16.10.2015 : Inauguration de la plaque en mémoire de la captivité de la Famille Royale dans la Tour du Temple

Nous étions une cinquantaine à nous retrouver ce soir, à 19h00, au 3 de la rue Eugène Spuller, devant la façade de la Mairie du IIIème arrondissement, sur laquelle était refixée une plaque commémorative de la détention de la Famille Royale dans la Tour du Temple qui s’élevait à cet emplacement jusqu’en 1810.

A mon arrivée, j’eu le plaisir de constater que la Mairie républicaine du IIIème arrondissement avait eu l’amabilité de fermer la rue à la circulation par deux barrières à chaque extrémité, afin d’en faciliter l’inauguration. Elle n’avait pas prévu qu’une vingtaine d’enfants du quartier profiterait de cet espace dégagé pour y improviser un terrain de football… D’abord très bruyants alors que nous installions les chaises et la sonorisation gracieusement prêtées par des agents de la Mairie, ils se dispersèrent bientôt après le début de la cérémonie, qui se déroula dans les meilleurs conditions, le froid saisissant excepté… Je saluai les membres du conseil de l’Institut de la Maison de Bourbon, Madame Dominique Sabourdin-Perrin, historienne, auteur de l’ouvrage passionnant « Les Oubliés du Temple » et, pour une très grande part, à l’origine de la réinstallation de cette plaque, le père Snoëk, curé de l’église voisine de Sainte Elisabeth de Hongrie et j’aperçus le comte de Beaumont-Beynac, Président de l’Ordre souverain de Malte en France.

Deux porte-flambeaux encadraient la plaque de cuivre protégée d’une plaque de plexi-glace et le prince Charles-Emmanuel de Bauffremont, président de l’Institut de la Maison de Bourbon entama la cérémonie par un très beau discours d’introduction. Puis, plusieurs voix relatèrent les différents épisodes de la détention des membres de la Famille Royale : Louis XVI, Marie-Antoinette, la princesse Marie-Thérèse de France, le Dauphin Louis, bientôt Louis XVII et la princesse Elisabeth de France, sœur du Roi. Ces relations étaient entrecoupées de passages chantés par la belle voix de soprane d’une jeune chanteuse. Le père   Snoëk récita quelques prières, chanta le Kyrie et récita le Notre Père avec l’assemblée.

J’en viens maintenant à la partie épineuse de cette si belle inauguration. Quelle ne fut pas ma surprise de voir, parmi les personnes mises à l’honneur devant l’auditoire, se présenter Son Altesse Royale la princesse Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, la sulfureuse « princesse Rouge » comme elle se nomme elle-même, au parcours révolutionnaire-communiste-anarchiste bien connu… Princesse « Rouge » à laquelle l’on demanda, tenez-vous bien, de lire les lettres de la Reine et des princesses Marie-Thérèse et Elisabeth !

Pouvait-on mieux offenser la mémoire de notre pauvre Reine Marie-Antoinette et de nos princesses captives et martyres de la révolution qu’en faisant lire leurs lettres de désespoir ou d’adieu par une princesse, leur lointaine cousine, qui s’est adonnée toute sa vie passionnément à l’esprit révolutionnaire ?

A suivre…

Pour Dieu, la France et son Roi Louis XX !

Franz de Burgos

Commentaires  

#6 Marshall 24-10-2015 16:03
Ça n'aura pas duré longtemps, à peine inaugurée et déjà salie... Là je suis devant la plaque et des crétins ont collé un autocollant dessus, mais qu'une honnête personne a arraché en partie. Il faudra revenir avec de l'acétone pour détacher le reste.
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#5 Vventrachoux 21-10-2015 21:33
Votre article m'inspire deux réflexions, qui n'en font peut'être qu'une seule en réalité :
En Vendée, lorsque nous honorons un ancien combattant même le plus modeste des paysans, il n'est pas rare que nous soyons plus d'une centaine pour le dévoilement de la plaque et la Messe, aussi je trouve surprenant qu'à Paris, il ne se trouve pas plus de 50 personnes pour une plaque en souvenir de nos deux rois martyrs et de leur famille !
Enfin, je ne sais pas qui a rédigé les inscriptions sur cette plaque, mais j'ai l'impression qu'il ne s'agit pas d'un royaliste, car sinon il aurait été inscrit : "Ici s'élevait le donjon où Sa Majesté Louis XVI etc...." , j'en viens à me demander si la raison de l'apposition de cette plaque n'est pas uniquement à but publicitaire (pour les touristes) plutôt que commémoratif !

Vive le Roi !
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#4 Sigismond 21-10-2015 18:21
La princesse María Teresa a surtout soutenu son père dans ses prétentions espagnoles, alors que l'héritier carliste légitime était Alphonse XIII, puis le duc d'Anjou et de Ségovie. Celui-ci (grand-père de Louis XX) reçut d'ailleurs le soutien de la princesse Alice (1876-1975), dernière sœur du duc d'Anjou et de Madrid (1870-1931). Le regretté Patrick Esclafer de La Rode (1944-2015) avait précisé que le duc de Ségovie "avait un immense respect pour les princesses carlistes, qui le reconnurent comme roi de France et d’Espagne". Le Prince avait pris en 1964 le titre de duc de Madrid, et il était le XXIIIe grand-maître de l'ordre de la Toison d'or.
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#3 Jean-Yves Pons 20-10-2015 19:17
Je crains que notre ami Franz de Burgos ne fasse preuve d'anachronisme dans son commentaire visant la princesse Maria-Teresa (ainsi qu'elle tient beaucoup à se faire prénommer).
D'abord parce que les années carlistes de la princesses (comme de son frère Charles-Hugues -feu duc de Parme- et de ses deux soeurs, Cécile et Marie-des-Neige s), baignant dans le respect des "fueros" et militant pour l'auto-gestion, sont désormais bien lointaines.
Ensuite, parce que ces notions qui pourraient laisser croire, comme il le dit, qu'elle "s'est adonnée toute sa vie passionnément à l'esprit révolutionnaire " n'ont rien à voir avec les monstruosités qui conduisirent à la mort de ses lointains cousins et que d'ailleurs la princesse récuse formellement. Elles se rattachent davantage à la pensée sociale du comte de Chambord, telle qu'il l'exprima dans sa lettre aux ouvriers de France et, bien sûr, à la doctrine sociale de l'Eglise.
Je peux en témoigner pour avoir pu discuter souvent et longuement de cet aspect de leur pensée avec feu le duc de Parme et ses trois soeurs.
En revanche, je n'ai jamais compris leur hostilité violente et non démentie au général Franco et à la politique qu'il mit en oeuvre à partir de 1939 pour sortir l'Espagne du chaos. Cet aveuglement reste pour moi un mystère jusque et y compris au fait que l'Espagne doit au général Franco le rétablissement de la monarchie. Mais peut-être est-ce à cause de cela et du choix qu'il fit de son successeur !
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#2 PELLIER Dominique 20-10-2015 08:02
Nous traitons la maison d'Orleans de fratricide, mais il existerait m^me des traittres au sein de la maison royale !!!!
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#1 petit de mange 20-10-2015 07:18
merci pour votre excellent article qui me touche profondément

trés cordialement m petit de mange / m robles
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