28.05.2016 : Son Altesse Royale Pierre, Duc de Calabre, à Paris !

Ce samedi 28 mai 2016, en l’église Sainte-Elisabeth de Hongrie à Paris, Son Altesse Royale Monseigneur Pierre de Bourbon-Siciles (1968), duc de Calabre, comte de Caserte, Roi du Royaume des Deux-Siciles et de Jérusalem, Chef de nom et d’armes de la branche capétienne des Bourbon-Siciles, Grand-Maître de l’ordre sacré et militaire constantinien de Saint Georges, viendra à Paris afin d’honorer plusieurs personnalités éminentes en les élevant à divers degrés de cet ordre sacré et militaire constantinien de Saint Georges.

Cet ordre est un ordre familial relevant historiquement de la famille Farnèse puis de celle de Bourbon-Siciles qui hérita de ses droits et dont le Grand-Maître légitime est le Chef de Maison, Monseigneur le duc de Calabre, de jure « Sa Majesté le Roi Pierre Ier du Royaume des Deux-Siciles et de Jérusalem », en tant qu’aîné farnésien (primogenito legittimo farnesiano) des descendants de Charles III d’Espagne, fils d’Elisabeth Farnèse, dernière des Farnèse, seconde épouse de Philippe V d’Espagne (Philippe de Bourbon, duc d’Anjou, petit-fils de Louis XIV).

Entre autres récipiendaires, nous nous réjouissons de pouvoir annoncer que seront promus le comte Thierry de Beaumont-Beynac, Président de l’ordre souverain de Malte en France, le baron Hervé Pinoteau, Chancelier et Monsieur Jean-Christian Pinot, Président du Centre d’Etudes Historiques du Mans.

Je vous avais parlé, le 7 octobre 2015, lors de la mort de Son Altesse Royale Monseigneur Charles de Bourbon-Siciles (1938-2015), feu le père de l’actuel duc de Calabre, d’un accord signé le 25 janvier 2014 visant au rapprochement des deux têtes des deux branches de l’ordre constantinien de Saint Georges coexistant actuellement. La branche cadette, dont le chef est Son Altesse Royale Monseigneur Charles de Bourbon-Siciles (1963), duc de Castro, revendiquant indûment, comme je vous l’avais expliqué, avec la Couronne du Royaume des Deux-Siciles, la Grande-Maîtrise de l’ordre au chef de la branche aînée légitime. Seulement, de nouvelles initiatives malheureuses de Monseigneur le duc de Castro pourraient remettre en question cet effort de rapprochement de l’aîné vers son cadet…

Nous apprenons en effet que Monseigneur le duc de Castro, cadet de Maison, vient de modifier, de son propre chef, l’ordre de primogéniture masculine dérivée de la Loi Salique des Capétiens et instituée comme règle de Succession au Trône du Royaume des Deux-Siciles et de Jérusalem par la Pragmatique Sanction de Charles III d’Espagne en 1759 , lorsque son fils, Ferdinand, devint le premier Roi du Royaume des Deux-Siciles et de Jérusalem sous le nom, d’abord, de Ferdinand IV pour la Sicile péninsulaire (Naples) et de Ferdinand III pour la Sicile insulaire, puis sous celui de Ferdinand Ier des Deux-Siciles après l’épisode du prince Murat en 1816, pour une règle de primogéniture simple. C'est-à-dire que dorénavant, l’aîné, qu’il soit garçon ou fille serait automatiquement le successeur au Trône… Cette modification est, en l’espèce, opérée au profit de sa fille aînée, Son Altesse Royale la princesse Marie-Caroline de Bourbon-Siciles (2003).

L’aberration de cette décision est avérée à plusieurs titres :

La Loi successorale au Trône du Royaume des Deux-Siciles et de Jérusalem, procédant des Lois Fondamentales qui régissent la succession au Trône au sein de la dynastie capétienne, s’applique aux membres dynastes de la famille de Bourbon-Siciles avec la même force que les Lois Fondamentales du Royaume de France s’appliquent aux membres dynastes du Royaume de France (dont font d’ailleurs partie les Bourbon-Siciles…vous pressentez déjà les complications que posent la décision absurde du duc de Castro…) ! Dès lors, la Couronne du Royaume des Deux-Siciles est aussi indisponible que la Couronne française et le Roi des Deux-Siciles est dans la même incapacité de modifier les lois successorales ou de choisir son successeur.

Or, cette première incapacité frappant le successeur légitime au Trône des Deux-Siciles qui ne peut être, comme en France pour le Trône de France, que le Chef de Maison, Chef de la branche aînée, frappe d’autant plus le Chef de la branche cadette qu’il n’est pas légitime à la succession tant que l’Aînesse ne lui est pas revenue par la disparition de la branche aînée ! Ainsi, Monseigneur le duc de Castro agit, alors qu’il est cadet, comme il serait dans l’incapacité de le faire s’il était aîné !!! Jugez de l’absurdité de la démarche…

Enfin, une telle décision, bien que déjà rendue nulle et non avenue par la double incapacité précédente (indisponibilité et illégitimité), pourrait, dans l’absurdité générale, avoir un sens quelconque si le Royaume des Deux-Siciles et de Jérusalem existait encore… Comme il est concevable que Sa Majesté le Roi Michel Ier de Roumanie, bien que non régnant, modifie la loi successorale au Trône de Roumanie au profit de sa fille aînée la princesse Marguerite de Roumanie, et que cette modification puisse être entérinée par les autorités politiques de l’état actuel de Roumanie puisque cet état existe toujours. Mais, le Royaume des Deux-Siciles n’existe plus, ayant disparu en 1860-61, lorsque fut déposé François II de Bourbon-Siciles par l’armée de la Maison de Savoie qui annexait le Royaume des Deux-Siciles au nouveau Royaume d’Italie, devenu depuis la république italienne.

Son Altesse Royale Pierre de Bourbon-Siciles, duc de Calabre, selon les lois successorales en vigueur dans la Maison des Deux-Siciles, Chef de la Maison royale du Royaume des Deux-Siciles et de Jérusalem, de jure le Roi actuel de ce Royaume disparu, ayant heureusement quatre fils, Leurs Altesses Royales les princes Jacques (1993), duc de Noto, Jean (2003), Paul (2004) et Pierre (2007), les décisions fantaisistes du duc de Castro resteront sans doute lettres mortes, mais imaginez quel serait l’imbroglio juridique dans le cas où l’Aînesse des Bourbon-Siciles reviendrait à ce dernier ? Je ne parle même pas de l’hypothèse, heureusement virtuelle, où cette branche recevrait l’Aînesse des Capétiens…

Décidément, certains cadets sont par trop oublieux ou inconscients des devoirs qu’ils reçoivent avec leur insigne appartenance au Sang de France !

Franz de Burgos

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