Quand Louis de Funès affichait subtilement son légitimisme à l’écran

En ce jour anniversaire de la mort du comte de Chambord, j'invite les lecteurs de Vexilla Galliae à (re)voir Le tatoué, un film de Denys de la Patellière sorti en...1968.

Réunissant Jean Gabin et Louis de Funès, "the two greatest actors of the french screen" dixit le film promotionnel pour le marché anglo-saxon, cette comédie fait référence par deux fois à Henri V, mais il faut être attentif aux détails, qui sont à l'Histoire ce que les atomes sont à la Physique. Je doute que choisir comme élément de décor un unique portrait encadré du comte de Chambord (l'une des plus célèbres photographies) accroché au-dessus à droite du lit à baldaquin de la "maison de campagne" du comte Enguerand (interprété par Gabin) mais aussi au mur du salon de son pavillon fut le fait des seuls accessoiristes ou autres décorateurs du film. J'y vois une touche "funèstienne", perfectionniste qu'était l'acteur. Un spécialiste pourra peut-être nous dire si notre énergique comédien avait coutume de proposer au(x) scénariste(s) de ses films des choses hors du champ de sa seule interprétation.

A propos de scénariste, celui du Tatoué n'est autre que Alphonse Boudard (en l'occurrence auteur du roman Gégène le tatoué), anar de droite, certainement pas fanatique des communistes, lui qui fréquenta les rangs excités du colonel Fabien, avant de les laisser à leurs basses exactions dans l'Est de la France lors de la Libération, notamment en Lorraine. En faire à partir de là un potentiel aficionado du légitimisme serait un peu capillotracté. 

On peut donc considérer comme fort probable l'intervention personnelle de Louis de Funès, né il y a cent ans.
A moins que la clef du mystère réside dans les pages de Gégène le tatoué que je n'aurai pas le courage de lire. A bon lecteur en vacances, salut !

Alphée Prisme

Article initialement publié le 24 août 2014

   
 dès la première seconde, regardez vite le coin "nord-est" de votre écran  minute 2'38" et secondes suivantes

Commentaires  

#7 PELLIER Dominique 27-08-2015 08:14
Beaucoup de manifestations sympathisantes à la cause légitimiste, mais qu'est-ce qui prouve son légitimisme ? L'était-il de coeur. Fréquenter les rois, être ou non de la noblesse ne fait pas un royaliste, la noblesse n'ayant-elle pas coulé le bon roi Louis XVI ????
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#6 Xavier 02-10-2014 13:33
En réponse à Benoît Legendre, le film avec Jacques Dufilho jouant le rôle d'un officier du Cadre Noir se nomme Milady.
Vive le Roi.
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#5 TRACY 25-08-2014 22:11
Citation en provenance du commentaire précédent de Montplaisir :
Très bien vu ! Funès était effectivement légitimiste et connaissait bien la vie du comte de Chambord. Je promets de lui rendre hommage lors d'une réédition de la biographie de celui-ci.

Et bien voilà, nous avons la confirmation d'un grand historien. Merci Vexilla Galliae pour l'information.
Vive le roi !
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#4 Montplaisir 25-08-2014 19:43
Très bien vu ! Funès était effectivement légitimiste et connaissait bien la vie du comte de Chambord. Je promets de lui rendre hommage lors d'une réédition de la biographie de celui-ci.
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#3 Benoît LEGENDRE 25-08-2014 13:52
En tout cas, conscient d'appartenir à la grande civilisation judéo-chrétienn e d'occident ; mais il a reconnu lui-même que le tournage de "Rabbi Jacob" lui avait "décrassé l'âme", selon ses propres dires.
Un grand acteur (à mes yeux) légitimiste était Jacques Dufilho, inoubliable dans le "Crabe-tambour" de Pierre Schoendorffer, et dans un autre film où il joue le rôle d'un officier cavalier qui tente par tous les moyens de trouver une écurie décente à son cheval, fidèle compagnon... Si quelqu'un pouvait me donner le titre de film (ou téléfilm), j'en serai ravi !
Vive le roi !
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#2 philippe 25-08-2014 11:53
Louis de Funès ne manquait jamais la messe du 21-Janvier. Il a été l'un des mécènes du Barroux et de Mgr Lefebvre. Il était abonné au Souvenir Vendéen.
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#1 AudeLys 24-08-2014 11:15
Je crois que Louis de Funes, de son vrai nom Louis Germain David de Funès de Galarza, est issu d'une famille (ruinée) de la noblesse Castillane. Tout comme sa mère, enlevée par son père avant de venir en France, appartenait à la grande bourgeoisie.
Je ne le savais pas, mais il n'est pas surprenant qu'il fut royaliste et encore mieux, légitimiste.
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