La Liberté d’Expression ne meurt pas en France !

Mercredi matin, trois jeunes assassins ont abattus à l’arme de guerre dix membres d’un journal satirique provocateur et deux agents des forces de l’ordre. Ils voulaient, selon leurs cris de revendication, «venger le Prophète » et « tuer Charlie ». C’est-à-dire, tuer la liberté d’expression à laquelle s’attachaient délibérément les journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo, au risque assumé de se compliquer la vie depuis plusieurs années et finalement de la perdre ce 7 janvier 2015 !

Hier après-midi, les réactions de l’Imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, déclarant « Ces assassins ne sont pas des musulmans, ce sont des Satans », ainsi que celles du Recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, «  Nous n’acceptons pas que cette folie soit la marque des temps actuels où nous voulons vivre en convivialité » étaient de nature à nous rassurer sur la position officielle de hautes personnalités parlant au nom des musulmans de France. Quoique la phrase du Recteur Boubakeur soit sibylline : ces temps actuels où ils veulent vivre en convivialité, annoncent-ils des temps futurs où (suffisamment nombreux) ils ne le voudront plus ? Peut-être fais-je un procès d’intention. Néanmoins, je n’oublie pas que ces terroristes eurent pour moteur de leurs actes la certitude de servir Allah et le Prophète ! Ces deux réalités (déclarations apaisantes et actes terroristes) coexistent dans mon esprit et me maintiennent dans une certaine circonspection, pour ne pas dire plus, à l’égard de la vraie nature de l’Islam.

Mais, dans tous les cas, la liberté d’expression, la liberté de pensée, le droit de doléances sont les trésors de notre civilisation chrétienne où, à l’exemple du Christ, le détenteur du pouvoir doit être Roi, Prêtre et Serviteur ! Le Roi reçoit l’autorité du commandement et gouverne, le Prêtre est le premier défenseur de l’Eglise du Christ et recherche toujours l’harmonie et la paix pour son peuple et le Serviteur écoute les demandes et les plaintes, bien ou mal formulées, de celui qu’il sert, le peuple qui lui est confié par la Grâce de Dieu.

Or Charlie Hebdo, était, par toutes ses outrances, ses caricatures, cet aiguillon permanent d’une vraie liberté d’expression. Liberté d’expression heurtant parfois fortement nos convictions personnelles (caricatures du Pape, caricatures du Prophète, soutien des blasphèmes des Femen dans nos églises,…) précisément parce qu’elle s’exerçait dans sa totalité.

Je forme le vœu que cette liberté d’expression s’applique aussi à des médias d’information comme Radio Courtoisie, auquel le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel refuse obstinément, depuis des années, l’extension de la diffusion partout en France. Cette censure est indigne de la République qui se grandirait de supporter l’étrille d’une pensée divergente.

Mais en premier lieu, il faut que des journalistes et des dessinateurs, après un moment de deuil compréhensible, se réunissent et reconstituent, avec les survivants, la rédaction de Charlie Hebdo pour le faire reparaître le plus vite possible. Il faut que Charlie Hebdo vive pour abattre la prétention des assassins de détruire notre liberté de pensée : « On a tué Charlie !». Car la Terreur détruit d’abord la liberté d’expression pour ensuite détruire et reformuler la pensée.

Ils n’y arriveront pas, la liberté d’expression ne meurt pas en France !

Franz de Burgos

                                                                 

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