21.01.2016 : Commémoration place Louis XV et Messe en mémoire de la mort du Roi Louis XVI en la Basilique Royale de Saint-Denys

J’étais, ce 21 janvier 2016, un peu avant 10h00, au pied de la statue de la ville de Rouen, sur la place Louis XV (place de la Concorde), en face du Crillon, pour participer à la commémoration de la mort de Sa Majesté le Roi Louis XVI, à l’emplacement même où le Roi fut décapité par une volonté démoniaque d’assujettir définitivement la France au nouveau régime républicain en commettant l’ultime blasphème : la mise à mort, comme un criminel, du plus prestigieux Roi de l’univers, puisqu’investi de l’ondoiement du Sacre le marquant, à neuf reprises, de l’huile sainte entre toute puisque provenant du Ciel, de la Sainte Ampoule du baptême de Clovis.

Nous étions environ deux cents monarchistes venus nous recueillir à la mémoire de ce Roi martyr, entendre le discours de Monsieur Pierre Jeanthon (qui a été publié sur Vexilla Galliae le jour même) et entonner de beaux chants royalistes avec le cœur de Montjoie-Saint-Denys. Sur ces deux-cents personnes, la présence d’une vingtaine de jeunes de moins de trente ans, venus en cette matinée glaciale mais sans pluie et ensoleillée, en pleine semaine, honorer la mémoire de Louis XVI, me fit un immense plaisir et me conforta dans la conviction que le lent retour du Roi est en marche ! Le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme fit une très courte apparition qui ne dura pas plus de dix minutes.

Il était alors 11h00 et je me rendis vers la basilique royale de Saint-Denys où était célébrée une messe en mémoire du 223ème anniversaire de la mort du Roi Louis XVI. J’y arrivai à midi très exactement alors que la procession d’entrée des prêtres vers le Chœur commençait. Je me  plaçai rapidement, parmi les quatre ou cinq-cents personnes présentes qui se signèrent toutes au passage de la Croix, et me recueillis pour me préparer à la célébration.

Au premier rang, étaient placés, par ordre protocolaire, SAR le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme, SAR le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, le prince Charles-Emmanuel de Bauffremont et Monsieur Laurent de la Rosière. Le saint office de la messe commence, le collège clérical récite les prières au bas de l’Autel et s’installe dans le Chœur. Après le temps de la Pénitence, le temps de la Parole commence. Un diacre vient à l’ambon dire un mot d’introduction à l’homélie du père Augustin Pic, qui adresse à l’assemblée, au préalable, un très bref communiqué de Sa Majesté Louis XX.

En effet, Sa Majesté Louis XX avait pensé venir, en ce jour si symbolique, se joindre à l’assemblée présente à Saint-Denys. Empêché par d’autres obligations, il demanda, par l’intermédiaire de son Secrétariat particulier, au père Pic, son chapelain personnel depuis le retour à Dieu du père Christian-Philippe Chanut, de lire à l’assemblée le communiqué suivant, que je vous livre mot pour mot :

« Monseigneur le duc d’Anjou, Chef de la Maison de Bourbon, successeur légitime des Rois de France, s’associe à la prière des membres de sa famille, du Président et des membres du Comité du Mémorial de France à Saint-Denys comme de tous ceux qui sont venus assister à cette messe célébrée à la Mémoire du Roi Louis XVI en ce jour anniversaire de sa mort. Puisse le Roi-Martyr intercéder pour la France ! »

L’assemblée reçoit l’expression d’union de prière que Sa Majesté le Roi a voulu lui témoigner, avec reconnaissance et le père Pic s’apprête à entamer sa brillante homélie quand…

… au mépris de toute décence, alors que le Saint office de la Messe est commencé, devant tout le collège clérical stupéfait et devant le père Pic qui, surpris, doit s’interrompre, le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme surgit de sa chaise comme le diable d’un bénitier et vocifère : « C’est inadmissible ! Je m’en vais ! C’est un scandale ! », puis ose partir par l’allée centrale, tournant le dos au Saint Sanctuaire alors qu’un office divin est en cours, duquel il devait attendre la Très Sainte Communion…

Je ne cesse de vous dire que la qualité de Roi bien comprise est celle de Premier Serviteur de son peuple, alors que dire de la qualité d’un prince cadet !!! Quand vous recevez la grâce de naître prince du Sang de France, qualité universelle de tous les princes dynastes capétiens, vous recevez l’insigne sacerdoce (car l’Homme est une créature…) d’être un vivant modèle des commandements chrétiens reçus de Notre Seigneur Jésus Christ ! Le premier de ces commandements n’est-il pas d’aimer et d’honorer Dieu Notre Père de toute notre âme, de tout notre cœur, de toutes nos forces ? Et ce premier commandement ne réclame-t-il pas un respect absolu de la Sainte Messe toutes les fois que nous y assistons ?

Le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme a oublié qu’en mettant le pied dans la basilique royale de Saint-Denys, il n’était plus Altesse Royale, mais Enfant de Dieu comme les plus petits d’entre nous… Cet état est infiniment plus éminent que celui de prince ou même de Roi ! Car il nous fait participer de l’Amour infini de Dieu-Notre Père ! Aveuglé, une fois encore, par cet orgueil ou cette haine pareillement inexplicables à l’encontre de son aîné dynastique et Chef de Maison, Sa Majesté le Roi de France Louis XX (auquel il reproche, en somme, d’avoir le simple tort d’exister !), et qui lui ont déjà tant nuis, je crains que le prince Sixte-Henri se soit oublié, cette fois-ci, jusqu’à se rendre coupable de ce qui s’approche fort d’un BLASPHEME et que je préfère, pour ma part, cantonner à un scandale !  L’orgueil est vraiment un péché mortel…

Ce scandale cessant par son départ, le père Pic put reprendre son Homélie, qui fut brillante, comme à son habitude, et que vous pourrez apprécier dans un prochain article. La célébration de la messe se poursuivit, culmina par la Très Sainte Communion et se termina par la lecture, toujours très émouvante, du Testament de Sa Majesté Louis XVI !

Enfin, comme chaque année, chacun put descendre à la Crypte des Bourbon afin de bénir les tombeaux du Roi et de la Reine Martyrs et saluer le cœur de l’Enfant-Martyr du Temple : Sa Majesté le Roi Louis XVII !

Ainsi s’acheva cette journée où, rassemblés par une fidélité au principe éternel du « Roi de France par la Grâce de Dieu » autour de la mémoire de notre Roi-Martyr Louis XVI, nous reçûmes, au surplus, une leçon théologique sur les désordres qu’engendre l’ambition…

Pour Dieu ! Pour la France éternelle ! Vive le Roi de France ! Vive Louis XX !

Franz de Burgos

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