La violence des Clowns

La « rumeur » a enflammé les réseaux sociaux. A la suite d'une plaisanterie de très mauvais goût, des dizaines de jeunes français imaginatifs ont cru bon de terrifier les passants grimés en clown, parfois armés.

Voilà de quoi est capable une société qui vit des réseaux sociaux : une mauvaise blague termine en drame. Les mois de prison ferme apprendront aux insouciants quelle peut-être la conséquence très concrète d'affaires apparemment virtuelles.

La violence des clowns tombe durant la période de la fête des morts. Nos prêtres peuvent exceptionnellement célébrer trois messes par jour et les indulgences ecclésiastiques sont généreuses pour les fidèles catholiques. Satan, le singe de Dieu, n'a pas manqué de travestir la commémoraison des fidèles défunts en « Halloween », odieuse fête pagano-luciférienne qui traîne nos enfants dans les rues, grimés en créatures diaboliques pour réclamer des friandises sur un ton qui dépasse l'impolitesse.

Cette mode de l'épouvante entraîne des réactions de violence. La semaine passée, le quotidien gratuit Metronews faisait état de la décision de groupes de jeunes gens de patrouiller pour « s'occuper » d'éventuels spécimens de clowns vivant sur le territoire national, parfois armés.

La bêtise de cette escalade est absurde, et la société trouve dans ces tristes bouffonneries la soupape de décompression d'une société en crise.

Lorsque les médias nationaux n'ont rien d'autre à raconter que de sordides histoires de méchants clowns, lorsque nos prisons surchargées se voient affublées de ces individus eux-mêmes chassés par des milices armées, le pire est à venir. Lorsque cette triste réalité fait l'objet d'un article dans un média royaliste qui prétend y voir la conséquence d'une éducation ratée et de l'influence des divers écrans chez une jeunesse déboussolée, la fin est proche.

Julien Ferréol

Commentaires  

#4 Renaud Serv du Roy 05-11-2014 18:33
Cher Julien,

J'aime beaucoup votre dernière phrase. L'autodérision est toujours rafraichissante.

Mais je pense que cette réalité navrante doit être traitée par notre média. Ne serait-ce que pour souligner le contraste entre notre vision d'une France royale rayonnante et respectée et catholique purgée de tous ces néo-paganismes (car l'excuse de la résurgence de rites païens pré-chrétiens est un leurre) et le marais putride de décadence dans lequel s'engloutit maintenant la République.

Je suis un inaltérable optimiste et suis sûr que nos lecteurs comprendront un jour que la France n'a qu'une identité: l'union de son peuple autour de son Roi, premier Vicaire du Christ ! Qu'un seul avenir: la restauration de Louis XX !

Pour Dieu, la France et le Roi !
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#3 Jacques M 05-11-2014 10:57
Merci Julien de ne pas médire sur les traditions de nos ancêtres. Ce n'est pas Satan qui a grimé la fête des Défunts en Halloween, c'est plutôt l'Eglise qui a diabolisé une honorable fête païenne liée aux défunts de la famille.

Halloween est ce qu'il reste de la défiguration du Samaín et de l'Álfablót. Il s'agissait d'apaiser les âmes des hommes défunts de la famille (pour les femmes c'était la veille du 1er mai) -appelés Elfes chez les Scandinaves- qui n'avaient pas trouvé le repos et se trouvaient dans les limbes en attendant soit une réincarnation (tout au moins chez les Scandinaves) pour s'améliorer soit accomplir un service en tant qu'esprit protecteur auprès de sa famille afin de gagner son repos. En somme une sorte de purgatoire ou le défunt doit purger par lui-même sa peine avec l'aide des prières des gens de sa famille.

L'halloween a été diabolisée alors qu'elle n'avait pas ce caractère diabolique à l'origine, c'est l'Eglise qui a fait ça pour détourner les hommes de l'ancienne tradition. Mais ça reste bon enfant dans les pays anglo-saxons, car comme pour le carnaval c'est un débordement encadré par le sacré. Le problème en France c'est que ce n'est pas une tradition autochtone mais importée, elle est donc déchargée de sa composante mystique et n'est donc qu'un prétexte à la manifestation d'un joyeux bazar.

Moi j'ai fêté l'Álfablót à la maison, donc on a fait la lanterne avec le don de nourriture et de bière pour la mémoire des ancêtres, les enfants ont eu quelques bonbons, je leur ai raconté l'histoire de la fête, mais comme dans l'ancienne tradition c'est une fête familiale et donc nous ne sommes pas sortis puisque d'après les légendes ce soir-là il ne faut pas sortir car les âmes en peine qui n'ont pas reçu d'attention de leurs proches peuvent se déchaîner contre les gens (surtout ceux de leur famille et qui n'ont aucun respect du sacré).
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#2 PELLIER Dominique 05-11-2014 08:03
Mais que voudriez-vous faire contre ces imbéciles ? Oui les prisons sont combles, mais il ne faut plus rien tolérer en France, tolérance zéro. Tu fautes, tu paies. Voudriez-vous seulement leur f... une bonne fessée quand ils méritent une extrême sévérité ? Du temps de nos rois, cela n'aurait-pas traîné. En bastille et puis c'est tout !!!!
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#1 Benoît Legendre 04-11-2014 22:42
Ce que je trouve inquiétant, mais hélas logique dans une société où personne ne veut prendre de responsabilités et où personne ne veut respecter le bon sens commun et les lois, c'est l'apparition de ces "milices" armées qui veulent se faire justice elles-mêmes... C'est le far-west dans la Cité, la loi de la jungle ! Et cela risque de prendre de l'ampleur tant que nous aurons une justice taubiresque avec son "mur des cons", mais aussi tant que perdurera dans notre société cette mentalité puérile et irresponsable qui consiste à dire : "je fais ce que je veux, quand je veux, où je veux, sans que l'on me dise quoi que ce soit, et sans qu'il ne m'arrive quoi que ce soit".
Nous avons pour devoir de changer de mentalité, si nous voulons que ce monde change et s'améliore...
Vive le roi !
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