Alice de l’autre côté du miroir : elle défie le Temps

« Alice de l’autre côté du miroir » nous transporte dans un univers que l’on connaît bien et qui a été dynamisé par James Bobin, lequel n’a pas trahi Lewis Carroll. La jeune Alice est devenue une belle jeune fille qui veut retrouver des parents que le Temps a volés. Il s’agit d’une magnifique réflexion sur la famille, l’importance des liens que l’on tisse avec elle. Ce film s’adresse tant aux enfants qui le verront au premier degré qu’aux adultes qui analyseront tous les symboles de ce petit joyau où le Temps domine et contre lequel on ne peut qu’être impuissant. Les horloges s’imposent dans la beauté de leurs rouages, des aiguilles qui ne font rien d’autre qu’assurer leur fonction.

Étant donné que tout est fantastique, avec des personnages attachants, on passe presque deux heures sans voir passer le temps, admirant la prestation de Sacha Baron Cohen, qui joue ce personnage du Temps, lequel porte dans son cœur les mécanismes des heures, des minutes et des secondes.  Johnny Depp (le Chapelain) continue de nous charmer et Mia Wasikowska poursuit une belle carrière dans le rôle d’Alice. Il est souhaitable de voir ce film de James Bobin en version originale et se laisser emporter par la folie de ce divertissement haut en couleurs et en effets spéciaux. Un film magique où parents et enfants peuvent venir ensemble pour se distraire, oublier le temps et réaliser la valeur infinie de la famille et des valeurs morales des affaires puisqu’il est aussi question d’affaires avec le vaisseau dont Alice est le capitaine. J’aurais aimé voir plus souvent le chat qui peut passer du visible à l’invisible et qui s’impose par sa beauté. On ne peut tout avoir !

Alice de l'autre côté du miroir a pris la première place du box-office parisien, alors que  Johnny Depp s'est fait lyncher par les critiques aux États-Unis. Juste pour info, le budget de ce conte fantastique se monte à 170 millions de dollars. Pour vous distraire, n’hésitez pas à voir cette Alice et son Chapelain fou, si merveilleusement interprétés. Johnny Depp révèle une fois de plus son immense talent.

Solange Strimon

 

Commentaires  

#3 Sophie Drouin 16-06-2016 21:14
Avez-vous vu le film au moins??? Car une esthétique surprenante et décalée et un chapelier fou ne fait pas un auteur drogué; et si Johnny Depp est un drogué divorcé et alcoolo, est-ce que toute la production mérite-t-elle d'en finir aux gémonies pour autant???
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#2 PELLIER Dominique 13-06-2016 08:17
Je me pose la question, savoir se cette suite figure bien dans le roman de Lewis Caroll, que je ne connais pas, soyons franc.
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#1 des Millets 11-06-2016 10:46
Une littérature dictée par la consommation de psychotropes ne peut produire qu'une filmographie délétère. Coupons-lui la tête !
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