Passons des paroles aux actes : sans pitié pour les terroristes

Manuel Valls vient de déclarer : "Il y a une volonté de Daesh de s’attaquer à nos valeurs universelles. Ces djihadistes combattent non pas l’Occident mais les valeurs universelles" et de rappeler : "La menace va être constante à un niveau élevé et dans le temps". "Nous sommes confrontés à une guerre contre le djihadiste, le terrorisme et l’islamisme radical. Nous ne pouvons pas perdre cette guerre de civilisation". L’État de droit est notre meilleure arme contre le terrorisme", a martelé le premier ministre qui a refusé toute polémique sur les moyens consacrés à la lutte anti-terroriste. "Les moyens sont à la hauteur de cette menace majeure". 

Et bien non, les moyens affichés ne suffiront pas car le mal est solitaireimprévisible, issu de la misère, de la faiblesse, du besoin de reconnaissance ou de l’absence de connaissance des lois existant dans ce pays. Que savent-ils du civisme, qu’ont-ils appris à l’école ? Savent-ils seulement lire et écrire ? Il existerait pourtant des moyens simples de s’attaquer au salafisme, islamisme radical : 

- surveiller dans toutes les mosquées de France si l’enseignement est réalisé en français et ordonner la fermeture de celles qui prônent la haine et la violence, sur le champ ou presque (revoir si nécessaire les lois existantes)

- contrôler les imans en continuant à demander aux responsables musulmans d’accomplir cette tâche et de former des imans français tout comme les prêtres et les pasteurs le sont

- demander aux citoyens et citoyennes de signaler à la police tout changement de comportement de leurs voisins

- etc… 

Ces mesures sont simples, ne coûteraient rien, en tout cas, pas autant que tous ces militaires qui ne servent à rien d’autre qu’à nous rassurer, puisqu’il est prouvé que les attentats sont commis dans des lieux auxquels nos responsables ne peuvent penser. Et que les auteurs d’attentats reçoivent leurs ordres d’exécution d’ailleurs. Évidemment, les hauts lieux religieux doivent rester sous surveillance. 

Les paroles de notre Premier ministre sont toujours les mêmes et en fait rien ne change. Il est facile de critiquer, moins de mettre en application de vraies réformes, qui apporteraient un réel changement. 

Les musulmans de France (les chiffres vont de 4 à 7 millions) sont chez eux sur notre territoire, à condition qu’ils soient modérés, respectueux de nos lois et de notre culture occidentale et rien d’autre. Parlons un peu du  mot « Jihad » : il ne signifie pas "Guerre Sainte ou Holly War", des expressions inventées par les médias occidentaux. Traduit littéralement, "la guerre sainte" en langue Arabe serait "El Harb el Moukadassa". Le mot jihad dans le Coran prescrit à l’être humain de s’efforcer de rester dans le droit chemin.  Il s’agit de se comporter normalement comme tout citoyen français, qui travaille, éduque ses enfants et pratique sa religion simplement. 

Conformément au Coran le combat est strictement réservé à l'autodéfense, et il n’est pas question  de commettre des meurtres ou d’opprimer les autres. Ceci est renforcé par la valeur de la vie humaine attribué dans le Coran:"... Quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d'une corruption sur la terre, ce serait comme s'il avait tué toute l'humanité et quiconque venait a sauvé une vie, ce serait comme s'il avait sauvé toute l’humanité." (Coran 5:32). "... Ne prenez pas la vie, que Dieu a faite sacrée, sauf par la voie de la justice et du droit. C'est ainsi que Dieu vous commande, de sorte que vous puissiez apprendre la sagesse "(Coran 6:151). Les versets de Dieu sont très clairs, l'islam ne justifie en aucun cas le meurtre de civil, peu importe les circonstances. 

Il paraît que la majorité des salafistes sont dans une quête de sens et de religiosité. Nos ministres devraient mieux connaître leurs ennemis pour mieux les combattre et se montrer sans pitié, aucune.  Concernant la mouvance « djihadiste » c’est aussi le besoin d’ « aventure » et « d’héroïsme ». Ne les affichons plus, ne leur offrons pas la grâce de leur donner par une notoriété mortelle. Ils sont contre les valeurs libérales. Ils rejettent tout le monde et à leurs yeux, le musulman impur est encore pire qu’un chrétien. On estime les salafistes au nombre de 15 000 à 20 000 personnes en France. Il s’agit de Français ou de convertis.

Les paroles ne servent à rien, seuls comptent les actes. Alors monsieur le Premier ministre, mettez-vous au travail réellement, et avec des responsables musulmans qui connaissent leurs ouailles et sont conscients de la gravité de la situation. Ne vous laissez pas emporter par le lyrisme de vos discours, et allez voir aussi du côté des prisons - occupées par un tel pourcentage de musulmans qu’on ne peut le citer sans risquer de se faire traiter de racistes - qui endoctrine les musulmans condamnés à exécuter leurs peines ? On a parfois l’impression que nos gouvernants prennent seulement maintenant conscience d’une réalité sociétale, qui n’échappe pas aux Français qui ne vivent pas sous les ors de la république… Il ne faut pas non plus  oublier que la grande majorité des musulmans de France veulent vivre en paix et condamnent eux-mêmes les actes terroristes.

Solange Strimon 

NB : pour en savoir plus, un livre de Bernard Godard, spécialiste de l’islam de France, auteur de « La Question musulmane en France » (Fayard, 2015). Cet ex-officier des RG a, en outre, longtemps été chargé de mission au bureau des cultes du ministère de l’Intérieur.

Ajouter un Commentaire

Abonnez-vous à notre newsletter

Caricature du 4 novembre 2017
« La république des privilégiés »

Aucun événement