28.04.2017 : Le Figaro relaie la décision du duc d’Anjou

Dans le Figaro magazine des 28 et 29 avril 2017, en pages 76, 77, 78, 79, 80, 81 et 82 - sept pages, vous rendez-vous compte ? – M. Stéphane Bern signe un excellent article relatant le déplacement qu’a effectué Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, à Gorizia en Italie et Nova Gorica en Slovénie, afin de se recueillir devant le tombeau de son prédécesseur, Aîné des Capétiens, Sa Majesté Très Chrétienne le Roi de France Charles X.

Après un bref rappel historique expliquant la présence de ces sépultures royales en terre étrangère et les vicissitudes que leur infligea l’histoire, M. Bern, qui y accompagna le Prince, expose longuement la décision qu’a prise Monseigneur le duc d’Anjou à l’occasion de cette visite. Il insiste à plusieurs reprises sur le statut particulier de « Saint-Denys de l’exil » que revêt la crypte des Bourbon de Nova-Gorica. Il rappelle que cette décision émana de la volonté expresse d’Henri de Bourbon-Artois, comte de Chambord, petit-fils de Charles X, Aîné des Capétiens de 1844 à 1883, qui voulut élever cette ultime demeure du dernier Roi sacré de France au niveau des autres nécropoles royales d’Europe. A-t-on besoin de rappeler que Charles X s’éteignit en terre étrangère parce que, près d’expirer, il fut interdit de retour en France par son cousin usurpateur Louis-Philippe d’Orléans. Une disgrâce de plus au déshonneur de ce cadet…

L’Aîné actuel des Capétiens, Monseigneur le prince Louis de Bourbon-Anjou, duc d’Anjou, se rendant en cette nécropole royale de l’exil, pouvait décider de tout car lui seul en a la dignité, en tant que Chef de nom et d’arme de la Maison royale de Bourbon. Monseigneur le duc d’Anjou a décidé de proroger la décision de son prédécesseur de laisser reposer les dépouilles royales en leur ultime demeure de Nova-Gorica, constatant qu’actuellement, les conditions de solennité requises au retour d’un monarque qui fut Chef de l’Etat Français (accord et présence du Chef de l’Etat actuel, présence des membres du Gouvernement et du Parlement à la cérémonie d’inhumation, catafalque du Roi escorté, depuis la frontière française et jusqu’à Saint-Denis par l’Armée Française,…) n’étaient pas remplies.

Cette décision est la plus sage aujourd’hui et il ne dépendra que de Monseigneur le duc d’Anjou, quand les circonstances seront favorables et les conditions requises, qui n’auront pas changé, enfin remplies, de décider du retour de ces royales cendres en France pour procéder à leur inhumation en la basilique royale de Saint-Denys.

Quoi qu’en pense une association de défense du patrimoine qui, noyée dans la confusion de la pensée orléano-républicaine, n’a plus le sens de la dignité royale, un Roi de France, de son vivant ou après sa mort, ne s’appartient pas et appartient encore moins à sa famille, il appartient tout entier à l’Etat ! Un Roi de France n’est pas un président de la république qui retourne à la vie bourgeoise à la fin de son mandat et au caveau familial à sa mort, il appartient vif et mort à la France, qui lui réserve, quand Dieu l’a rappelé à lui, une place en la nécropole où ont seuls le droit de reposer les Rois et les Reines légitimes de la Nation.

Et lorsque l’histoire se joue des régimes en France et permet l’usurpation d’un prince cadet ou d’une république à la royauté légitime, mais maintient malgré tout l’Etat, cortex cérébral sans lequel l’anarchie et le néant s’installeraient, elle maintient la Nation, elle pérennise la Patrie ancestrale qui, en France, est profondément marquée du sceau glorieux des Lys de France issus du rameau de saint Louis ! Cette permanence de l’Etat a conservé intacte la très haute dignité de laquelle la France a toujours entouré ses Rois et Reines légitimes et dont l’Etat actuel, fût-il républicain, a le devoir d’entourer les restes du Roi qu’il voudrait rapatrier !

Monseigneur le duc d’Anjou est donc parfaitement dans son droit et exerce à plein les prérogatives d’Aîné des Capétiens, de Chef de la Maison de Bourbon, de Chef de la Famille Royale de France - en attendant qu’il plaise à Dieu de le rétablir dans celles de Chef d’Etat, de Roi de France - en faisant part de sa décision concernant l’inopportunité du retour à Saint-Denys des cendres de son prédécesseur. Il parle ainsi en successeur légitime des Rois de France, incarnation de l’Etat dont la Providence lui a conservé tous les droits, mais dont l’histoire empêche momentanément l’exercice. 

Je remercie M. Bern de sa transmission fidèle de la pensée de Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, dont il a su, dans ce bel et long article, relater la réflexion, toujours animée par un esprit de justice, s’attachant davantage à rendre hommage aux chers frères franciscains qui entourent journellement de leurs prières les âmes célestes de notre Roi et de nos princes et princesses, les remerciant des excellents soins dont ils entourent depuis 180 ans la crypte royale et leur demandant d’avoir la bonté de les poursuivre, que de se soucier un instant de la colère, des invectives et des outrages qu’il savait d’avance avoir à souffrir de certains esprits partisans…

Merci, monsieur Bern ! Et merci au Figaro magazine d’avoir obligeamment ouvert sept de ses pages à la relation d’une visite où chacun sentira qu’à travers une décision qui peut paraître dynastique, s’exprimait encore le sens de l’Etat !  

Franz de Burgos

Commentaires  

#3 Ivannick 09-05-2017 14:42
Au vu de l'actualité on peut souhaiter que Stéphane Bern soit un relais "bénéfique" auprès du nouveau président de la république pour que les autorités officielles de l'Etat fassent davantage référence à la Monarchie et rappeler que La France est riche d'un héritage inestimable, ceci étant l'œuvre de nos rois et reines de France.
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#2 Ville Michel 08-05-2017 17:25
Un grand prince dont toutes les déclarations sont dignes d'un grand chef d'état
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#1 Michel VILLE 08-05-2017 16:36
Tout est dit M de BURGOS: merci.
Remerciements au Figaro-Magazine et à M. Stéphane BERN
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