaire pour l'Indochine où il passe huit mois en captivité, huit mois d’enfer. Il réussira à gagner le Laos après avoir traversé à pied la jungle du Vietnam.  Démobilisé à 20 ans, après avoir vécu plusieurs vies, le prince devient l'interlocuteur privilégié du Shah d’Iran, auprès duquel il négocie les contrats des entreprises françaises. Avec toujours la même devise que dans les camps indochinois : « Si on abandonne, on meurt. »

 Ainsi, les Bourbon-Parme, semeurs de paix et d’espérance, fervents défenseurs de la civilisation européenne incarnent et l’Identité de la France et l’Unité de l’Europe.

Vous-même, Monseigneur, vous présidez l’association « Nouveau Dialogue » qui favorise l’innovation politique, encourage la participation des personnes privées à la vie publique et milite pour la sauvegarde des valeurs essentielles de notre Civilisation.

Cette période électorale pose de manière brulante deux questions : Dans quelle société française, voulons-nous vivre ? Quelle France voulons-nous laisser en héritage à nos enfants ? Dans Le bon sens au pouvoir, vous osez, Monseigneur, répondre aux différents aspects de notre société. Et c’est aujourd’hui comme une force de propositions que nous vous accueillons ce soir.

 

Le Bourbon- Club

Paris, 23 mars 2017

Commentaires  

#1 Meuse 03-04-2017 19:02
Pardonnez-moi, mais on ne dit pas Mademoiselle à une Altesse royale, mais Madame, quel que soit son âge. J'ai souvenance d'un notaire de l'Allier, chargé de la gestion des biens du Prince Xavier, qui s'inclinait devant une petite fille de cinq ans (aujourd'hui septuagénaire) en lui disant d'une voix grave "Madame!". Certes, c'était il y a bien longtemps, et nous ne ferions pas cela aujourd'hui, mais l'écrit conserve les coutumes.
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