La Pieuvre de la démocratie pervertie resserre ses tentacules

Depuis lundi 16 février à 18 heures les candidatures pour les élections cantonales de 2015 sont closes. Personnellement je jette l’éponge, Ainsi que le dit Yves Marie Adeline « la Politique est un sport de riches » quand les candidats n’appartiennent pas à un parti politique avec des milliers d’adhérents (où des commanditaires financiers) ce qui les rend plus que manipulables ; les dernières élections ont trop entamé mes finances, et en plus, l’Etat augmentant les impôts, mon porte-monnaie se met à souffrir assez conséquemment et donc je ne me représenterai pas pour cette cantonale.

A partir de cette année avec ces cantonales, Les Oligarques qui contrôlent le pouvoir républicain, ont mis en place un processus électoral qui va augmenter un peu plus leur emprise sur le peuple en ayant créé sous prétexte de subsidiarité mal comprise, des entités territoriales qui vont devenir des entités de plus en plus vassales de l’Etat.

Alors que depuis longtemps les Royalistes qui travaillent en politique proposent de s’appuyer sur la doctrine sociale de l’Eglise en matière de gouvernement qui conseille d’agir selon le véritable principe de subsidiarité ; l’Etat Républicain Français qui est par nature socialiste ; crée des strates politiques à Sa mesure pour mieux étendre son emprise dans tous les domaines de la Vie de la Société Française. Les redécoupages électoraux cantonaux participent de cette stratégie ; c’est d’ailleurs si flagrant que les journalistes eux-mêmes donnent carrément le nom de liste électorale à ce que nos gouvernants s’obstinent à appeler des binômes de candidatures.

Bien sûr étant donné que nos oligarques ne veulent pas sortir du bois trop visiblement, les « listes » présentées départementalement se déguisent comme pour les Municipales avec des appellations comme : «  Nièvre avenir », dans le département de la Nièvre, ou « un avenir pour la Nièvre » ; finalement seul le Front de Gauche et le Rassemblement Bleu Marine affichent véritablement la couleur sans se cacher sous les feuilles mais dessous c’est bien une vassalité renforcée des assemblées départementales qui se met en place.
La logique aurait voulu au contraire que l’on fasse disparaître les conseillers généraux pour ne garder que les communautés de communes actuelles transformées en véritables structures de proximité avec un président de communauté ayant fonction de véritable maire et des « maires » de quartier ou de village élus eux-mêmes mais dans un contexte de représentation sincère des différents corps sociaux véritables acteurs de proximité.
Aucune subsidiarité de fonctionnement n’est prévue avec l’assemblée départementale ou régionale ; le bas de l’échelle se retrouve toujours en réalité et continuellement face à l’Etat.

Sous prétexte que les élus ont une enveloppe discrétionnaire, nos oligarques font croire à un fonctionnement subsidiaire ; c’est faux ; c’est d’autant plus faux dans le nouveau schéma électif départemental que ce mi-scrutin de liste ne permettra plus l’élection de la personne mais bien d’une microliste avec un candidat plus connu et représentatif drainant des votes pour ladite liste et où on retrouve les autres candidats dont la majorité des votant du territoire électoral sait peu de choses.

Le véritable subsidiarité existe quand chaque entité supérieure à l’autre, apporte son aide appropriée et, si elle ne peut assurer l’ensemble de la demande inférieure, règle une partie de la demande elle-même et transmet ensuite la demande dont aura été soustraite l’aide déjà apportée à l’instance supérieure. Comme cela se passe dans une famille où l’enfant demande à ses parents de l’aider puis les parents ne pouvant pas assumer totalement vont demander une aide supplémentaire aux grands parents par exemple puis peut être aux parrains et marraines et ainsi de proche en proche, chacun se substituant au précédent pour une partie qui ne peut être assumée en aval.

Et de plus elle implique une grande commutatibilité entre les différentes strates.

Dans le schéma actuel, toutes les erreurs et perversions du système démocratique existant en France sont gardées et on va avoir un renforcement de « la politique des copains des copains ».

La Justice sera la dernière à y trouver son compte.

Si nous voulons vraiment nous en sortir, il va bien falloir reprendre, et cela rapidement, la démocratie corporative assortie d’un nouveau corps social indispensable à ajouter aux corporations : celui du corps social des familles. Quant au corps social des élus, à peut-être créer lui-aussi, il demande encore réflexion avant de s’y engager en raison de l’état actuel de déviance dont est imprégnée la majorité des élus de France. Et bien sûr il nous faut impérativement les référendums d’initiative populaire et d’initiative Royale à instaurer également afin de protéger le Roi et Ses peuples des « coups bas » et des tentations toujours renouvelées de prise de pouvoir par les oligarchies principalement financières.

Ces trois points plus nouveaux par rapport à la démocratie essentiellement corporative de l’Ancienne France doivent être compris et intégrés dans ces adaptations constantes de notre famille Royale dans le plus pur esprit politique capétien de rénovation dans la continuité.
Les forces mondiales en présence, les mentalités changent régulièrement au cours des siècles ; il y a des moments où un bateau arrive vent debout pour rentrer au port et la passe d’entrée est trop étroite pour « tirer des bords » ; c’est alors que le marin qui connait bien son bateau va utiliser le louvoiement pour franchir la passe, qui lui permet sans changer les marins de bord,  ni le bordage des voiles, de tirer des bords très courts qui lui permettront de la franchir sans aller s’écraser sur les récifs...

Nos Rois capétiens l’ont toujours fait politiquement, y compris Louis XVI qui s’en est expliqué à son cousin d’Espagne lorsqu’il a accepté la Constitution en essayant d’en limiter les effets néfastes.

Mais nos amis royalistes accrochés à la démocratie de l’ancienne France, doivent comprendre que les réflexions précédentes ne sont pas constitutionnelles mais institutionnelles et c’est le Roi lui-même qui pourra les mettre en place… s’il le veut ; Ce ne sont pas des règles qui seront votées par les chambres, qui doivent rester dans le rôle qui est véritablement le leur de faire remonter les doléances en devenant réellement représentatives de leurs électeurs et en n’ayant plus de mandat impératif les déconnectant de leurs régions ; elles seront là également pour voter en acceptant ou refusant les budgets qui concernent le domaine régalien du Roi : la Justice et la Sécurité et ce qui relève du ministère d’Etat. Les impôts de l’Etat étant levés en conséquence, les autres impôts étant des domaines régionaux, départementaux et municipaux en conformité avec le principe de subsidiarité. Pour le reste il sera meilleur pour tous que ces députés qui auront en même temps la même charge dans leurs provinces, gèrent alors celles-ci de façon plus précise en collaboration avec les préfets et en représentants de leurs corps sociaux.
Je termine en rappelant que Dieu nous a créés à son image et nous constatons souvent selon le dicton populaire que « Dieu écrit droit avec des lignes courbes » ; le Roi créé à l’image de Dieu avec tous ses dons naturels qui lui ont été donnés au berceau, qu’il a développé par son intelligence, et qui seront augmentés considérablement par l’onction de son sacre écrira lui aussi, nous n’en doutons pas, droit avec des lignes courbes propres à l’époque dans laquelle aura lieu son règne, que nous espérons tous, pour un démarrage en notre temps du XXIème siècle et dans les suivants pour ses successeurs.

Dans ces élections départementales que nous allons subir, il nous faut donc accepter avoir la sagesse de comprendre la véritable demande de Léon XIII et mener notre combat d’électeur ou de candidat momentanément avec cette mauvaise démocratie pour rester encore dans un « Etat de droit » car dans le désordre on ne peut que très difficilement installer ensuite l’ordre. Il faut relire posément et non passionnellement l’encyclique de ce bon pape car nos ancêtres royalistes de la fin du XIXème siècle sont bien responsables de l’installation permanente de la République franc maçonne et socialiste en France.
C’est pourquoi je pense sincèrement dans l’état des prochaines élections républicaines que pour nous royalistes il n’existe que deux solutions qui ne sont pas celles des républicains : c’est de voter pour un candidat seulement quand on le connait réellement et que l’on constate qu’il a fait déjà ses preuves dans sa vie privée, associative, professionnelle et en plus s’il est royaliste, ainsi c’est le bonus de la cerise sur le gâteau (le grand problème cependant de cette nouvelle mouture d’élection cantonale est que nous risquons d’élire certes un réel bon candidat mais qui, pour répondre aux normes électives, n’aura peut-être pas trouvé trois autres personnes valables pour constituer son groupe de deux candidats et deux suppléants, ces personnes risquent de lui être ensuite un handicap, il faut donc en tenir compte). .
Si on ne connait pas le(s) candidat(s), nous ne devons pas faire les petits calculs sordides et (idiots) de « vote utile » et tout simplement voter avec un bulletin où nous aurons imprimé une fleur de lys ; il ne sera pas pris en compte, certes, comme le vote blanc pour le calcul des suffrages exprimés (c’est tout nouveau, ça vient de sortir du chapeau de la République) mais ce qu’on sait moins c’est qu’il rentre quand même dans les comptages préfectoraux pour leurs statistiques et que plus nous serons de royalistes à agir ainsi, plus peut être les responsables et particulièrement dans le cas qui nous occupe, les préfets, qui sont quand même les futures structures du Roi pour la gestion administrative de la France, devront tenir compte de ce fait et peut être réfléchir qu’après tout « LE ROI POURQUOI PAS ? » ; il n’est pas négligeable d’avoir à en tenir compte pour le moment où la France rebasculera en royauté.

Chantal de Thoury

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