[Point de vue] Comment ramener le roi de France au pouvoir ?

L’Alliance Royale – fidèle à sa vocation électoraliste – se préoccupe de mesurer périodiquement, au moyen d’un sondage, le nombre de Français favorables au retour du roi : 17% selon un sondage effectué le 30 août dernier. Le même sondage nous apprend que « pour 39 % des Français, l'unité nationale serait renforcée par un souverain ».

Gabriel Privat, dans un article paru sur le site de Vexilla Galliae, constate avec tristesse « un décalage entre la population de sensibilité royaliste, fort importante, et celle réellement engagée pour la cause du roi, quasi inexistante ». Et, parmi les causes de cette situation, il pointe le doigt sur « l'incapacité de nombreux royalistes à sortir de leurs cercles et à s'unir pour proposer des actions politiques crédibles à leurs compatriotes ».

Fréderic de Natal exprime aussi son point de vue sur le même site, et forme le vœu que « l’unité du monarchisme achèverait d’en faire une alternative et une force politique crédible aux maux qui traversent la France aujourd’hui et permettrait aux lys de France de refleurir ».

Voilà de bien tristes constats. Mais comment en sortir ? Certes, Fréderic de Natal a raison quand il souhaite « l’émergence d’un leader charismatique », mais que faire puisque celui-ci n’apparaît pas ?

Sur ce dernier point, la réponse est simple : le leader charismatique émergera des luttes. Encore faut-il que les royalistes y participent. Ceci nous amène aux deux changements incontournables que les royalistes français doivent assumer : le premier ressort de la ligne politique et le second de la compréhension de ce qu’est le combat politique.

Saint Thomas d’Aquin évoque, dans le De Regno, le Bien commun : « Il est donc évident que la fin pour laquelle la Cité bien ordonnée est constituée c’est vivre et agir selon la vertu, et non pas seulement vivre ensemble ». La vertu dont il est question, ce n’est pas seulement la vertu individuelle, mais la vertu en politique. Les royalistes ne doivent pas attendre d’être au pouvoir pour la pratiquer. Pour cela, il suffit de se souvenir que le roi passait son temps à défendre le peuple contre les oligarchies. Traduction dans le monde actuel : à l’instar de ce que faisaient, à leur manière, les Camelots du Roi au début du XXème siècle, les royalistes doivent participer aux luttes que mène le peuple au sein des organisations de défense qu’il se donne : syndicats, associations de parents d’élèves, comités ad hoc, etc.

Quand je défends cette position, on me fait souvent deux objections. La première est que le rôle des royalistes est de s’occuper du combat politique – ce qui, dans l’esprit de ceux qui défendent cette position, est exclusivement le combat des idées – charge aux autres de s’inclure dans les luttes de masse. Ce que ces royalistes oublient, ou méconnaissent, c’est que la politique traverse les organisations de masse. Ainsi, si le courant majoritaire de la CGT, par exemple, est pro-mondialiste, alors les royalistes se privent de combattre cette idéologie sur des terrains qui influencent des millions de Français.

On en vient ainsi à la deuxième objection : « n’entrons surtout pas à la CGT (ou à la CFDT, ou à FO), car ces organisations sont sous l’emprise de l’idéologie républicaine ». Cette objection ne tient pas, pour deux raisons. La première est que, si les royalistes ne sont pas capables de combattre l’idéologie républicaine à l’intérieur de ces syndicats, comment peuvent-ils prétendre diriger un pays ? La deuxième est banale : il est un fait que, malheureusement, 90% des royalistes n’ont aucune expérience du climat qui règne dans une entreprise à forte présence syndicale. Car, dans une telle entreprise, le royaliste qui refuse de se syndiquer est tout de suite catalogué comme « agent du patron », et le vide se fait autour de lui, ce qui le coupe de tout contact et l’isole complètement. Or - ne l’oublions pas – ce sont ces mêmes organisations syndicales qui font descendre dans la rue 50 ou 100 000 personnes, voire davantage.

Une première conclusion est que l’unité des royalistes – de tous les royalistes – peut se faire autour d’objectifs communs permettant d’influencer la stratégie des organisations de masse dans le sens d’un affaiblissement du pouvoir mondialiste. Ceci doit se faire discrètement, sans brandir l’étendard de telle ou telle organisation politique.

Venons-en maintenant à la question de fond : l’unité politique des royalistes est-elle possible ? La réponse est non, parce qu’il n’est pas possible d’unir des organisations mondialistes et des organisations antimondialistes. Exemple concret : aucun accord n’est possible sur l’objectif de la sortie de la France de l’OTAN. Variante : beaucoup de royalistes ne comprennent pas qu’une alliance avec les Etats-Unis et une alliance avec la Russie sont deux positions antagoniques, donc incompatibles. La seule position juste, du point de vue des intérêts de la France, est de rompre avec les Etats-Unis qui cherchent à nous entraîner dans des guerres où nous n’avons rien à faire. Exemple : l’assassinat de Kadhafi perpétré par Nicolas Sarkozy. L’alternative est évidement la construction d’une Europe confédérale dans laquelle est intégrée la Russie.

Mais alors, direz-vous, si une unité politique des royalistes n’est pas possible, Louis XX ne s’installera jamais sur son trône ? Bien sûr que si, mais en résultat d’une autre stratégie. Nous savons que la France est menacée, dans un avenir proche, par un cataclysme dont l’origine peut être de plusieurs natures. Retenons-en deux pour fixer les esprits. Le premier scénario est celui qui nous conduit à la troisième guerre mondiale. Le point de départ pourrait être la décision conjointe de la Russie et de la Chine de créer une nouvelle monnaie pour les échanges internationaux basée sur l’or. Un retour à l’étalon or, en somme. Ceci conduirait à un écroulement du dollar et à une perte, sans retour possible, de l’hégémonie américaine. Une telle perspective est inadmissible par les Etats-Unis, qui déclencheraient aussitôt un conflit armé, lequel conduirait à la guerre mondiale.

Le deuxième scénario est de nature interne à la France, mais pourrait se produire quasi simultanément dans plusieurs pays européens. Une décision politique un peu ferme tendant à stopper l’invasion migratoire pourrait conduire les islamistes à déclencher une insurrection armée, à laquelle ni la police ni l’armée française ne sont capables de s’opposer. Rappelons que, pendant la guerre d’Algérie, les « musulmans modérés » se voyaient obligés, avec un couteau dans le dos, de participer à des opérations terroristes. L’issue est soit une prise de pouvoir par les mahométans, avec instauration de la charia dans tout le pays, soit la guerre civile.

C’est là, dans un cas comme dans l’autre, que l’intervention des royalistes est vitale. Car ils sont les seuls à être porteurs d’un projet de société alternatif. L’unité peut se faire non pas sur une ligne politique commune – je viens d’en démontrer l’impossibilité – mais sur une unité d’action sur un objectif commun. L’heure est en effet venue de créer une sorte de nouveau « conseil national de la résistance », avec pour objectif commun, soit de s’opposer à une participation de la France à une guerre contre la Russie (premier scénario), soit de construire des groupes de combat pour se battre contre la subversion islamique (deuxième scénario).

Georges Tartaret

Commentaires  

#11 NOEL 09-09-2016 22:33
J'ai plusieurs fois proposé que l'idéal royaliste s'inspire officiellement de la DOCTRINE SOCIALE DE L'EGLISE. Cet idéal, incarné dans un "mouvement", ou "parti" ,ne peut être proposé par aucun autre parti. Ce serait cohérent avec la tradition catholique de la dynastie nationale capétienne et avec la vie publique de nos jours. Par ailleurs, méfions-nous d'un "leader charismatique", ou d'un "homme providentiel" Un mouvement de masse peut se créer autour de la Doctrine Sociale de l'Eglise. Et n'exposons pas le Prince en première ligne!
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#10 PELLIER Dominique 07-09-2016 07:58
Je suis assez d'accord avec ce que propose notre ami Audelys. Toutefois, même une assemblée nationale, même seule me fait un peu peur. Nous avons, Français, ce défaut de trop discuter, de trop palabrer de sorte que rien n'avance. Notre roi doit avoir toute l'autorité possible pour brider ces parlementaires : "Je veux que cette loi soit discutée, mais qu'elle soit promulguée par mes soins au plus tôt, au plus prêt de mes désirs". Le roi doit régner, mais aussi gouverner son pays à la tête duquel il est. C'est le chef de l'Etat, le chef.
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#9 Tite 06-09-2016 22:27
Le "programme" d'AudeLys est cohérent sauf en ce qui concerne la suppression des syndicats... Impossible !
A moins d'y substituer le principe des corporations, aboli mais pourtant bien utile et beaucoup plus cohérent.

Le corporatisme de métiers n'est plus compris ni accepté de nos jours. Pourtant, il était la seule possibilité de protéger "l'homme de l'art". Ainsi, nul ne pouvait se prévaloir d'un "titre" sans avoir prouvé sa formation et son savoir-faire. Aujourd'hui, beaucoup de métiers, d'artisans, subissent la concurrence d'amateurs autoproclamés. Beaucoup de compétences sont ainsi tuées. C'est le mythe de "l'égalité" qui nous pourrit et nous détruit.

Par ailleurs, les corporations prenaient soin de tous. Les vieux artisans qui ne pouvaient plus travailler, les malades, les handicapés par accident du travail étaient pris en charge par ces corporations. L'entraide était de mise et ce, parce que la chrétienté, la charité, étaient le support de toute la société.

D'abord et primordialement , doivent être réinstaurées les valeurs chrétiennes... Vaste et difficile programme.
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#8 AudeLys 06-09-2016 17:17
"Comment ramener le Roi au pouvoir ?" Ce n'est pas la première fois que la question se pose sur notre site préféré.
Nous sommes tous d'accord ici pour dire qu'il n'appartient pas à notre Roi de se manifester, de faire de la politique ripouxplicaine, de se présenter à l'élection de quoi que ce soite. Ce n'est pas son travail. Il n'a rien affaire dans ces salades politicardes. Ce travail nous incombe à nous.
Ceci dit, comment faire ?
Primo, nous sommes prisonniers d'une constitution, celle de 5ème république. Il y a donc des règles à respecter sauf si l'on choisi le coup d'Etat.
Segondo, Le retour du Roi doit emporter l'adhésion du plus grand nombre. C'est à dire que la monarchie nouvellement ré-installée ne pourra faire l'économie d'une représentation nationale. Elle devra conserver un caractère démocratique pour que le peuple puisse se faire entendre et s'y "retrouver".
Par contre, le Roi doit avoir un pouvoir "supra-national " fort, il est à la fois un arbitre et un "juge décideur". Il lui faut un pouvoir lui permettant par exemple d'empêcher certaines lois jugées mauvaises, de démettre des "serviteurs" du royaume défaillants entre autre ....
Tercio, Il faut le faire connaître non pas au plus grand nombre, mais à tous les Français : Lui, sa famille, son histoire.
Nous sommes donc obligés d'agir avec les outils à notre disposition. Et le seul moyen d'être lisibles, visibles, est d'en passer par la création d'un parti politique lequel, ayant acquis une importance notable, sera invité dans les merdias (il faudra dire alors médias). A ce moment là, les Français feront connaissance avec leur seul et unique Roi : Louis XX.
Il faut que les Français sachent à quoi s'en tenir.
Le parti "Pour le Retour du Roi" ainsi créé annoncera haut et fort qu'en cas de victoire de leur candidat à l'élection présidentielle celui-ci mettra en place la monarchie retrouvée et notamment la mise en place des nouvelles institutions. A savoir :
- Instauration de la nouvelle constitution (que le Roi modifiera comme il le souhaite, mais il en faut une de prête pour ne pas que les Français aient l'impression de partir à l'aveuglette).
Avec entre autre :
- Armée (et donc Gendarmerie) sous les ordres du Roi qui en est le chef suprême ;
- Justice également placée sous les ordres du Roi afin de la sortir des pattes des politiques. Donc suppression du droit de grève, de syndicat ou association politisée, comme l'Armée ;
- Un Conseil du Royaume pour suivre de près l'activité du gouvernement et faire la liaison avec le Roi.
- Un Gouvernement et un premier ministre (nommé par le Roi) issu de la représentation nationale. Avec bien sûr le pouvoir de révoquer quiconque d'entre eux le mériterait.
- Une Assemblée Nationale qui pourrait, à terme, n'être composée que d'élus issus des corps sociaux du Royaume(famille ; Employés/ouvrie rs (public/privé) ; Professions libérales/chefs d'entreprises, élus aux rémunérations non cumulables). A raison de 1 élu de chaque catégorie par département, élus pour 5 ans renouvelables une fois mais de manière non consécutive. Ils seraient en outre détenteur d'un mandat impératif et non représentatif). En attendant il faudrait faire avec les partis ;
- Sénat purement et simplement supprimé. Il ne sert à rien ;
-Suppression également de tous les comités Théodule de la ripouxblique qui ne servent qu'à gaver les politiques perdants ;
- Décentralisatio n et subsidiarité : La seule vraie décentralisatio n doit être proche du citoyen. Donc je n'en vois qu'une : Etat .... pardon Royaume-Départe ment-Commune. Suppression des ces régions qui n'ont servi qu'a mettre en place des roitelets ou roitelettes budgétivores. Qui plus est, la décentralisatio n au département éviterait ou affaiblirait à tout le moins les velléités d'indépendance de certains.
Bon d'accord ! C'est un peu schématique. Mais cela donne une idée de ce que pourrait être une monarchie moderne, avec un Roi fort que la majorité des Français pourraient suivre.
Enfin, je suis d'accord avec G. Tartaret, les royalistes doivent s'immiscer partout, de "noyauter" institutions, partis, associations, syndicats etc etc pour nous faire connaître, et faire connaître notre Roi. Personnellement et très, très, très modestement, c'est ce que j'essaie de faire.
L'Alliance Royale n'est plus que le reflet d'elle-même mais elle a le mérite d'exister. Sa grosse erreur est de ne pas se positionner sur Louis XX (ni sur quiconque d'ailleurs). Son objectif quand au retour du Roi est donc plus que flou. Mais il y a un hic, je le reconnais bien volontier : qui veut se lancer dans la création du parti "Pour le Retour du Roi" ?


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#7 J.des Pallieres 06-09-2016 08:06
Le handicap principal de la cause Royaliste est effectivement le manque de visibilité. Nous vivons aujourd hui une époque basée sur la communication de masse.
Il va donc falloir que le prince Louis sorte de sa réserve
Et franchisse le rubicon en commençant par un coup de éclat médiatique. ..
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#6 Chantal de Thoury 05-09-2016 19:43
Je rejoins la réponse de Tite, Pour entamer des actions en infiltrant les syndicats, il faut être particulièremen t apte à la controverse et à sans avoir l'air d'y toucher savoir dire la phrase ou le mot qui va faire mouvhe au bon momment sans que cela attire trop l'attention sur soi afin de ne pas être prise comme cible d'anathémisatio n par ceux qui boucle l'information réelle; or rares sont ceux qui peuvent le faire il n'est donc pas question de généraliser cette tactique qui ne doit être choisie par certains qu'après plusieurs retraites dans "les exercices de St Ignace de Loyola" afin d'apprendre parfaitement à faire "faire un discernement des esprits" pour discerner les tentations du démon sous apparence de Bien ces techniques démoniaques ont entrainées des milliers de chrétiens vers les voies peccamineuses hérétiques; donc cet exercice d'infiltration syndicale n'est valable que si on est particulièremen t aguerri spirituellement cela fait partie du "combat spirituel", je ne conseille donc pas de s'y engager sauf pour ceux qui s'y sont réellement préparés spirituellement et politiquement mais d'abord spirituellement ; personnellement je ne m'y risquerais pas au risque de perdre mon âme. or le salut de mon âme passe avant le service du Roi selon le viel adage, "Mon Ame à Dieu, mon corps au Roi "...
Je sais que Georges Tartaret est un passionné, moi même le suis mais déléguée politique responsable de ceux dont j'ai la charge je ne suis pas comme Napoléon qui s'en fichait de perdre des hommes, j'ai le souci en premier de garder ceux dont j'ai la charge dans la voie droite sans mettre en danger leur spiritualité, le Combat pour le Retour du Roi passe aussi par là.
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#5 Tite 05-09-2016 19:41
@ Roques :
Pardon mais, vous êtes dans l'erreur.
Une monarchie constitutionnel le ne vaut rien. Sans vouloir tirer "la couverture à moi" je me permets de vous renvoyer à l'un de mes précédents commentaires :
http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/politique/2133-dix-sept-pour-cent-des-francais-veulent-le-roi

Bien sûr, une monarchie constitutionnel le peut être un début mais ne doit pas être une fin en soi. Bien sûr, c'est mieux que cette république... mieux que rien. Mais, le combat est déjà surhumain. Inutile de s'égarer, de gaspiller de l'énergie et de perdre encore un temps précieux.
La seule chose qui nous sauvera, c'est la monarchie de Droit Divin. Un Roi très chrétien, sacré à Reims, un premier ministre qui gère l'intendance et lui en réfère, quelques conseillers (ou ministres) triés sur le volet et capables (difficile à trouver mais pas impossible), un parlement (oui) où TOUTES LES TENDANCES politiques et de la société civile soient représentées, travaillant pour le Bien Commun, proposant des lois, mais se pliant à la volonté royale et à son jugement.
J'espère que Louis de Bourbon est bien dans cet esprit là...
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#4 Roques 05-09-2016 18:25
Merci Monsieur pour votre article et votre analyse temoignant d une hauteur de vue dont la la France a cruellement besoin. Je souscris completement a votre declaration.Il faudrait qu effectivement que les royalistes de France soient plus visibles et audibles.D autre part Monseigneur le Duc d Anjou , le roi Louis XX devrait créer un parti legitimiste dans lequel se ralieraient tous les royalistes. C est le moment d incarner les valeurs que nous defendons et voulons pour la France . Sortir du regime des partis depuis trop longtemps nefastes au pays. Un roi pour la France c est tout ce qur nous voulons . Proposons a la France la seule alternative credible : une monarchie constitutionnel le qui nous sauveras du chao vers lequel nous allons comme vous l exptimez. Merci Monsieur ...Vive le lys, loin la bête. ..dicton de l ancienne France...Didier ROQUES
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#3 Tite 05-09-2016 14:31
Georges Tartaret, votre analyse est intéressante mais, un peu désespérante. Vous concluez par deux issues seulement possibles : la politique du pire, la gouvernance par le chaos...

Je reprends quelques points à partir du début :

S'impliquer dans la vie politique, dans les syndicats en œuvrant dans le seul but du Bien commun... Bravo.
Monsieur, je suis une élue de cette république. Tous mes actes, actions, toutes mes batailles, sont tendues vers ce but. Or, que croyez-vous que je puisse faire ou dire pour faire avancer la cause ? Dois-je, en permanence, lors des Conseils Municipaux, des Commissions, proclamer haut et fort que je le fais au nom de Dieu, du Roi et pour le Roi ? Combien de temps pensez-vous que je pourrai continuer à œuvrer ?
Et même si cela m'était possible, pour quels résultats ? Les Français sont lobotomisés depuis top longtemps. On a fait avaler à des générations entières les fadaises républicaines. Dire, comme je le fais depuis 45 ans, que l'on est royaliste, que l'on sait que notre seule survie est dans la restauration des Lys, vous fait passer pour original, idiot ou fou... Croyez-en mon expérience... Peu d'écho mais, quand même, quelques petites graines semées qui ne tombent pas dans l'ornière... mais, si peu !

Ensuite, vous prenez en exemple L'Action Française. Même si je considère que c'est une excellente école de pensée et de formation intellectuelle, reconnaissez qu'il mettent le bazar depuis plus de 100 ans avec leurs prétendants illégitimes et peu recommandables en matière de "valeurs".
Née dans les années 50, dans une famille de républicains de droite (gaullistes et pétainistes, comme l'étaient la plupart des Français au sortir de la guerre) et de royalistes légitimistes, j'y ai TOUJOURS entendu dire que l'extrême-droit e, c'était L'Action Française ! Ils ne sont pas un modèle à suivre. Même s'ils furent courageux et batailleurs, leurs méthodes ont fait beaucoup de tort à la cause... et ça continue.

Alors, que faire ? L'année dernière, Vexilla Galliae a relayé un message de Louis XX qui disait vouloir rencontrer les Français. Commençons par là. Fédérez par le biais de votre site les actions en ce sens car, malheureusement , le site de la Maison de Bourbon ne suit pas, ne suit rien, n'a aucun sens de ce qu'est la communication. Merci de voir cela avec Monsieur Charles de Bourbon-Parme. Commencez vous-même par tous vous engager dans ce sens. Bougez-vous et nous vous suivrons car, je n'en doute pas, beaucoup voudraient agir mais ne le peuvent, faute de structure cohérente, agissante et sérieuse.
Relevez le drapeau et voici ce qu'il en résultera :

"Nous partîmes cinq cents mais par un prompt renfort,
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port"...

Et n'oubliez pas que partout dans le royaume de France depuis quelques années, des chaînes de prières pour sauver la France et demander le retour du Roi existent. La prière, c'est la plus efficace des armes. Joignez-vous y tous et faites le savoir autour de vous. Pour commencer, allez voir par là :

http://www.pontmain-pourleretourduroi.com/

Merci de votre aimable attention.
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#2 Aupetit 05-09-2016 11:09
Bonjour,

Je suis d'accord avec votre analyse et, en attendant ces "grands" événements, et pour qu'il puisse être un recours, il faudrait que notre Roi se sécularise beaucoup plus, car il est quasiment inconnu en France...

Modestement, en tant qu'auteur compositeur chanteur, je l'évoque dans mes chansons quand je peux.
Par exemple, voici un lien vers les dernières secondes d'un de mes clips où je mélange Electro, Danse Hip Hop et Royalisme:

https://youtu.be/_qiMcNqL3I0

Je pense que c'est une des voies à suivre pour préparer le terrain.

Cordialement!
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