La famille : première cellule sociale

En toutes choses il faut considérer la fin. Le professeur Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation sous le gouvernement Chirac, a souvent écrit, à la suite de ses prédécesseurs philosophes au cours des âges, que chaque homme, à un moment donné de sa vie, est obligé de méditer sur ses fins dernières. J’y reviendrai un autre jour pour définir le rôle de ceux qui nous gouvernent dans leur autorité responsable.

En attendant, partons d’un simple axiome : « philosophe », veut dire en grec : « ami (philos) de la sagesse (sophia) », or nos contemporains ont trop tendance à appeler des personnages qui se sont définis comme des philosophes mais qui, en réalité, en étaient ennemis. (comme Jean-Jacques Rousseau par exemple). La Sagesse est amie, quant à elle, du bon sens le plus élémentaire. Le grand Socrate, dès les origines de la pensée grecque, dénonça ces faux philosophes qui sortaient du bon sens. Ce sont malheureusement eux qui, actuellement, sont pris pour guides par nos gouvernants.

Ce préambule posé, on peut définir dès lors, de façon formelle, la famille humaine ; elle est, en réfléchissant avec bon sens, la microsociété qui part de l’union procréative charnelle entre un homme et une femme en vue d’éduquer et d’amener à l’âge adulte les hommes engendrés par elle. C’est au sein de la famille que le petit d’homme va apprendre à vivre en société en se retrouvant à l’intérieur d’un microcosme où il devra apprendre à se soumettre à l’autorité parentale de son père et de sa mère, préfigurant plus tard celle des autorités sociales au-dessus de lui dans le cadre de la commune, de la province et de la patrie. Cette éducation se fera donc dans un environnement sécurisé pour lui, où il va apprendre à aimer ses voisins qui sont ses frères et sœurs, apprendre à partager, apprendre à supporter les caractères différents du sien. Prendre pour modèle l’autorité et les savoir-faire de ses parents, leurs attitudes vertueuses ou pas ; ce qui nous ramène donc au sujet brûlant actuel du projet de loi homoparental qui, s’il aboutit, engendrera chez de nombreux enfants une conscience déviée de ce qu’est réellement la famille. Les conséquences, sur le long terme, sont une destruction totale de l’ordre naturel et la transformation radicale de la société en une société sans repères vertueux, uniquement tournée vers le plaisir charnel, sans tabous vertueux et amenée à terme à disparaître par autodestruction.

Toute l’histoire des civilisations antérieures montre à ceux qui se donnent la peine de les étudier que les sociétés qui ont quasi institutionnalisé les comportements homosexuels ont implosé par l’intérieur. Il en fut ainsi de l’Égypte ancienne qui a été submergée par Rome, puis de Rome elle-même trois siècles et demi plus tard. La Grèce aussi auparavant ; dans ces pays, l’élite s’adonnait quasi totalement au culte de « Sapho », ce qui généra la décadence.

Ayant donc, sous les yeux, les multiples exemples antiques et plus proches (le XVIIIe siècle, une partie des sphères de la noblesse citadine avait aussi déchu) , nous, royalistes attachés au Roi, nous nous devons donc de défendre totalement la famille comme l’union d’un homme et d’une femme en vue de la procréation et de l’éducation des enfants et sa transmission par voie de génération. 

 

Chantal de Thoury

 

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