Journée Vendéennes du 20 juin 2015. 20 juin 1815 Combat de Rocheservière

Bernard Dabreteau, maire de Rocheservière, Dominique Lambert de la Douasnerie, Président de l'Association Vendée Militaire, Le Comte Raoul du Réau de la Gaignonnière, et le Vicomte Arnaud de Cambourg seront heureux de vous accueillir à l'occasion de la journée vendéenne à Rocheservière le 20 juin 2015, au cours de laquelle deux plaques commémoratives seront inaugurées.

Un bicentenaire de la Bataille de Rocheservière en l'honneur du Général Comte de Suzannel, commandant l'armée vendéenne du Bas-Poitu, blessé mortellement à Rocheservière et décédé le lendemain, à la Haute-Rivière, et en l'honneur également de quatre autres officiers vendéens tombés lors de cette bataille : Zacharie du Réau de la Gaignonnière, Augustin de CambourgAbel-Michel Poirier du Lavouër et Pierre-Jacques Devillers. En collaboration avec la mairie de Rocheservière, avec la participation de Marieke Aucante, grand reporter à France Télévision, auteur de " Moi Augustin, Prêtre martyr de la Révolution française ", roman consacré aux Pontons de Rochefort (Salvator, Editeur), et de la troupe costumée Les coeurs de Chouan. En présence des princesses Gilone de Caraman-Chimay et Marie-Thérése de Polignac.

Le vicomte Arnaud de Cambourg témoigne en exclusivité pour Vexilla : " Le 20 juin, nous allons commémorer une date très importante dans notre famille : Tout commence au début de la Révolution, Jean Barthélémy, ancien capitaine du régiment de Bourgogne vit au château des Marais à Faveraye en Anjou. En tant qu'ancien officier, il ne peut rester insensible aux circonstances de l'époque. Il prend part à la virée de Galerne et fut tué le 25 décembre 1793 à la Bataille de Savenay.

Pendant ce temps, le château était brûlé par les républicains et les biens familiaux confisqués. Son père Barthélemy, ancien officier de l'armée des Princes, reprend les armes en 1815 comme colonel et commande l'armée de Cholet. Ses deux fils sont présents sous ses ordres, Augustin qui a maintenant 25 ans et qui avant ce combat est gendarme rouge auprès de Louis XVIII et son frère Adolphe qui a 15 ans ".

"  Le 20 juin, Augustin, comme chef de division et ses hommes défendent la droite du pont de Rocheservière. Quelques soldats du général Lamarque contournent et les prennent à revers. Ils combattent jusqu'au dernier d'entre eux. Augustin est blessé et achevé sur place. Il laissera alors deux enfants Louis-Antoine qui a 11 mois (mon aïeul) et une fille Emilie de Cambourg, née posthume en Janvier 1816. Voilà pourquoi en résumé, ce bicentenaire du courage et de l'honneur a du sens pour moi et ma famille ".

Et d'ajouter : " La Vendée Militaire perpétue la mémoire de notre région et ses souffrances oubliées. Son président M. Lambert, par sa connaissance de l'histoire de la Région et par son dynamisme, sait réunir des habitants concernés et sensibles. Vous pouvez rencontrer, lors des journées de la Vendée Militaire, des personnes de classe sociale très diverses, mais toutes concernées ".

Et puis, la journée du 20 juin s'annonce également très intéressante : De nombreux descendants de  soldats vendéens de 1815 y participeront. Notamment des descendants du général d'Autichamp qui commandait l'armée d'Anjou en 1815. Dominique Lambert de la Douasnerie, président de l'association Vendée Militaire, raconte : " Et puis l'Histoire de la guerre de Vendée appartient à l'Histoire de l'Humanité. C'est un fait, nous voudrions en savoir toujours davantage et nous cherchons à recueillir in extremis aujourd'hui les témoignages qui la concernent. C'est pourquoi nous les cherchons avec persévérance, attention, et nous les cherchons surtout dans les métairies, les hameaux, les bourgs, là où l'Histoire est née, mais là aussi où elle n'est pas écrite, là où cependant des gens se sont transmis une tradition, qu'un indice, un signe, parfois confirme, une trace de balle sur un mur, une tache d'incendie sur une poutre ".

L'histoire est faite aussi de cela, et l'origine de ces Veillées Vendéennes ont été créées en 1976 par l'association Vendée Militaire, présidée par Dominique Lambert, animée généralement par Jean Brochard, président du bureau des recherches archéologiques du Choletais, et Régis Peltier, enseignant à Angers : " Le but que nous visions était de suppléer l'absence de documents écrits ou leur insuffisance, leur inexactitude parfois. Mais surtout de recueillir des témoignages sur des faits et gestes qui ne laissent généralement pas de trace, ceux de la vie quotidienne. Par exemple, ceux qui se rapportent aux métiers. Nous constituons ce que nous appelons des archives orales, et même si les témoignages sont transcrits, ils conservent leur forme orale ".

" Vous le savez, les mémorialistes, de tout temps, ont laissé leur témoignage, à propos de faits dont ils avaient été les acteurs ou les témoins : beaucoup de soldats de l'Armée catholique et Royale ont écrit leur mémoire. Les témoignages que nous recueillons aux Veillées Vendéennes différent cependant profondément du témoignage des mémorialistes..." conclut Dominique Lambert de la Douasnerie. 

On peut ainsi résumer les buts de l'association Vendée Militaire : 

Sauver de l'oubli et de l'indifférence le souvenir des Guerres de Vendée et de la Chouannerie :

Sauvegarder le patrimoine spirituel, écrit, architectural des guerres de l'Ouest.

Organiser des cérémonies commémoratives aux sites, aux champs de bataille et aux lieux de la mémoire de la Vendée Militaire et de la Chouannerie.

Organiser des Veillées Vendéennes (déjà près de 200 à ce jour) et des promenades découvertes dans les localités des pays Vendéens et Chouans.

Egalement des voyages en France, voire à l'étranger autour de la famille royale en exil.

Eric Muth

Programme de la journée sur demande :

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / Tél : 02 41 39 25 36

Pour en savoir plus : http://vendeemilitaire.blogspot.fr/

Commentaires  

#3 xavier Paquereau 26-05-2015 20:52
Une petite pensée pour un membre de ma famille... Jean Subileau, menuisier à Roussay (Maine et Loire), très grièvement blessé à Rocheservière le 20 juin 1815. Il dira simplement : "J'ai reçu treize blessures différentes sur mon corps".
Brillant fait d'armes - "Jean Subileau avait été entouré par une troupe de Bonapartistes lors de la défense du pont de Rocheservière. Au lieu de se rendre, il continue à se battre. les Bonapartistes lui crient : "Tu es un brave, rends toi, on ne te fera pas de mal". Subileau épuisé de fatigue se rend, mais les bleus le voyant désarmé se jettent sur lui et le percent de coups de baïonnettes et de coups de sabre. Il est sauvé par un officier républicain qui le fait conduire dans une maison où gisent deux bonapartiste. Subileau va chercher à boire pour ses ennemis malgré ses très graves blessures et s'écroule près de son lit. Il reste toute la nuit baignant dans son sang sans qu'aucune personne ne vienne à son secours. Le lendemain, une femme voyant du sang couler sous la porte, pénètre dans la maison et le soigne.
Il guérit. Son chapeau était troué de balles, il le garda comme une relique et l'accrocha au mur de sa chambre pour lui "donner les invalides disait-il".
Il fait une demande de pension au Roi le 11 mars 1825. Ne pouvant plus travailler, il était indigent avec six enfants........ Le descriptif de ses blessures est joint à sa demande pension (Archives Départementales du Maine et Loire).
Cela aurait bien mérité la Croix de Saint Louis, non ? On préféra la décerner au chef des colonnes infernales Turreau.
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#2 Ivannick 26-05-2015 19:31
MERCI POUR CETTE RÉSISTANCE face au travail de sape voulu par des ennemis de "l’intérieur", cette 5è colonne qui se dissimule jusque dans les rouages de l’État et ouvre les portes du royaume aux hordes de barbares venus de loin.
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#1 PELLIER Dominique 26-05-2015 08:17
Honneur à ceux qui se battirent pour le Roy et pour al France, contre la république honnie, haïe, dissident, criminelle et qui continue son ravage ! VIVE LE ROY, VIVE LA FRANCE ET VIVE DIEU
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