[Parole d'un militant] SAR Pierre de Bourbon des Deux-Siciles préside une cérémonie d’investitures dans l’Ordre Constantinien de Saint-Georges

J’arrive vers 10h00 en l’église Sainte Elisabeth de Hongrie, rue du Temple à Paris. J’entre, plusieurs chevaliers en longues capes bleues marquées de la croix de l’ordre sont déjà présents et se tiennent du côté de la Sacristie. Je salue l’abbé Xavier Snoëk, notre hôte toujours si accueillant, Son Altesse Royale Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, puis le comte de Beaumont-Beynac, le baron et la baronne Bernard Hüe, le professeur Philippe Lauvaux, ainsi que Dominique Hamel, rédacteur en chef de Vexilla Galliae et plusieurs légitimistes que je rencontre si fidèlement lors de chaque manifestation. Arrive alors Son  Excellence Monsieur l’Ambassadeur d’Espagne et son épouse, qui prennent place aux sièges qui leur étaient réservés, au premier rang, à gauche de l’Autel.

La cloche retentit, la procession s’avance et la Messe du Saint-Esprit commence.

Son Altesse Royale Pierre de Bourbon des Deux-Siciles, duc de Calabre, comte de Caserte et chef de la Maison Royale des Deux-Siciles et, à ce titre, seul grand maître possible de l’Ordre Sacré Militaire et Constantinien de Saint-Georges, étant arrivée, la procession d’entrée, menée par les cierges, l’encens et la Croix, devant laquelle chacun se signe, suivie du chapelain don Carlo Cecchin, de l’abbé Meissonnier et de l’abbé Snoëk,  enfin des chevaliers, parmi lesquels se trouvait Son Altesse Royale Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme en tant que président de la commission française de l’ordre constantinien, qui précédaient le grand maître de l’ordre, avance vers l’Autel au son de l’hymne « Inno al Re » de Giovanni Paisiello, hymne de l’ancien Royaume des Deux-Siciles.

A ce sujet, je voudrais évoquer brièvement d’où provient la locution « Aîné farnésien ». Les Farnèse étaient ducs de Parme et de Plaisance. La dernière représentante de cette famille, alliée aux Médicis de Florence, était Elisabeth Farnèse qui devint la seconde épouse du Roi Philippe V. A la mort sans postérité de son oncle, Antoine Farnèse, elle transmit ses droits à son fils Charles, aîné de ses enfants. Ce dernier recueillit l’ensemble de l’héritage : duchés et ordre constantinien compris. Devenu Roi de Naples et de Sicile, Charles y emmena l’ordre constantinien qui resta cependant toujours indépendant de la Couronne en sa qualité d’ordre strictement familial. Appelé au Trône d’Espagne à la suite du décès sans descendance de son demi-frère aîné Ferdinand VI, Charles laissa tous ses biens italiens : Couronne et ordre constantinien, à son troisième fils Ferdinand qui devint donc grand maître de l’ordre et aîné farnésien. L’aîné des descendants se trouve être le prince Pedro, duc de Calabre.

Les chevaliers prennent place dans les premiers rangs, tandis que le duc de Calabre et le prince Charles-Emmanuel rejoignent les fauteuils au bois doré et à la garniture de velours cramoisi disposés à la place d’honneur, en avant du premier rang, sur la droite devant l’Autel. L’abbé Snoëk fait un court rappel de l’histoire de l’église Sainte Elisabeth de Hongrie, fondée par la Reine Anne d’Autriche, mère de Louis XIV, évoque les hautes figures dont on sollicite la béatification, de deux cousines du duc de Calabre et du prince Charles-Emmanuel, la princesse Elisabeth de France, sœur de Louis XVI, et Son Altesse Impériale et Royale Zita de Bourbon-Parme, dernière impératrice d’Autriche, puis accueille Leurs Altesses Royales, les chevaliers et l’assistance.

Les chanteurs entonnent l’Introït de la Messe du Saint-Esprit, le Gloria, puis un chevalier s’approche de l’ambon pour lire la première lecture. Nous chantons le Psaume et l’abbé Snoëk lit l’Evangile, puis nous donne l’Homélie. Nous chantons le Credo à voix alternées, ensuite, l’abbé Snoëk s’agenouille à l’Autel et entame l’invocation au Saint-Esprit, le duc de Calabre, le prince Charles-Emmanuel et toute l’assemblée s’agenouillent derechef et chantent cette belle invocation : Veni, Creator, Spiritus. A l’issue de celle-ci, commence le temps des Investitures.

Le duc de Calabre, grand maître de l’ordre, secondé du prince Charles-Emmanuel, se placent devant l’Autel, au haut des marches, face à l’assemblée. Un prie-Dieu est placé devant le grand maître. Les chevaliers de l’ordre les entourent.

Monsieur Christian Papet-Vauban, chevalier de l’ordre, d’une voix claire, appelle d’abord les Postulants dans l’ordre décroissant des grades.

« Son Altesse Royale la princesse Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, née baronne Constance de Ravinel ! »

Son Altesse Royale se lève, s’avance dans l’allée centrale de l’église, monte les quelques marches et s’agenouille sur le prie-Dieu. Elle prononce alors la belle profession de Foi que je ne résiste pas à vous retranscrire :

« Moi, (prénom et patronyme), postulant(e) dame/chevalier de l’Ordre Sacré Militaire Constantinien de Saint-Georges, déclare solennellement appartenir à la Sainte Eglise catholique apostolique romaine, suivre son enseignement et pratiquer ses commandements dans la vie quotidienne.

Je souhaite contribuer à la glorification de la Croix et à la défense de la Sainte Eglise.

Je m’engage à respecter les statuts de l’Ordre, à soutenir ses projets humanitaires et aider, dans la mesure du possible, spirituellement et concrètement, mes confrères dans le besoin.

Enfin, je m’engage à suivre les directives de Son Altesse Royale, Don Pedro de Bourbon des Deux-Siciles, que je reconnais comme grand maître et Aîné farnésien ».

Le grand maître de l’Ordre confirme à Son Altesse Royale son admission dans l’ordre et lui remet son diplôme de Dame grand croix de justice. Et en cousin, l’accueille d’un sourire et d’un rapide baisemain. Don Carlo Cecchin, chapelain de l’ordre, bénit la nouvelle Dame grand croix de justice, qui se relève, descend les marches, s’incline devant l’Autel et regagne sa place.

Sont appelés ensuite les postulants au grade de Chevaliers de justice :

« Guillaume, marquis de la Roche Aymon ! »

« Comte Aymeric de Rougé ! »

« Comte Philippe de Saporta ! »

« Jean-Guillaume Clérel, comte de Tocqueville d’Hérouville ! »

Puis, le postulant au grade de Chevalier « jus sanguinis » :

« Monsieur Benoît van Hille ! »

Enfin, le postulant au grade de Chevalier de mérite :

« Monsieur Jean-Christian Pinot ! »

Tous, une fois appelés, se dirigent vers l’Autel, leur cape sur le bras droit et la confient à Charles-Henri de Provenchères, chevalier de l’ordre, puis s’agenouillent. Ce dernier les revêt alors de la cape et ils prononcent la profession de Foi.

Un détail m’a ému : au moment où ils prononcent la dernière phrase de cette profession de Foi « Enfin, je m’engage à suivre les directives de Son Altesse Royale, Don Pedro de Bourbon des Deux-Siciles que je reconnais comme grand maître et Aîné farnésien », tous, quittant des yeux, en relevant la tête, le texte de la profession qu’ils tenaient dans la main, les tournèrent vers le grand maître et je vis cette dame et ces chevaliers sceller, du sceau de ce regard franc plongé dans celui de Don Pedro, le dépôt de leur foi et de leur fidélité au seul grand maître légitime de l’Ordre Sacré Militaire et Constantinien de Saint-Georges !

Après cela, le prie-Dieu est ôté et Monsieur Christian Papet-Vauban appelle les membres de l’ordre bénéficiant d’une promotion.

Le baron Pinoteau reçoit le collier, tandis que le comte de Beaumont-Beynac, Président de l’ordre souverain de Malte en France, déjà Chevalier de justice, est promu Chevalier grand croix de justice. Et l’abbé Meissonnier, déjà chapelain de mérite, est promu Chapelain « jus sanguinis ». Chacun s’avance donc déjà couvert de la cape de chevalier et s’agenouille devant le grand maître de l’ordre qui lui remet le diplôme de son nouveau grade. Il redescend les marches, s’incline devant l’Autel et retourne à sa place.

L’abbé Meissonnier entame à ce moment-là la Prière des Chevaliers constantiniens, immédiatement reprise par tous les chevaliers. Elle est si belle et correspond tant au devoir de tout chrétien que je l’ai prononcée également, joignant ma voix à celle des chevaliers.

« Ô glorieux Saint Georges, soutien et lumière de cette milice chrétienne qui a hissé le Labarum de Constantin et qui a toujours tenu à la glorification de la Croix, à la propagation de la Foi et à la défense de notre Sainte Eglise, nous confions à ta sainte protection notre Grand-Maître, le sérénissime prince Pedro, son épouse la sérénissime princesse Sofia, leur royale famille des Deux-Siciles et tous les membres de notre Ordre.

Protège aussi tous les princes issus de l’auguste Maison de Bourbon et de l’antique famille des Farnèse. Fais-nous pratiquer la charité, éloigne-nous de toute vanité, facilite notre combat pour la rechristianisation de notre société et de nos nations, aide-nous encore pour la liberté et le triomphe de notre Mère la Sainte Eglise Catholique, Apostolique et Romaine.

Ainsi soit-il »

Nous abordons alors au point culminant de la Sainte Messe avec l’Offertoire, la Consécration, le Notre Père et la Communion !

Après un long moment de recueillement où chacun se retrouve « en cœur à cœur » avec Dieu, l’assemblée reprend le Magnificat que lancent les chanteurs et l’abbé Snoëk  prononce la prière d’envoi. Ite missa est !

Je retiens de cette magnifique Messe du Saint-Esprit, célébrée à l’occasion de l’investiture de nouveaux chevaliers et de la promotion de chevaliers de l’Ordre Sacré Militaire et Constantinien de Saint-Georges, qu’elle fut une cérémonie d’une parfaite tenue, les chevaliers formant un cercle que l’on sentait uni par la Foi et l’Amitié autour de l’Autel et par la Fidélité autour de leur grand maître.

Mais, bien plus encore, je garde de ma première rencontre avec Son Altesse Royale Pierre de Bourbon des Deux-Siciles, Chef de la Famille Royale des Deux-Siciles, Aîné farnésien, la réconfortante certitude d’avoir salué un Roi ! Ce prince capétien du Sang de France (Bourbon des Deux-Siciles, Bourbon-Parme et Bourbon-Orléans, qui dit mieux !) vit la charge qu’il a reçue de Dieu de Chef de la Maison des Deux-Siciles, de jure « Sa Majesté le Roi Pierre Ier du Royaume des Deux-Siciles et de Jérusalem », dans l’ETRE et non dans la revendication. Ce qui épargne à son esprit les combinaisons tortueuses qui étreignent parfois l’esprit d’un prétendant…

Il EST, et de cet état se dégage une simplicité, presqu’une modestie dans les manières, mais une franche bonté dans le sourire qu’il vous adresse avec la légère inclinaison de tête qui agrée vos hommages.

Comme je l’ai déjà dit : l’on ne revendique que dans le doute, la certitude se tait et s’impose par les seules vertus de la Vérité…

Nous avons Louis XX et c’est une grâce que Dieu nous fait de nous accorder un si bon Roi ! Mais les Napolitains et les Siciliens du Royaume « disparu » des Deux-Siciles et de Jérusalem ont Don Pedro et c’est aussi une grâce que Dieu leur fait !

S’il plaît à Dieu…

Longue vie à Leurs Altesses Royales monseigneur le duc et madame la duchesse de Calabre et à leurs enfants !

Franz de Burgos

Commentaires  

#16 Montblanch 06-06-2016 12:01
@Jean,
Je vous accorde que le Saint-Siège puisse tolérer l'existence des deux ordres. Je vous ai contesté sur plusieurs arguments, je n'estime pas être plus royaliste que le roi. Mon argument sur ce point était précis et clair: un document sorti de la Chancellerie du Pape accordant un privilège à une chapelle de l'Ordre Constantinien du Duc de Calabre, qui dans le document est reconnu en tant que tel. Il y a sans doute d'autres, mais je me tiens à des réalités précises et incontestables.
L'état italien, comme le Saint-Siège, ne tranche pas entre la légitimité d'une ou autre branche. Sur ce point je ne puisse vous accorder rien, car les choses sont comme elles le sont.
Je vous invite, par ailleurs, à suivre l'actualité des dernières nouvelles concernant l'ordre castriste... outre les démissions de grandes personnalités, la fuite de plusieurs centaines de chevaliers, et tout dernièrement un important affaire de corruption touchant la commission britannique de l'ordre castriste...
J'estime que le moment est venu au sérieux. L'accord de famille -que le Duc de Castro a sans aucune justification cassé- mettait de côte ces querelles de famille un peu... decadentes. C'est l'attitude affiché par le duc de Calabre -qui dans son dernier communiqué public, tenant sa parole donné lors de cet accord, reconnaît à son cousin et ses nièces leurs titres, sans renoncer à rien.
J'espère que le duc de Castro sera mieux conseillé à l'avenir et mettra l'intérêt de l'Ordre devant leurs intérêts personnels. Le seul avenir possible pour les castristes c'est veiller à l'unité.
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#15 Jean Delaforest 03-06-2016 13:24
Montablanch, j'ajoute une dernière chose et cite Maître Alfonso Marini Dettina (docteur en droit et avocat partisan de la branche hispanique, celle de don Pedro) : « Lorsqu’en 1960 éclata le différend, le Siège apostolique qui a reconnu l’Ordre constantinien en de multiples documents dont le plus important est la bulle Militantis Ecclesiae donnée en 1718, évita de se prononcer explicitement sur la légitimité ou l’illégitimité des prétentions respectives. Néanmoins, dans l’avenir, évaluant le cas de l’espèce à la lumière du droit canon, il pourrait se prononcer en faveur de l’un ou de l’autre ou reconnaître l’existence de deux ordres désormais distincts, ou encore être d’avis qu’il s’agit des deux branches d’un seul et même ordre, et accueillir ainsi les exigences respectives. »
Même les soutiens de don Pedro (ne soyez donc pas plus royaliste que le roi) reconnaissent que le Saint-Siège reconnaît les deux branches qui bénéficient chacune de la validité canonique. Seule la branche napolitaine est reconnue par l'Etat italien.
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#14 Jean Delaforest 03-06-2016 13:04
@ Montblanch,

La modification des règles de succession au trône des Deux-Siciles est un autre sujet. Ne mélangez pas tout. À ce propos, je partage votre sentiment : le prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles a-t-il le droit de changer la loi alors que son royaume n'existe plus, même si sa famille, selon ses dires, le soutien dans cette transformation ? Cette décision ne doit pas faire l'unanimité, même chez ses partisans. Non pas parce que le prince remet en cause la loi salique, qui est une loi française et qui peut très bien être abolie comme elle l'a été en Espagne, mais parce que le prince n'en a pas le pouvoir, tout seul dans son coin oserais-je dire.

Pour revenir au sujet, je trouve que vos propos manquent de nuance et d'impartialité. Vous soutenez aveuglément don Pedro de Borbon y Orléans pour des raisons qui m'échappent (êtes-vous napolitain ou concerné ?). Mais c'est votre droit ; néanmoins ne modifiez pas les faits. Il est avéré que le Saint-Siège reconnaît les deux branches de l'ordre constantinien. Renseignez-vous même si vous ne voulez pas le croire. L'ordre de la Toison d'or a aussi deux branches, l'une espagnole, l'autre autrichienne.
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#13 Montblanch 02-06-2016 02:55
@Jean Delaforest.
Je ne vois pas comment le fait qu'un cardinal accepte la nomination de "Grand Prieur" (nomination décidé par le Grand Maître et non par le Pape), engage en quoi que ce soit.
Vous confondez l'Ordre Constantinien avec les Ordres de Malte et du Saint Sepulcher, pour lesquelles, effectivement le Pape nomme un cardinal protecteur.

Montrez-moi un seul document sorti de la Chancellerie du Saint Père accordant un privilège au Duc de Castro, dans lequel il soit explicitement reconnu Grand Maître. Pour ma part je me ferai un plaisir de vous faire parvenir ce même document en faveur de l'Ordre sous l'autorité du Duc de Calabre.
Tant qu'on y est prouvez aussi que "l'État italien ne reconnaît que l'Ordre du Duc de Castro". J'ai une ennuyeuse liste de documentation probant le contraire.
Pour Monaco, enfin... soyons sérieux...

En ce qui concerne "l'audience privée du Duc de Castro avec le Pape", la manipulation a été démasqué il ya quelques semaines par le Circolo Francesco II. Les castristes se sont servis d'une photo tirée lors d'une cérémonie publique (ou le Pape a reçu une bonne quarantaine de personnes) pour fabriquer cette fausse cérémonie... Approcher le Saint-Père, vous savez, ce n'est pas si difficile...

Je vous renvoie pour ma part à l'Audience privée (cette fois-ci les photos sont claires) accordé à feu Mgr le Duc de Calabre, sa femme, la princesse Anne de France, ainsi qu'au Duc et la Duchesse de Noto, et au prince Don Jaime, qui n'était pas encore Duc de Capoue.

Le Castrisme se meurt à petit feu... la saignée de membres de son ordre qui quittent son maître est une réalité evidente. Dernièrement c'est un prince Colonna, puis le Trésorier de l'Ordre qui ont rendus leurs insignes au Duc de Castro.
Le dernières décisions prises par le Duc de Castro, bafouant les lois de sa dynastie, et la logique la plus élémentaire du droit public d'Ancien Régime (qui était clair: un souverain ne peut changer les lois de succession qu'avec l'aval de son royaume, réuni en assemblée d'états, Parlement ou Conseil), ne sont que la manifestation peu elegante d'une fuite en avant. Et par respect pour ce prince, je garde pour moi l'adjectif que l'on donne à ceux qui ne savent ou ne veulent tenir sa parole, après l'avoir donné par écrit (et sous les yeux d'une aïeule reconnue comme Bienheureuse par l'Eglise).
Il y a quelque chose de pourri ...
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#12 Ivannick 01-06-2016 15:04
Je lis, j'apprends avec grand intérêt tout ce qui touche aux monarchies européenne. Mais parfois c'est à y perdre son latin avec les affirmations des uns et les oppositions des autres, on ne sait plus où se situent la légitimité de la couronne, des titres ect...
Cela est bien dommage car ces divisions font le jeu de ceux qui empêchent les peuples de s'unir autour de leur Roi et de le servir pour le plus grand bien d'une vie meilleure sur notre terre. Le désordre mondial naît en parti de ces querelles qui ont blessés les royaumes et pour certains les ont livrés aux mains des francs-maçons républicains qui dénaturent les sociétés avec leurs lois du mariages pour tous, l'avortement réglementé et la gpa qui pointe le bout de son nez.
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#11 Sigismond 01-06-2016 11:11
Quel magnifique symbole ! Le roi des Deux-Siciles et de Jérusalem, à Paris, entouré des principaux fidèles de Louis XX, et faisant son entrée au son de l'« Inno al Re » ! Merci Franz de Burgos pour vos excellents et si justes articles sur la succession dynastique duosicilienne. Vos reportages sont toujours passionnants à lire. Espérons que le duc de Calabre et le duc d'Anjou se rencontreront bientôt, pour sceller l'union des Légitimités.
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#10 Villehardin 01-06-2016 00:10
Pardon ! j'avais mal compris. Il ne s'agit pas - pour une fois ! - d'une sépulture. Mais cette mascarade est quand même dérisoire par les temps qui courent.
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#9 Villehardin 31-05-2016 23:57
Ras-le-bol des sépultures en tous genres ! Cela fait des décennies que les républicains ironisent sur "le royalisme des cimetières" et nous continuons de leur donner raison ! Dès qu'un article est publié sur le sujet, c'est un tollé de vivats. Mais où allons-nous comme ça ?
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#8 Jean-Yves Pons 31-05-2016 21:57
Quand on lit cette succession d'anathèmes on se dit qu'il y a quelqu'un qui doit bien rire dans sa tombe. C'est l'ex-impératric e des Français Marie-Louise, née Habsbourg-Lorra ine autant que Farnèse, qui remit en selle l'ordre originel Constantinien de Saint-Georges dans ses Etats de Parme, Plaisance et Guastalla, après qu'il eut été confisqué par don Carlos de Bourbon, ci-devant duc de Parme et de Plaisance mais devenu roi de Naples et de Sicile avant que d'être roi d'Espagne et de céder le tout à son troisième fils, Ferdinand, en s'asseyant sur la primogéniture.. .
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#7 Jean Delaforest 31-05-2016 20:56
@Montblanch

Connaissez-vous l'acte de Cannes par lequel Don Carlos devenu infant d'Espagne (et non Alfonso) a renoncé pour lui et sa famille à ses droits dynastiques au trône des Deux-Siciles le 14 novembre 1900 pour se rattacher à la famille royale d'Espagne, acte de renonciation enregistré par un notoire et prononcé devant le Chef de Maison, le prince Alphonse, comte de Caserte (1841-1934), et accepté par lui ? Oui, je pense. Ne faisons pas comme si cela n'avait pas existé.

D'autre part il est faux d'affirmer que le Saint-Siège a reconnu don Pedro comme unique grand maître. Comme indiqué dans mon deuxième message, l'Eglise romaine délègue un cardinal grand prieur pour chaque branche de l'ordre constantinien qu'elle reconnaît également : le cardinal Castrillon pour la branche hispanique représentée par Don Pedro (celle qui a renoncé au trône de Naples), et le cardinal Martine pour la branche napolitaine cadette représentée par le duc de Castro. Dernièrement, le Prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles a été reçu en tant que grand maître de l'ordre constantinien par Sa Sainteté le Pape François. Il a été reçu comme tel par le grand maître de l'ordre souverain de Malte.

Quant à l'Etat italien, je confirme qu'il ne reconnaît que l'ordre constantinien napolitain dont le grand maître est le duc de Castro. Il en est de même à Monaco. Renseignez-vous . En France, aucune des deux branches n'est reconnue par la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur. Rappelons qu'il est interdit à un Français de recevoir les ordres ou distinctions distribués par une organisation que le gouvernement français ne reconnaît pas.
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