Le président est mort. Vive le Roi !

Ce week-end, sur Paris-Première, j’ai vu Zemmour et Nauleau, Jean-Marie Le Guan et Thomas Legrand auteur de « Arrêtons d’élire les Présidents » évoquer l’impuissance à gouverner de l’actuel Président de la République. J’ai vu des magazines titrer sur sa nullité, d’autres être très irrévérencieux. J’ai vu, le même jour, comme un appel, un reportage de la presse espagnole sur une charmante famille, un Prince, sa jeune et élégante épouse et leurs bambins dont deux jumeaux à croquer. Et je me suis tout naturellement dit que l’Élysée devrait être leur résidence principale puisque ce Prince n’est qu’autre que Louis de Bourbon, duc d’Anjou, descendant direct de Louis XIV qui avait mis, en 1700, son petit-fils Philippe sur le trône d’Espagne.

Un Roi de France au XXIème siècle pour rattraper les erreurs passées de cinq Républiques dont trois guerres. Folle pensée ? Et pourtant, il suffirait d’un Président courageux pour rendre à la France, via un référendum, une raison de croire en elle-même.

L’Europe actuelle compte douze monarchies qui, exceptée celle d’Espagne, sont toutes en meilleure forme que notre pauvre République. Sans un Roi, il y a longtemps que la Belgique aurait explosé. Que la Grande-Bretagne serait divisée en petits royaumes. Car le Roi, c’est le ciment d’un peuple. Son incarnation. Un lieu indestructible entre la France et les Français. Un homme qui représente non pas un parti mais un peuple dans son entité, dans son identité, un peuple issu du plus profond de son Histoire comme de la plus récente acquisition de la nationalité, un peuple de toutes origines, de toutes races, de toutes religions. Le Roi, c’est le rassembleur, et non pas le diviseur élu par à peine la moitié d’électeurs souvent démotivés.

La République coûte cher. Le train de vie de l’Élysée est très largement supérieur à celui de la Cour de Versailles. Élire un Président tous les cinq ans engloutit des fortunes avec un résultat dont on voit depuis 20 ans où il nous mène. Un Président de la République n’est pas éduqué pour représenter la France. Un Roi héréditaire si : il est éduqué dès son plus jeune âge à gouverner un pays et à en faire respecter ses valeurs, avec l’aide d’un vrai Premier ministre qui dirige un Gouvernement sous la coupe d’un Parlement. Le roi d’une monarchie parlementaire, comme nous aimerions la voir à nouveau, n’interviendrait qu’en cas de manquement grave aux valeurs fondamentales. Cas où il ferait appel par voie référendaire au vote des Français. Et puis, un Roi, c’est l’image d’un pays, autrement plus prestigieux qu’un homme étriqué dans un costume trop grand, sans allure, sans distinction, sans éducation, sans réel savoir-vivre.

Depuis l’an 751, ils sont 52 Rois à avoir dirigé le beau Royaume de France. Quel pourrait être le 53ème ? Un Orléans ? Un Bourbon ? Mon choix est fait, je suis pour la Légitimité incarnée par le jeune Louis le 20ème du nom, heureux père de ces enfants qui formeraient la plus belle famille princière d’Europe ! Il est né en Espagne mais de nationalité française, comme Manuel Valls. Il a un bel accent madrilène mais maîtrise parfaitement notre langue, l’Histoire, la diplomatie, l’économie puisqu’il est banquier, et un avantage non négligeable, il est cousin avec toutes les têtes couronnées d’Europe. Il a de l’allure, un beau sourire, une culture sans faille, une famille pour laquelle il est très attentif. Il a traversé dans sa vie de multiples épreuves : le divorce de ses parents, la mort à l’âge de 11 ans de son frère aîné François, dans un accident de voiture, dont son père et lui même ont échappé non sans de multiples blessures, puis la tragique et brutale disparition de son père, le Prince Alphonse, décapité par un câble sur une piste de ski dans le Colorado, 204 ans après que son ancêtre Louis XVI ait été guillotiné.

Alors, oui, après la malmenée présidence de Jacques Chirac, la malaimée présidence de Nicolas Sarkozy et la détestable présidence de François Hollande et leurs multiples échecs, plutôt que de s’aventurer dans l’inconnu d’un septième président ou présidente de la Vème République, il ne serait pas inconvenant d’envisager le retour d’un roi qui redonnerait à la France une raison d’espérer.

Le Président est mort. Vive le Roi !

Floris de Bonneville

Article initialement publié le 6 décembre 2014

Source : Boulevard Voltaire

Commentaires  

#19 Benoît Legendre 21-08-2015 16:34
@ Vavin de Fontenaille :
Je vous retourne le compliment : c'est vous qui ne comprenez rien à l'Histoire et à ses leçons ! Tous les pays qui ont mis fin, souvent d'une façon violente, à l'union de leur nation avec la dynastie légitime qui en occupait le trône ont connu les pires tourments ; aujourd'hui encore, bien des nations obligés de subir une république végètent dans la médiocrité, c'est le cas de la France depuis 1789...
Sous nos rois, l'autorité (indispensable dans une société) était au sommet : le roi ! et les libertés se trouvaient à la base : les provinces et les paroisses !
La démocratie participative, oui, mais l'anarchie, c'est non ! Si vous connaissiez mieux les français, vous devriez comprendre qu'ils ne peuvent pas se passer (chef, parti, syndicat, administration, commune etc...) d'une autorité ! Même si c'est pour la critiquer ensuite, bon sang gaulois individualiste ne saurait mentir...
Je persiste et signe : vive le roi !
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#18 Sigismond 19-08-2015 13:07
@ PELLIER Dominique : "le souci de la succession par, la primogéniture n'en est pas un", que voulez-vous dire ? Si vous entendez par là que le duc d'Anjou a deux fils, que les branches de Séville et de Santa Elena sont pourvues en héritiers mâles et que la branche intermédiaire n'a que des filles, je vous rejoins. Si en revanche vous voulez dire que la primogéniture n'est pas votre priorité, et que n'importe quel Capétien ferait l'affaire, même un descendant du SECOND fils de Louis XIII, là je ne vous suis pas du tout : faute de légitimité des Lys (Louis XX), je préfère encore la légitimité des urnes (Hollande ou Sarkozy) que PAS de légitimité DU TOUT (Bonaparte, Orléans, ou Bourbon cadet). Ce ne serait pas la France des lys, de Reims, de Versailles, ce serait pire que la République, ce serait l'Usurpation (et notre pays serait la risée et la lie du monde, comme en 1804-1814, 1815-1815, 1830-1848, 1852-1870), et nous aurions un devoir de Résistance. Il ne manque pas à la France UN roi, il lui manque LE roi. Vive Louis XX !
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#17 hathoriti 18-08-2015 11:19
Ne nous prenons pas pour Dieu! Le Roi sera celui que Dieu désignera et ramènera en France. Le Roi EST français!! Sera-ce Louis XX ? Ou le descendant direct du Roi Martyr ? "A la fin des temps, montera sur le trône de France le descendant du Lys à la tête coupée"! Ne décidons pas nous-mêmes nous pourrions nous tromper !
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#16 PELLIER Dominique 17-08-2015 08:16
Encore une fois, le souci de la succession par, la primogéniture n'en est pas un. Le souci est d'avoir une roi, rassembleur comme tous, vous le dites, mais pas une potiche derrière une royauté parlementaire. On sait ce que les parlements sont néfastes. Il faut un roi chef d'état, qui GOUVERNE la France, non qui règne seulement dessus, pas un inaugurateur de chrysanthèmes.. .!!!!!
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#15 Amaury Brugirard 16-08-2015 19:26
Espérons que Dieu vous entende et qu'il nous ramène au plus vite un Roi! Le président est mort, vive le Roi!
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#14 Piquemal-Coste 16-08-2015 14:31
Article très intéressant et réalisable. L'Europe actuelle compte 12 monarchies vous dites. Je m'arrête à 10. Peut-on m'aider à rafraîchir ma mémoire ?

Le Prince Louis est le candidat idéal pour la France.
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#13 Vavin de Fontenaille 16-08-2015 10:23
A tous les royalistes ici present soit vous etes atteint d'alzheimer soit vous n'apprenez rien des erreurs du passe.

Ce n'est pas d'un roi que le peuple de France a besoin.
Le peuple de France ne veut plus d'asservissemen t quelqu'il soit, le peuple de France veut etre libre, devenir des hommes libres et non pas redevenir des gueux !

Le president est mort, mort au roi et vive l'anarchie participative!
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#12 NOEL Hugues 15-08-2015 22:22
J'apprécie le texte de Floris de Bonneville, en particulier le 4ème paragraphe concernant les conditions d'exercice de l'autorité royale dans une démocratie parlementaire. Une remarque sur la santé de la monarchie espagnole: justement, dans les conditions politiques de ce pays, pas encore parfaitement réconcilié, soumis à des ambitions de politiciens dangereux, tel Artur Mas en Catalogne, le Roi montre son savoir-faire tout en respectant les limites étroites de son pouvoir constitutionnel : il écoute ses auditeurs avec respect, il voyage dans toutes les régions autonomes et montre une sagesse, une empathie envers son peuple qui vont assurer, je le souhaite ardemment, la réussite de son pays face aux nombreux défis que souffre l'Espagne....Ma is, me direz-vous, nous ne sommes pas en Espagne! Certes. Les problèmes de la France ne sont pas tous les mêmes que ceux de ce peuple ami, mais sont-ils moins graves? S'il était appelé par un référendum populaire, le Prince n'aurait pas une oeuvre moins délicate à réaliser que celle de son cousin d'Espagne.Il faudrait bien le soutenir. Mais nous n'en sommes pas encore là....Hugues NOEL.
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#11 Chantal de Thoury 15-08-2015 16:20
Des années de réflexion de ceux qui, royalistes sont impliqués en politique, de ceux qui adhérent à la méthodologie de réflexion préconisée par Jean Ou s'est à l'origine du développement de "la cité catholique" dont des associations comme Icthus, Civitas et aussi en partie "Liberté Politique nous ont amenés à poser les conditions pour rétablir un gouvernement vertueux pour la France:
Pour le mode de gouvernement courant (disons hors crise conjoncturelle) il est nécessaire de revenir à la démocratie corporative à l'intérieur des corps sociaux corporatifs auxquels on rajoute le corps social de la famille et le corps social des élus des collectivités locales, chaque français majeur vote pour ses représentants dans ses corps sociaux selon qu'il fait partie de seulement l'un ou de plusieurs. Ce vote est uniquement communal et départemental car la proximité est nécessaire; les élus départementaux sont députés régionaux et députés nationaux en même temps et ont un mandat représentatif de leur corps social dans lequel ils ont été élus et non pas impératif sans responsabilité devant leurs électeurs comme c'est le cas actuellement.

Le référendum d initiative populaire est institué pour protéger le peuple des oligarques et de tyrannie éventuelle.
La tête de la France n'est plus le Président de la République .Elle est réattribuée au Roi par primogéniture mâle. LE Roi est catholique.
Le référendum veto est attribué au Roi pour le protéger lui aussi des oligarchies.
Nota: les deux formes de référendum ont cruellement manqué à Louis XVI pour faire passer ses réformes sociales qui ont servi de matrice à son futur petit neveu pour établir ses propres propositions sociales, réformes nécessaires en parfaites conformités avec la Doctrine sociale de l'Eglise, que les oligarques financiers de la haute bourgeoisie et de la Noblesse acquise au système Law refusaient en les bloquant. Si ces deux garde fous référendaires avaient existé la France aurait très certainement fait l'économie de cette révolution désastreuse doublée de régicide dont nous ne finissons toujours pas de payer les mauvaises conséquences.
Le Roi possède ses pouvoirs régaliens de Justice, de chef des Armées, et de responsabilité de la politique et de la coordination des grands projets nationaux, de la politique étrangère dont il délègue le fonctionnement au Garde des sceaux pour la Justice et au ministre d'Etat nommés directement par lui et qui lui en rendent compte régulièrement, le premier ministre étant issu quand à lui de l, Assemblee Nationale mène la politique habituelle mais fait partie avec les deux premiers du Haut Conseil du Roi dont le garde des sceaux assure la Presidence. Le premier ministre rend compte au Roi .C'est le Roi qui signe ou refuse les décrets. En cas de conflit il peut générer un référendum de même que le peuple peut aussi le faire à tous les échelons territoriaux s'il s'estime lésé au niveau local ou/et national.
Le Roi est garant de l'unité paisible des Français.
En ce qui concerne la Religion, le Roi est catholique cela va de soi car la France ne serait pas la France sans cette obligation au regard de Son Histoire.
Les lois du Décalogue et du proto - commandement doivent reguider le réexamen de de toutes les lois afin de garder uniquement celles qui sont en conformité ou neutres par rapport aux divins préceptes et d'abroger toutes les lois qui sont en désaccord avec Ceux-ci.
Les cérémonies officielles reflètent la religion du Roi.La France reprend la religion catholique comme religion d'état en l'assortissant d'un décret pour les autres religions dans le même esprit que l éditorial de Nantes.
Le Roi est garant de la paix religieuse.
Le Retour de la France à la Royauté n'apportera certes pas la perfection en matière de gouvernement car sur cette terre la perfection n'existe pas mais ce retour sera le signal d'une inversion générale de tous les facteurs qui provoquent la dégénérescence de notre Pays. Le peuple de France pourra revivre petit à petit et même peut être assez vite de façon plus harmonieuse et plus sereine sur son propre sol avec des lois redevenues vertueuses et des responsables politiques plus compétents car élus dans leur propre corps social dont ils connaissent mieux les richesses aussi bien que les faiblesses évitant ainsi leur dispersion intellectuelle vers des dossiers où leurs connaissances sont nettement plus faibles.
A nous tous de poser les jalons de ces propositions royales aux élus actuels des premiers corps sociaux déjà structurellemen t en place: Les chambres de métiers, de commerce et d'industrie, et les assemblées des collectivités locales.Pour l'autre corps social de la famille on peut considérer qu'il est en gestation déjà avancée avec l'association créée ces derniers temps: "La Manif pour tous".
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#10 Glaive & Etendard 15-08-2015 13:41
Magnifique homélie pour le retour du Roy. La Foi et l'Espérance nous guident tous, Royalistes, légitimiste comme Orléanistes pour voir sacrer à Reims, le Roy du peuple de France. Au dela des querelles, et des divisions, soyons unis pour servir ensemble le même dessein, celui du sacre; Toutes ces diatribes portées entre Royalistes ne font que le jeu de nos adversaires qui connaissent nos divisions et en tirent aujourd'hui profit. Oeuvrons chacun de nous au dela de ces clivages pour porter la voie du Sacre. Tournons nos efforts vers ce but ultime, car nos ennemis sont forts et puissants. Le combat ne se fera pas avec les outils de la république , le pouvoir ne se transfèrera pas de la république vers la Monarchie. car la république est par sa nature constitutionnel le, anti monarchique. Elle supprime tous les opposants qui ne sont pas adoubés par le système judéo maconnique. Soyons conscients qu'au delà de cette espoir que nous avons tous de revoir notre Roy assis sur le trone de France, le pouvoir se prendra autrement que par la plume et le verbe.
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