La Femme, l’Homme et le Neutre

Pas étonnant que l’Éducation nationale promeuve l’apprentissage de la langue allemande.

Ce n’est pas pour comprendre Tokio Hotel (quoique très démodé et artistiquement discutable, ce groupe aura eu le mérite d’attirer nos préadolescentes vers la langue de Goethe) ou par culte de la personnalité du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui maîtrise parfaitement l’allemand. Il faut comprendre qu’en allemand, il y a le masculin, le féminin, et le neutre.

Ce troisième genre est si mis en avant qu’il conviendrait, dans la logique gouvernementale, de l’introduire dans la grammaire française, pour compléter le masculin et le féminin, avant de les remplacer.

Car nos apprentis sorciers de service gouvernemental sont très préoccupés par l’effacement total des différences entre l’homme et la femme. On en arrive à des extrémités affolantes. Rappeler l’origine naturelle de l’instinct maternel, de la différence de taille, de la force physique, passe pour des marqueurs rétrogrades, misogynes, voire fascisants.

Ces évidences sont si triviales que, pour les détruire dans l’esprit des citoyens, le système s’y prend tôt. Très tôt.

Au lycée, en France, l’idéologie du genre est enseignée en SVT et présentée comme vérité scientifique, alors qu’elle aurait tout au plus une place comme courant de pensée en philosophie. L’exaltation de la Science en fait ainsi un dogme intouchable.

En Suède, où l’on est toujours en « avance », les crèches se font les porte-parole de l’idéologie du genre. On enseigne aux braves petites têtes blondes qu’elles ont le droit de choisir leur sexe et que les différences entre les garçons et les filles ne sont que physiques, et encore.

Toujours au Royaume de Suède, on apprend dans un article du Figaro du 18 février que des parents de 21 ans ont refusé de divulguer le sexe de leur enfant, prénommé Pop (sic). Il alterne entre les jupes et les pantalons et verra plus tard s’il préfère être un garçon ou une fille. Nombreux sont les couples suédois à choisir cette éducation libérée de tous les préjugés et cette « avance » fera nécessairement des émules en France, et fera des parents sensés des passéistes poussiéreux. Une autre affaire de ce type avait été médiatisée en 2011 avec le petit Storm (re-sic), petit canadien dont les parents avaient choisi de taire le sexe afin de préserver sa liberté et de favoriser son épanouissement.

Pour finir avec la Suède*, selon Riksdag och Departement*2, à partir du 1er juin 2013, on ne dira plus une femme enceinte mais une personne enceinte. En effet, ne renions pas le droit des fe… personnes enceintes (je ne m’y fais pas) à être un homme dans leur tête. On y marche, sur la tête.

Plus proche de nous, selon le Figaro, c’est à Brighton, ville anglaise faisant directement face à la France, où la municipalité veut remplacer les toilettes pour hommes et femmes par des toilettes neutres. L’idée émane d’un brillant groupe de travail qui souhaite également faire supprimer les appellations « Mademoiselle », mais aussi (plus rare pour le moment) « Madame », « Monsieur »,  dans le but de ne pas se mettre à dos la communauté transgenre, soit 1 % de la population selon le Figaro et un petit calcul.

Je ne vais pas en jeter plus car ces exemples suffisent pour comprendre à quel point nos pouvoirs publics sont en train d’imposer une vision de l’homme unisexe. Quelles conséquences auront ces mesures contre-naturelles et révolutionnaires ?

Verdict dans quelques années.

Quand Pop, Storm et leurs amis témoigneront du bien que leur a apporté cette éducation. Il y aura des comptes à rendre.

Julien Ferréol

 

* Pour ne pas trop calomnier ce pays au demeurant magnifique, rappelons l’existence de sa populaire institution monarchique. Qui n’a pas l’air de très bien fonctionner, mais ils sont déjà plus avancés que nous…sur ce point.

*2  Riksdag och Departement, « Parlement et ministères », est un « dagblad », un journal suédois d’information politique.

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