Victoire ? Pas encore...

Après des mois de manifestation et de contestation, le mouvement pro-famille vient enfin de remporter une victoire majeure. 
L'un de ses principes qu'est la lutte contre la PMA et la GPA vient d'être reconnu par les différents membres du gouvernement, dont Manuel Valls le 2 février. 
Manuel Valls a engagé, par sa parole, le gouvernement à s'opposer à tout amendement, même émanant du groupe socialiste, à l'assemblée concernant la PMA et la GPA. 

Le gouvernement vient d'envoyer un signe aux manifestants en repoussant le projet de Loi famille, très controversé parmi les mouvements proches de la Manif pour Tous. Selon nos confrères de BFMTV, le projet de Loi serait même "enterré". 

Pour ma part j'incite tous les manifestants à ne pas crier victoire et à resserrer les rangs. 

En effet, suivant ma formation d'historien je vais me livrer à une petite analyse des gesticulations gouvernementales en présentant deux arguments: un contexte, d'abord, et une comparaison ensuite. 

Contextualisons donc: depuis le début du quinquennat de François Hollande, les socialistes doivent faire face au désaveu des Français. Les mouvements pro famille étaient initialement perçus par nos maîtres comme des émanations de la France de Droite. Déjà à l'époque quelques voix avaient tenté de tempérer ce constat, mais, empêtré dans des schémas idéologiques, le gouvernement n'avait pas compris l'ampleur du mouvement. 
Avec plusieurs affaires biens relayées par les médias, à savoir les affaires Dieudonné et les comités Anti-Gender, symbolisés entre autre par Farida Belghoul, le gouvernement a entrevu une possibilité qui lui fait horreur: son électorat de banlieue, si prompt à voter pour lui, est en train de se retourner. Pire encore: le moment est particulièrement mal choisi puisque les élections municipales de Mars, qui s'annonçaient déjà catastrophiques, semblent dorénavant se profiler comme une bérézina en raison de la fuite de cet électorat. 

Ne serait ce que pour ces raisons, le gouvernement est obligé de freiner des quatre fers pour tenter de sauver les quelques meubles de l'édifice socialiste en pleine démolition.

Qu'on se le dise: ce ne sont pas les manifestations qui ont fait plier les socialistes, mais bien Farida Belghoul et les parents de Zone Urbaines Sensibles. Contre la gauche, ces gens de milieux modestes, souvent issus de l'immigration Nord Africaine, représentent une vraie force politique. 

Pouvons nous, dès lors, crier victoire? 

Non, de toute évidence.

Il ne s'agit pas de se plaindre du support reçu par les français de branche, bien au contraire: elle est un motif important d'espérance et un signe visible d'intégration dont il y a tout lieu de se réjouir!

 Mais souvenons nous de madame Guigou et de ses promesses suite au PACS, souvenons nous que quand ces gens promettent, il n'y a rien à attendre de leurs serments. 

Souvenons nous aussi que la Loi dite "du mariage pour tous" fut préparée, en quelque sorte, par l'harmonisation fiscale entre les couples pacsés et mariés, sous Nicolas Sarkozy et son gouvernement dit "de droite". 

Il est important de ne rien lâcher et de rester vigilant sur ces sujets. Nous avons remporté une demi victoire, il ne faudrait pas que celle-ci nous soit volée. 

Et s'il est important de se méfier des socialistes, il est plus important encore de se méfier de l'UMP:

« Seigneur, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge. »

Roman Ungern

Commentaires  

#2 Pellier Dominique 10-02-2014 14:21
NON, rien n'est encore gagné et il faut continuer le combat. Surtout, je crois qu'il n'est pas besoin nécessairement de violence de notre part, au contraire. Ce serait amener de l'eau à leur moulin. Non, nous imposerons la loi de Dieu partout en FRANCE par la seule force de nos convictions chrétiennes et notre foi en Jésus et Jésus seul sera vainqueur et nous donnera notre ROI
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#1 Lys Ardent 04-02-2014 19:32
Et rappelons nous que la dernière fois que "nous" avons crié victoire, c'était pour l'école libre en 1984... Et nous voyons aujourd'hui que rien n'a été en fait gagné et que les politiques ont tout de même fait passer leurs mesures contre l'école libre.
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