Simone Veil trahie par la classe politique

"S'il vous plait ! Ne passez jamais à cet acte abominable qu'est l'avortement, je l'ai fait plus d'une fois, il y a plus de 15 ans passés, et je le regrette amèrement. Aujourd'hui, je n'arrive plus à avoir d'enfant alors qu'avec mon mari nous en désirons un ardemment. Je ne cesse d'implorer le pardon de Dieu pour cet acte innommable que j'avais fait et que Dieu dans sa miséricorde me donne quand même un enfant.

Ne le faites jamais, que Dieu vous éclaire de son amour". Ce cri d'alarme de cette jeune femme désespérée dont je tairai le nom montre bien le côté funeste de l'IVG.

L'AVORTEMENT N'EST PAS UN DROIT

L'Assemblée Nationale vient d'adopter une résolution faisant de l'avortement un droit fondamental. 147 députés sur 150 présents ont voté cette ignoble résolution, les 427 autres n'ont pas daigné y prendre part. Une indifférence générale qui semble être la philosophie de nos dirigeants aujourd'hui.

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune : "les premiers mots du projet de résolution affirment que le droit à l'avortement, souvent contesté, reste fragile, or le fait de parler de l'avortement comme d'un droit montre au contraire une évolution, jamais démentie, dans le sens d'un renforcement".

En effet, en 1974, il n'a jamais été question de donner un droit à l'avortement, ni de le banaliser. Il s'agissait de dépénaliser l'acte, dans certains cas, pour la femme et pour le médecin.

"La loi Veil de 1974 reposait sur la détresse et l'exception, considérée comme la réponse à une situation de détresse, l'avortement ne devait être permis qu'exceptionnellement et dans des délais contraints. C'est pourquoi la loi commence par rappeler le principe garantissant le respect de l'être humain, dès le commencement de sa vie, avant d'accepter la dérogation de l'avortement sur le fondement d'une détresse dont la femme n'avait d'ailleurs pas à apporter la preuve. Il s'agissait donc d'une exception à une règle d'ordre public", précise encore Jean-Marie Le Méné.

Et la loi sur l'IVG n'a cessé d'évoluer. De provisoire, elle est devenue définitive (loi Pelletier de 1979). Le remboursement de l'IVG et sa prise en charge par l'Etat ont été autorisés (loi Roudy de 1982), un délit d'entrave à l'IVG a été créé (loi Neiertz de 1993). Les délais ont été étendus (loi Aubry de 2001), la notion de détresse a été supprimée et le délit d'entrave élargi (loi Vallaud-Belkacem de 2014).

Quels que soit les politiques au pouvoir, depuis la loi Veil, le droit de naître s'est transformé en droit de mort, et le mépris de la famille est devenu une habitude.

Et puis cette résolution votée avec acharnement n'est pas conforme au droit français, ni au droit européen, ni au droit international, qui ne reconnaissent pas le droit à l'avortement, mais considèrent que cet acte doit être évité autant que possible et ne devrait pas être une méthode de planification familiale, ce que propose malheureusement cette résolution.

Et le danger : l'IVG ne doit pas être un acte médical comme un autre dans le système de soin. Notamment en banalisant les procédures.

Que faisons-nous sur le plan éthique ?

"La seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victime de l'avortement, nous fait horreur ".  Pape François

Eric Muth

Commentaires  

#4 Benoît Legendre 30-11-2014 23:14
Il est à craindre qu'aucun ténor politique actuel n'aura le courage et encore moins la volonté de revenir à l'idée et à l'esprit de la loi Veil, et de faire en sorte que l'acte terrible qu'est l'avortement soit légalement défini non pas comme un droit, mais comme une "autorisation exceptionnelle" ... N'ayons pas peur d'affronter nos diaboliques adversaires adeptes de la culture de mort ; et sachons les affronter sans violence (selon l'enseignement du Christ) en étant certains que notre victoire ne sera pas sur d'autres hommes, mais sur le Mal !
Vive le roi !
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#3 Jean-Yves Pons 30-11-2014 21:31
Quand le 26 novembre 1974 Simone Veil montait à la tribune de l'Assemblée nationale pour prononcer son discours de présentation de la loi dépénalisant et autorisant l'avortement il ne fait guère de doute qu'elle était sincèrement convaincue de venir en aide à de nombreuses femmes en détresse.
Elle ignorait hélas qu'elle était déjà l'instrument de la culture de mort, elle qui avait échappé à une autre culture de mort.
Depuis ce jour maudit, le nombre d'avortements n'a jamais diminué (pour se situer au-delà de 220 000 par an) malgré les progrès et la diffusion des moyens contraceptifs qui étaient déjà en 1974 l'alibi de cette loi.
La raison en est simple : la banalisation de l'avortement, résultant de la loi de 1974, parallèlement à la perte des valeurs traditionnelles , a abouti à cet effroyable détournement de l'objectif initial : l'avortement est considéré aujourd'hui comme un moyen de contraception à part entière.
Ce qui était prévisible est désormais une réalité dont Simone Veil, qui refuse désormais de s'exprimer sur le sujet, ferait bien de prendre conscience. Nous y avons d'ailleurs insisté dans l'article suivant : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/11/26/bulletin-climatique-quotidien-26-novembre-2014de-la-republique-francaise/.
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#2 Solange 28-11-2014 10:40
Dans son intervention lointaine, Simone Veil avait bien mis en avant le fait qu'aucune femme ne passe à l'acte sans souffrance morale. Si elle le fait, c'est qu'elle ne peut faire autrement, pour chômage, difficultés en tous genres, etc. Il ne faut pas oublier que les "nanties" allaient hier en Suisse ou ailleurs dans des cliniques chic-chic et que les autres se mutilaient avec ou sans faiseuse d'ange, comme on les appelait avec aiguilles à tricoter, moutarde, persil, quinine, etc.. il faut toujours resituer les faits dans leur contexte historique. Une fille mère à l'époque était rejetée de toutes parts et n'avait droit à rien d'autre que le mépris et le rejet. Elle finissait sur le trottoir et son enfant confié à des religieuses, qui n'ont pas toujours été à la hauteur de leur mission. souvenez-vous de cette affaire en Irlante (800 petits cadavres non identifiés sans sépulture). Aujourd'hui, les mères célibataires ont une "prime" et pourraient éviter d'en arriver à cette extrémité. Les femmes violées ne peuvent garder le fruit de cette souffrance et du souvenir qu'elles auront à vie sur cet enfant. Ce que je trouve déplorable dans cette histoire, c'est l'absence de rappel de la contraception, qui a tellement évolué que toute femme trouvera sa méthode, sauf si l'homme s'y oppose. j'ai écrit suffisamment d'articles sur ce sujet en son temps que j'ai recueilli tellement de témoignages poignants qu'il ne m'est pas possible de ne pas répondre à cet article. Pour vous faire sourire et en terminer avec ce sujet, qui m'est aussi douloureux car j'ai connu tant de détresse chez les maghrébines et les noires que je ne peux pas ne pas réagir. Une gamine de 16 ans, mariée de force à un presque vieillard, avait été invitée à porter un collier (ultra simple) de boules noires et de boules blanches. En fonction de sa température, la fameuse méthode Ogino, elle devait éviter les rapports sexuels quand elle arrivait aux noires. Elle avait bien compris. Mais savez-vous ce qui se passa : l'homme fit passer les boules noires d'un coup pour arriver aux blanches, s'octroyant ainsi le droit de la violer et par conséquent de la mettre enceinte. Ce qui fut le cas. La gamine mit au monde une petite fille, l'horreur pour le père qui voulait un garçon, ignorant que le sexe de l'enfant est défini par le père, et non par la mère. La malheureuse enfant fut comme tant d'autres maltraitée par l'époux. Je n'ai jamais réussi à savoir ce qu'elle était devenue. En tant que femme, et journaliste, intéressée dans les années 1973-1975 à ce sujet, ayant aussi interviewé beaucoup de médecins "pour" et "contre", j'aimerais que la contraception soit mise en avant comme le véritable bouclier de l'I.V.G. C'EST SEULEMENT PAR LA CONTRACEPTION que ce drame humain sera résolu. Soyons aussi honnêtes : si les hommes prenaient eux aussi leurs responsabilités , il n'y aurait pas d'avortement. Les femmes restent en 2014 les victimes des hommes. Sans eux, pas d'avortement !
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#1 PELLIER Dominique 28-11-2014 08:09
L AVORTEMENT EST UN CRIME. NOus n'avons donc pas le droit de la pratiquer m^me au nom de l'Etat, encore moins avec sa bénédiction. L'Etat se rend de fait coupable de meurtre.
Mais allez-y donc, avec vos libéralités, vos "interdit d'interdire" ! Et que Dieu vous prenne alors en pitié. Vous frôlez m^me l'eugénisme. Seriez vous comme les nazis autrefois ? UNE RACE PURE, pas de droit de vie à ce qui est malade, diforme, faible ? Mais vous êtes moins que des bêtes!!!!!!
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