Bientôt la faillite de la France ?

Un pas de plus vient d’être franchi en direction de la constitution d’un véritable État européen, ce qui est dans la logique de ce que veulent établir les mondialistes : la mise en place d’un gouvernement mondial. Un pas de plus vers le totalitarisme.
 
De quoi s’agit-il ? D’un accroissement des pouvoirs de la Banque Centrale Européenne. Pas autant que l’aurait souhaité le gouvernement socialiste français qui voulait que 6 000 banques passent sous le contrôle de la BCE alors que son nouveau pouvoir de contrôle se limite aux deux cents plus grosses banques, ce qui est déjà beaucoup. Cela s’accompagne, bien entendu, d’un transfert d’actifs financiers et de personnels au détriment des États, qui perdent encore un peu plus de leur souveraineté.
 
Les décisions politiques actuelles sont idéologiques, et non techniques
 
François Hollande nous démontre une fois de plus son hypocrisie. Alors que la dette de la France est à hauteur de 80 % du Produit Intérieur Brut – bien au-delà des normes généreuses que s’était fixée l’Union Européenne elle-même – la France continue à emprunter massivement.
 
Jean Arthuis, actuel président de la Commission des finances du Sénat, écrit dans son livre  paru en mars 2011 : « La France emprunte plus de 800 millions d'euros par jour pour payer ses dépenses courantes et rembourser notre dette, comme un ménage surendetté pris au piège du crédit revolving. [...] La charge des intérêts de la dette atteint 45 milliards d'euros par an : c'est le premier poste de dépense du budget de l'État [...] Et elle s'alourdira encore dans les années à venir, à cause de l'effet boule de neige ».
 
D'ici 2013, la France doit trouver sur les marchés environ 600 milliards d'euros, dont 429 milliards d'euros de refinancement de vieilles dettes . Les recettes annuelles de l’État étant de l’ordre de 250 milliards d'euros, il arrivera un moment où la totalité des recettes sera absorbée par les intérêts de remboursements.
 
Dans de telles conditions, les impôts ne peuvent être relevés sans provoquer des fuites de capitaux et des diplômés vers l'étranger. Cela découragerait encore plus l'activité économique, déjà loin d'être compétitive. Taxer davantage risquerait de bloquer plus encore la croissance (et donc d'abaisser les recettes).
 
Si l’État se trouve dans l’incapacité de rembourser ne serait-ce que les intérêts de la dette, il ne pourra plus emprunter. C’est ce qu’annonce la perte du triple A de la cotation de la France auprès du système bancaire. S’il y a impossibilité de faire de nouveaux emprunts, L’État ne peut plus payer ni ses fonctionnaires ni ses fournisseurs. C’est la banqueroute !
 
Des milliards d'euros d'épargne privée disparaîtront. Les personnes âgées verront leurs retraites si diminuées qu'elles devront s'en remettre à la bonne volonté - et surtout au porte-monnaie - de leurs enfants pour ne pas finir à la soupe populaire. Et que dire de leurs propres enfants ? Ils n'auront même plus, pour la plupart, de travail ou de source de revenu fixe.
 
Comment en est-on arrivé là ? Le mécanisme est simple : à partir de 1975, on a ouvert les frontières dans une logique de mondialisation des échanges, ce qui n’est pas une fatalité technique mais une décision politique. Or, entre la protection sociale de l’État-Providence et la mondialisation, il faut choisir : on ne peut pas avoir les deux à la fois. Comme les gouvernements successifs n’ont pas eu le courage de l’avouer au peuple français, ils ont caché cette réalité en empruntant l’argent qu’ils n’avaient plus.
 
Georges Tartaret

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