Lettre d’un émigré. La fête nationale et royale de la France

Les « Etats » modernes, à commencer par la république française, se sont fait une profession malsaine de décréter artificiellement des fêtes nationales qui ne sont pas là pour célébrer ensemble une vérité commune et majeure, mais plutôt pour imposer une vision de l’histoire et exclure ceux qui voient différemment. Cela est tout particulièrement vrai pour ce pauvre 14 Juillet, qui se fonde sinon sur des mensonges historiques, du moins sur du vent, bien loin de la réalité et de la nature de notre pays. Au mieux, celle de 1790, serait une sorte de profanation en règle derrière les pitreries d’union nationale dans la plus pure destruction des liens et division du pays, dans une sorte de comédie tragique qui pourraient peut-être ressembler aux arnaques des marches à « Charlie ». Les gens se font duper, peuvent croire à l’illusion, mais rien au fond comme lien réel.

Les célébrations communes ont un caractère très important puisque ce sont des journées où l’écrasante majorité de la population chôme, et fête – au bon sens du terme, ceci ou cela. Il est facile de se rendre compte qu’un jour férié pour une communauté de l’échelle d’un pays ne peut être que rare, et suffisamment signifiant pour que tout le monde s’y retrouve. Si certains veulent nous faire croire que la France n’est plus un pays chrétien – ils auraient raison s’ils substituaient le mot « France » par République ou « Révolution » - seules les fêtes chrétiennes, qui nous relient dans la réalité grâce au rythme ainsi donné dans l’année, habituellement en harmonie avec les saisons et le déroulement des saisons – Noel près solstice d’hiver, Toussaint près l’équinoxe d’automne, la semaine sainte et l’arrivée du printemps, le mercredi des cendres au début de l’année selon l’ancien calendrier japonais – et grâce aux sacrements, aux dévotions, aux prières, dans une sanctification de ces journées dans le temps et dans l’espace,  et toutes ces choses qui nous lient, qui re-lient les liens abimés par la vie de tous les jours, qui nous sanctifient – qui nous purifient – à nouveau, avec les communautés des hommes, et des choses invisibles.

A tout dire, pourtant, ces fêtes ne peuvent pas se nommer fêtes nationales, puisqu’elles sont des fêtes universelles, dépassant les unités des royaumes et autres communautés issues des régimes royaux – tout régime qui a une tête, un chef, avec un minimum de liaison à l’invisible passant dans ce chef – dont les Etats modernes sans roi ne font que profiter de la grande force d’inertie, en singeant, abimant, et exploitant ces forts liens anciens, les entretenant bien artificiellement à coup de présidents, d’arnaques historiques et de fêtes artificielles.

Donner une fête royale à tous les sujets français devrait se faire naturellement, et répond à la question toute simple, mais cruciale, de savoir ce qui fait la France. Ni une fête trop locale, ni trop universelle. Une chose à célébrer pour tout Français, avec simplicité. Le mot nation est souvent par trop utilisé et dévoyé, certains oublient que dans l’usage contemporain que l’on en fait, cela fait référence aux patriotes de la révolution, c’est-à-dire à la terreur idéologique de l’époque, au classement des personnes entre les bonnes et les mauvaises. En restreignant le sens de nation à son sens premier, c’est-à-dire « naitre », nous pouvons nous rapprocher de la source française. Elle est dans les Francs, dans la Maison de France, c’est-à-dire la famille royale, qui nous relie effectivement à nos ancêtres sujets, à notre terre, à la vérité, c’est-à-dire le divin, dans toutes les composantes qui nous font, la chrétienne essentielle bien sûr, mais aussi la patte royale franque, qui ont fait du Roi Très Chrétien le fils ainé de l’Eglise.

Quelle fête royale alors, qui ne triche ni avec l’histoire ni avec la réalité ? La réponse est simple : le jour naissance de notre bon Roi régnant. Quoi de plus fort et français ? L’anniversaire du Roi nous relie dans son incarnation à la réalité présente du pays, dans la communion de tous ses fils, les sujets, tout en nous faisant prendre conscience du lien dont cette naissance témoigne : celle à ses ancêtres, et donc à nos ancêtres, et celle, aussi, tout simplement, à Dieu, en faisant sentir à nouveau le miracle du don divin de la vie qui se réalise dans la naissance.

La fête nationale et royale de la France ? Le 25 avril, donc, date anniversaire du duc d’Anjou, et, par l’action de la Providence, anniversaire aussi de la naissance de Saint Louis. Et puisque nous y sommes, complétons le tableau en réincarnant le calendrier dans la réalité incarnée de la France. Nous sommes certes en 2015, mais nous sommes bien plus en l’an de Grace 2015, 26ème année du règne du Roi à sacrer, le duc d’Anjou.

Il suffit maintenant de la célébrer comme il se doit, et pas besoin d’attendre la restauration.

Paul de Beaulias

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