Vous aussi, enfermez les ministres

Ce n'est peut-être pas très poli, mais ça fait du bien. 

Voir tant de ministres annuler leurs déplacements ou renoncer à communiquer sur lesdits déplacements pour cause de "comités d'accueil" est jouissif. Il ne se passe pas un jour sans que la presse locale relate la présence régulière de quelques dizaines de personnes présentes en province pour accueillir les ministres de la république. 

Ces technocrates parisiens, dont les aînés jacobins ont imposé Paris à la France entière, entendent reprendre le glorieux flambeau en imposant leur définition du mariage aux français. Ils l'ont déjà imposée au vénérable dictionnaire Larousse, alors les pouilleux qui habitent au delà du périph', comprenez...

Ainsi ne serait-ce que pour montrer aux parisiens qui sont les plus nombreux, même si ce n'est peut-être pas pour demain que la matrice jacobine explosera : chers provinciaux de Bretagne, d'Auvergne, de Lorraine et des Landes, de Provence, de Normandie, du Pas-de-Calais et d'autres contrées, levez-vous et harcelez. Montrez que les ministres solfériniens ne sont pas chez eux en France.

Et vous parisiens, bien sûr, ce n'est pas de votre faute si quelques républicains ont décidé de faire de Paris la pointe de la destruction de la France. Si la subversion est partie de la Terreur des nuits parisiennes des années 1790, la contre-subversion pourrait naître de la prière de jeunes français qui refont (enfin) la fierté des anciens en bravant la milice républicaine aux Invalides. La force d'une bougie, d'un repas précédé du Bénédicité (sous les yeux estomaqués des CRS) et de la bénédiction de quelques évêques courageux, sera, si elle dure, irrésistible.

Il faut une nuit pour brûler une forêt et 50 années pour qu'elle repousse. Aussi disons la prière Oven Arnold: "Seigneur accordez-moi la patience, et tout de suite !", et avec le temps, nos ministres pourraient en avoir soupé de ne plus pouvoir sortir de la rue de Grenelle.

Nous les raccompagnerions alors à Orly pour y prendre le premier avion qui les emmènerait rejoindre leurs lointains comptes en banque.

Julien Ferréol

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Caricature du 16 juin 2017
« La République en marche ! »

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