Pour sauver la France, retrouvons d’abord l’espoir

Cet article pourrait se nommer « Reconnaitre le Beau quand on le croise »

Sentir un indescriptible transport arrivé au sommet d’une montagne alpine, pleurer de joie à la naissance de son enfant, tomber à genoux dans la nef d’une cathédrale. Non, ce monde n’est pas perdu !

Rien n’est plus désolant que de passer trop de temps sur internet. Des centaines de tweets, un communiqué de l’Elysée, trois nouvelles relayées par Fdesouche, quatre dépêches AFP copiées/collées par le Figaro : une déprime. La sensation de vivre dans une société crépusculaire. Quoi de mieux alors que de prendre l’air, dehors ? Manque de chance, vous prenez le métro avec ses affiches Gleeden et sa population allogène, vous en sortez et tombez sur un magnifique immeuble XIXème siècle… flanqué de deux immondes constructions des années 60-70. Bref, tout semble fait pour créer une société dépressive, sous perfusion, mourante. Certains tentent de donner un sens à leur vie en partant faire le djihad, d’autres essayent de se convaincre de leur singularité à grand coup de selfies, d’autres enfin croient profiter de leur existence par une sexualité débridée. Le matérialisme et le relativisme règnent. Les symptômes sont clairs, le constat est sans appel.

Et toi, français anonyme qui assiste impuissant à ce naufrage, toi qui te dis « à quoi bon ? », « qu’est-ce que je peux faire, seul ? », tu marches tel un funambule au bord du gouffre du désespoir. Mais précisément, ta mission est de ne jamais désespérer ! Les adages les plus simples n’en sont pas moins porteurs de vérité : « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir », et quand l’espoir se fait mince, vacillant, l’espérance doit se faire éclatante. 

Comment donc ne pas désespérer ? Il faut apprendre, réapprendre, à s’émerveiller, à se réjouir et savoir reconnaitre le Bon, le Beau, le Vrai quand on le croise. Chaque domaine s’y prête, du plus enivrant jusqu’au plus simple. « On ne grandit que dans la mesure où l'on se donne à plus grand et plus haut que soi. » disait Antoine de Saint-Exupéry. Mais si notre vie peut compter de grandes choses, elle est surtout faite de petites, de quotidiennes et il est alors primordial de trouver de la joie dans celles-ci. Un chant scout dit :

« J'ai choisi l'Amour du Seigneur,
Dans chaque chose ordinaire,
Alors je mettrai tant de cœur,
A les rendre extraordinaire
. »

Voilà donc la fameuse « recette du bonheur » que devrait communiquer les magazines féminins !

Il ne faut pas bouder les occasions de se réjouir et de s’émerveiller. La nature nous en offre mille occasions. Quelle grandeur dans ces massifs de Haute-Maurienne, quelle puissance dans le fracas des vagues contre la pointe du Raz, quelle solitude apaisante sur les grands plateaux de l’Aubrac, quelle richesse dans les calanques de Cassis !

Et voici mille autres occasions de s’émerveiller quand on contemple la France bâtie durant des siècles par nos aïeux. De la petite chapelle perdue au milieu des vignes au château de Versailles en passant par nos « vieilles-villes », la France est belle, la France est grande. Promenez-vous aux Beaux de Provence, esquivez-vous dans une traboule lyonnaise, flânez dans les rues de Dinan, arrêtez-vous à Loches, visitez Bonneval-sur-Arc, prenez-une choucroute place de la cathédrale à Strasbourg. La France vous lègue un héritage, prenez-le !

En peinture, littérature, cinéma, spectacle etc. l’art sous toutes ses formes sait encore accoucher du beau. Qui ne vibre au cri de « Liberté » poussé par un William Wallace agonisant dans le superbe Braveheart ou en entendant l’exhortation de Maximus à ses cavaliers au début de Gladiator (1) ? Qui ne reste pas sans voix devant « Les mousquetaires de Richelieu » au Puy du Fou ? Vous êtes un  jeune adolescent de 15 ans ? Lisez « Le Foulard de Sang » de Jean-Louis Foncines et il vous poussera des ailes de héros. Lisez donc « Le Roi au-delà de la mer » de Jean Raspail et vous deviendrez un chouan des temps modernes (2).

Le sport, remis à sa juste place, offre de beaux moments. La médaille d’or de Renaud Lavillenie aux JO 2012 de Londres, la finale et le sacre de l’équipe de France de handball à ces mêmes JO, le match France – All Blacks en finale de la coupe du monde de rugby 2011, le triplé or – argent – bronze des français en ski cross des JO 2014 de Sotchi, tant d’épisodes forts en émotion qui ne doivent pas être rejetés à cause du comportement de certains sportifs dans d’autres disciplines… 

Pour finir, revenons à l’essentiel : comment ne pas s’émerveiller devant le prodige de la Vie ? La naissance d’un enfant et le mystère qui l’habite est source d’une joie ineffable. Cette vie si fragile est pourtant d’une grande puissance : elle appelle à la pureté et à l’espérance et ainsi nous rend meilleur.

Que chacun sache s’assoir pour s’émerveiller et se réjouir et ce monde triste se parera sans doute d’une teinte nouvelle et éclatante.

Comme pourrait dire Sam à Frodon « il y a encore du Bon, du Beau et du Vrai en ce monde monsieur Frodon, et il faut se battre pour ça ! »

Pierre Ardent

(1)    Je choisis des titres volontairement (très) grand public pour parler au plus grand nombre…

(2)    Et je choisis des titres volontairement moins célèbres pour les faire connaître !

NB : Dans le même esprit que cet article, pensez à lire la chronique régulière du prince Charles de Bourbon-Parme « Les bonnes nouvelles »

Commentaires  

#3 Antoine Balmitgère 25-02-2015 16:39
Académie Française, le 29 octobre 1953

Maxime Weygand

Réponse au discours de réception de Pierre Gaxotte

«...Toutes les créations humaines sont périssables. Comme les civilisations les États ne durent qu’au prix d’un effort continu de redressement et de rajeunissement. Les facteurs essentiels de leur solidité et de leur prospérité sont l’ordre et l’union.

L’ordre ne peut se concevoir sans l’existence d’une autorité juste, respectée et obéie. La France n’a été grande que lorsqu’un État fort a préservé son pouvoir de l’empiétement des féodalités. Car les féodalités sont de tous les temps et de tous les régimes : institutions nées de nécessités impérieuses d’intérêt général, elles passent toujours par les trois étapes des services, des privilèges et des abus qui finalement ruinent l’État...

Par l’Histoire nous savons ce que nos pères ont dû déployer d’énergie, de clairvoyance, consentir de sacrifices personnels, pour que le Pays continue à tenir sa place dans la vie de leur temps ; comme aussi faire preuve de sagesse et d’audace pour discerner et guider le juste cheminement de la vocation nationale à travers la complexité des événements...

Au nom de l’Histoire, nous croyons avoir le droit d’adjurer les Français de ne pas se laisser aller à un fatalisme résigné qui serait le messager d’une véritable décadence. Regardant autour d’eux, ils verront des exemples de réussite et d’insuccès qui contiennent de précieux enseignements. Nous ne sommes pas à une heure où l’on puisse impunément perdre son temps à de mesquines querelles ; c’est plus haut que sont les solutions. Sachons penser, vouloir et travailler.

L’Histoire nous apprend que nos Pères ont fait de grandes choses avec de petites ressources. Nous n’avons pas le droit de faire moins qu’eux.»

http://www.academie-francaise.fr/reponse-au-discours-de-reception-de-pierre-gaxotte
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#2 Ventrachoux 25-02-2015 13:24
L'un de mes derniers grands moments de joie, un "Vexilla Regis" entonné par deux cent personnes dans l'Eglise de Saint-Germain-d e-Prinçay lors d'une messe en mémoire des soldats de l'Armée du Centre !

Vive Louis XX
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#1 PELLIER Dominique 25-02-2015 08:08
Eh non, plus personne ne sait s'émerveiller de ce qu'il a sous les yeux. Ce paysage alpin qui me parait être dans les Dolomites, mais regardez le glacier des Bossons, à partir des Houche, c'est à se mettre à genoux pour en louer le Père ! Oui la naissance d'un petit homme, des chiens qui jouent, nos victoires sportives, un couple de vieilles personnes qui se tient par la main!!!! Que dire d'autre, tout ce que Dieu fait.Et notre FRANCE que j'aime personnellement comme mon dieu et ma femme, M....!!!!!
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