17 janvier 1975 : Le crime de Simone Veil, membre de l’Académie (1)

« Malheur à ceux qui attentent aux plus petits, il aurait mieux valu qu’ils ne soient jamais nés ! »

Ne jamais naître est donc la pire des malédictions !

Or, qu’y-a-t-il de plus petit, de plus fragile, de plus innocent qu’une petite âme à peine incarnée dans un petit être minuscule que l’on nomme embryon ?

Dès qu’il y a fécondation, il y a vie. Cette vie s’organise, les cellules se divisent par mitoses successives, se multiplient, se développent et se spécialisent en commençant par le système nerveux (en même temps que le cœur et le système digestif). Ce stade est la neurulation qui intervient dès la fin de la troisième semaine et conduit à la migration en partie dorsale de cellules (le neuroderme formant la plaque neurale) vers l’avant de l’embryon pour former le cerveau et s’étendant vers l’arrière pour former la moelle épinière. Le système nerveux central est donc en place et s’étendra au système nerveux périphérique pendant l’organogénèse des semaines suivantes (4ème-8ème). Mais il se suffit à lui-même et détectera toute atteinte chimique ou mécanique à l’embryon. L’avortement, quelle que soit la manière dont on le pratique, est donc toujours l’homicide d’un petit être ressentant, dès la quatrième semaine, la douleur de sa mise à mort. Quand vous pensez que la limite légale est fixée à 12 semaines !

Le développement embryonnaire, repassant successivement par toutes les formes de l’évolution de l’espèce, présente un embryon qui n’a pas encore forme humaine, mais il ne s’agit pourtant pas d’un être pluricellulaire indistinct, il est déjà investi de la dignité d’un petit homme ou d’une petite femme, puisque son A.D.N. humain est complet ; et son A.D.N. est différent de celui de sa mère en ce qu’il contient aussi celui de son père ; il ne dispose encore d’aucun moyen d’exprimer d’une manière compréhensible ses sensations, mais il ressent déjà la douleur. Il est donc bien un petit être humain à part entière, génétiquement et sur le plan sensoriel distinct de sa mère.

Seulement, l’embryon est l’archétype du petit être sans défense : sans ressemblance humaine, sans expression intelligible, il ne dispose encore d’aucune des chaînes d’imprégnation qui l’attacheront plus tard à l’esprit et au cœur de sa mère et qui font que l’adulte d’une espèce reconnaît viscéralement le petit de son espèce. Par là-même, la mère peut matériellement faire passer l’enfant « qui ne ressemble pas à un enfant »… Mais la perception sciemment ou inconsciemment faussée d’un acte ne change pas la nature de cet acte : il s’agira toujours de la mort donnée volontairement à un tiers vivant et viable, c’est-à-dire d’un meurtre et même d’un assassinat puisque la préméditation est inhérente à la décision préalable, ce qui est pénalement un crime avec circonstances aggravantes.

« L’Enfer est pavé de bonnes intentions » : Je crois que Madame Veil fit cette loi dans une bonne intention, pensant épargner les horreurs de pratiques abominables aux femmes concernées. Ce qui était une réalité, mais sans penser un instant à l’embryon qui était sûrement, dans son esprit, un amas de chaires insensibles sans existence propre. Sinon, comment aurait-elle pu ? Par cette erreur de jugement, croyant œuvrer pour leur bien, elle jetait en fait toutes ces mères dans le crime d’infanticide !

Madame Veil et la République honteuse qui ont voté cette loi sur l’Interruption Volontaire de Grossesse ce 17 janvier 1975, ont donc voté une loi criminelle autorisant l’assassinat des enfants à naître ! Ce qui va à l’encontre de la loi naturelle qui vise toujours à protéger la progéniture, le futur de l’espèce. Or, la loi naturelle est la loi primordiale sur laquelle se modèle le droit. Et le droit tire sa légitimité de sa concordance avec cette loi naturelle. En conséquence, la loi Veil, si contraire à la loi naturelle fondamentale de procréation et de développement de l’espèce, est une loi illégitime à laquelle nul ne peut être soumis et contre laquelle chacun doit s’élever.

De surcroît, cette « Interruption » Volontaire de Grossesse est, dans ses termes mêmes, une tromperie. Pour le dictionnaire de la langue française de Littré, le terme interruption est défini comme : « Action de rompre la continuité ou la continuation d’une chose ». Il s’agit donc de la suspension provisoire d’une chose qui se continue par la suite, quand l’action suspensive a cessé. Or, l’avortement est une action définitive et irréversible et non une suspension provisoire. L’I.V.G. est en fait un H.V.E. : Homicide Volontaire d’Embryon.

Bien sûr, Madame Veil et la République ne se sentent pas responsables devant les Hommes (nous n’en sommes plus au « responsable mais pas coupable » de Georgina Dufoix à l’époque du sang contaminé) et réussiront à éviter la sanction de ce monde. Cela sera moralement décevant, mais elles le sont devant Dieu, et qui échappe au jugement de l’Eternel ?

Or, leur responsabilité ressort d’un triple chef d’accusation : non seulement celui d’avoir autorisé par la loi l’assassinat de près de sept millions d’enfants à naître parfaitement viables ; mais aussi celui de l’incitation de milliers de praticiens au meurtre, ces derniers ayant pourtant juré par le Serment d’Hippocrate de ne « jamais provoquer la mort délibérément » (le serment originel mentionnait même « je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif ») ; et surtout celui d’avoir encouragé des millions de femmes dans leur crime par l’effet exonératoire de la loi.

Madame Marisol Touraine se fend même d’une déclaration vantant les mérites de cette loi autorisant l’H.V.E. ! Je vous rappelle qu’elle est Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes ! Ainsi, pour elle, les exigences de la Santé publique autorisent-elles et même doivent-elles se féliciter du « bénéfice » que représente l’élimination de toute une population de fœtus ! Sept millions d’hommes et de femmes à naître tués dans le sein de leurs mères ! C’est cinq fois la saignée dramatique tirée du peuple de France durant toute la Première Guerre Mondiale dont nous commémorons en 2014 le centième anniversaire du commencement à grand renfort d’inaugurations de monuments et d’émissions spéciales ! Saignée de 14-18 dont aucun historien n’a de mots assez forts pour déplorer le préjudice considérable qu’elle porta aux destinées de la France ! Alors, que dire du préjudice de cette loi ! Quel mémorial nous faudra-t-il édifier ?

Mais dans quel Enfer sommes-nous ? L’Enfer de la République ! Jamais le Roi de France Très Chrétien (Don Jaime, Henri VI, à l’époque) n’aurait pu autoriser une telle abomination ! Pensez-y ! Rappelez-vous de « l’abdication » du Roi Baudoin !

Ce grand Roi des Belges tenait pour si considérable que notre dignité d’être humain vînt de ce que nous fussions des créatures semblables à Dieu, c’est-à-dire à l’image d’un Dieu d’Amour qui, par amour, crée la vie, qu’il se refusa toujours à signer une loi (loi Lallemand-Michielsen présentée dès 1971) proposant la dépénalisation conditionnelle de l’avortement. Le 30 mars 1990, lors d’une énième représentation de ce projet de loi, devant la résolution du Roi, troisième branche du pouvoir législatif sans la sanction duquel aucune loi n’est ratifiée, le gouvernement belge de Wilfried Martens se trouva devant un sérieux problème institutionnel. En extrapolant la lettre de l’article 93 de la Constitution qui statue sur les cas d’empêchements du Roi, le Conseil des Ministres constata que le Roi « était dans l’impossibilité de régner » et sanctionna alors, à sa place, la loi le 3 avril. Le 5 avril, le Roi fut rétabli sur le Trône par les Chambres réunies constatant que l’impossibilité de régner avait pris fin. Le Roi, inflexible, fut donc déposé pendant 48 heures ! A l’exemple du Roi Baudoin, cette dignité insigne d’être humain nous commande, nous exhorte à combattre inlassablement cette loi infernale, répandant la mort, jusqu’à son abrogation.

Bien sûr, il faut entourer de tous les soins adéquats les mamans-naturelles que les circonstances contraignent à ne pas pouvoir envisager de garder l’enfant qu’elles portent, mais en préservant avant tout l’intégralité des droits à la vie de l’embryon, du trésor que constitue toujours la richesse d’une vie. Le droit de disposer de son corps ne s’applique pas s’il induit celui de disposer d’une vie ! D’ailleurs, le « droit de disposer de son corps » est une outrance de langage et ne devrait être circonscrit très sévèrement qu’au traitement de situations médicales impérieuses et exceptionnelles. En aucun cas, la venue d’un enfant sain et viable, ne menaçant pas la vie de sa mère, ne constitue une telle situation ! Aucune liberté n’est admissible au détriment de celle d’un autre ! Or, le droit à la vie est le plus fondamentale de tous les droits !

Mais, pour ce faire, il faudra modifier totalement la perception entachée d’aprioris moraux réprobateurs que la société a des jeunes filles ou femmes qui ne désirent pas garder un enfant. La maman-naturelle devra faire l’objet d’attentions particulières des services sociaux et de la bienveillance de la société en général. Car, dans le drame que constitue toujours l’abandon d’un enfant, elle aura agi d’une façon doublement admirable : consciente de son inaptitude à garder l’enfant, quelles qu’en soient les raisons, elle l’aura nourri de ses entrailles jusqu’à la naissance, magnifique preuve du respect qu’elle porte à ce petit être ; puis, silencieusement, elle gardera, sa vie durant, au fond du cœur la pensée de celui ou celle qui doit être écolier ou écolière, lycéen ou lycéenne, et maintenant peut-être père ou mère… Pensée douloureuse assurément, par cette absence perpétuelle qu’elle entretient, mais ô combien préférable à celle, certaine cette fois, de lui avoir ravi, par sa mise à mort, toutes ses chances d’affronter les heurs et malheurs de toute vie « qui tire sa lumière justement de ses ombres », comme le disait le Prince Salina de sa chère Sicile. Bonheur gratuit d’une vie qu’elle offre à cet enfant sans possibilité de pouvoir en être témoin. N’est-ce pas le plus bel exemple d’amour que celui qui agit au seul profit de l’autre sans attente de retour ?

L’anniversaire des quarante ans de cette loi ne commémore donc pas un progrès social, mais un crime républicain, un crime contre l’humanité, un « embryonocide » ! Non pas une avancée des droits de la femme, mais une régression des droits de l’Homme à naître !

Une telle infamie ne se commémore pas, elle se pleure et se combat !

A bon entendeur, salut !                                                      

Franz de Burgos

(1)Paraphrase du premier roman d’Anatole France : « Le crime de Sylvestre Bonnard, membre de l’Institut ». 1881.

Commentaires  

#2 Dofiar 17-01-2015 10:53
« Le crime de Simone Veil ». C’est encore plus le crime du Premier ministre de l’époque, Édouard Balladur, qui, constitutionnel lement, conduit et dirige la politique de la nation, et de celui du président de la république de l’époque, Valéry Giscard d’Estaing. Ce crime est collégial.Les ministres ne font qu'obéir au Premier ministre et au président de la république.
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#1 PELLIER Dominique 16-01-2015 08:28
Les temps se disent "plus évolués", issus de 1968, interdiction d'interdire, liberté totale, surtout des moeurs par laquelle on arrive notamment à l'avortement inique. Plus qu'une abstinence sexuelle, si vous ne pouvez y arriver, usez de contraceptif mais NE TUEZ PAS ces pauvres petits, même dans le sein de leur mère. TU NE TUERAS POINT!!! En quelle langue faut-il nvous le dire ? Ou bien, faites attention ! Ben oui, il risque d'être trisomique, et alors, Dieu permet que vous traversiez cette épreuve, supportez-la avec foi et Il vous aidera, MAIS NE LE TUEZ PAS!!!!!!
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