Conclave : Veni Sancte Spiritus

En ce mardi 12 mars de l’an de grâce 2013 (oui, car « tout est grâce ! ») s’ouvre le conclave pour désigner le 266e successeur de Saint Pierre.

Alors, êtes-vous plutôt Scola, Turkson, Scherer ou Ouellet ? Combien pariez-vous sur l’Africain, combien sur celui « conservateur en liturgie et libéral sur les questions de société », combien pour un retour des Italiens ?

Bref, combien pariez-vous sur la prédominance du temporel, du politique, du médiatique, de la mode ?

Mais soyons fous : pourquoi ne pas plutôt parier en bon catholique sur… l’Esprit Saint ! Le pauvre doit être bien triste de se voir ainsi oublié. Sa discrétion qui lui fait honneur nous laisse peut-être un peu trop libre de divaguer… Espérons qu’Il ne soit pas rancunier et qu’Il ne boude pas ce conclave. Mais nous n’en doutons pas, son Amour est trop grand.

Cependant, Il aura beau venir souffler sur la Chapelle Sixtine, encore faut-il que les cardinaux se laissent éclairer. L’enjeu est de taille : la soumission au temporel pourrait nous donner le pape que nous méritons, l’accueil du spirituel pourrait nous offrir le pape dont nous avons besoin…

Veni Sancte Spiritus !

Pierre Ardent

Commentaires  

#1 Dofiar 12-03-2013 21:13
« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (I Corinthiens, 9) Tout est là !
Si cette phrase veut dire semer la Bonne Nouvelle dans l’esprit des non-baptisés, l’entretenir dans celui des baptisés, mais aussi ne pas la transformer, ce qui est un commandements de Dieu, ni la soumettre aux lois du monde. La séparation de l’Église qu’a tant voulue la république, celle-ci ne la conçoit que dans un sens unilatéral afin de se donner le droit de persécuter l’Église quand les commandements de Dieu ne sont plus accord avec elle. En toute logique, cette séparation est réciproque. La république n’a pas à mettre le nez dans les affaires de l’Église ni à lui reprocher les commandements de Dieu qu’elle juge rétrograde, car au bout du compte, la vote des catholiques peut échapper aux grands partis en raison des points non négociables.
Ce que je souhaite, comme beaucoup de gens, c’est un Pape qui tienne tête à la république française, qui ait le courage de canoniser Louis XVI.
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