Mgr Tony Anatrella, Développer la vie communautaire dans l’Église

Récemment, ces dernières semaines, nous avons brièvement présenté différents ouvrages, dont deux étaient signés monseigneur Marc Aillet et monseigneur Albert Rouet, deux figures de l’Église catholique en France, à la jonction des xxeet xxie siècles. Continuons donc sur notre lancée épiscopale en vous soumettant un ouvrage de monseigneur Tony Anatrella, « simple » prélat de Sa Sainteté, à titre honorifique : Développer la vie communautaire dans l’Église[1].

Ce prêtre catholique, né en 1941, s’est distingué par ses analyses pertinentes en matières familiale et « sociétale », comme on dit aujourd’hui. Et, de fait, il est psychologue de formation. Il est d’ailleurs expert auprès du tribunal de la province ecclésiastique d’Île-de-France (il est incardiné dans l’archidiocèse de Paris) et auprès des officialités françaises. Surtout, il est consulteur du Conseil pontifical pour la famille ainsi que du Conseil pontifical pour la Santé, au sein de la curie romaine. Aujourd’hui, il agit en tant qu’expert nommé par le pape François pour le Synode extraordinaire des évêques sur la famille…

Fin psychanalyste, il ne mâche pas ses mots contre l’homosexualité (prise en elle-même, mais certainement pas contre les personnes qui la pratiquent). Il a été l’un des premiers à dénoncer les supercheries du PACS, de l’union Taubira, la GPA ou encore des « gender studies ».

Ici, monseigneur Tony Anatrella étudie les communautés nouvelles, plus couramment appelées « charismatiques ». Chacun sait que certaines d’entre elles ont été durement touchées et entachées par différents scandales, des prêtres, des religieux ou des laïcs engagés (ou moins engagés) s’étant livrés à des actes abominables, et qui dépassent de loin l’abominable dans la mesure où les criminels sont ceux en qui on devrait avoir confiance, étant donné leurs hautes responsabilités morales et les vertus qu’ils sont censés rechercher.

Outre ces considérations d’actualité, l’auteur du livre va beaucoup plus loin, en philosophe, en psychologue et en anthropologue tout à la fois, lorsqu’il s’interroge sur l’essence de la vie communautaire dans l’Église, qui doit être sans cesse une œuvre de vitalité. Il propose différentes pistes de réflexion, à l’usage de tous ceux qui souhaiteraient approfondir ce sujet. Il tâche de cerner tous les dangers et périls que suppose l’existence même d’une communauté, afin d’en écarter à l’avenir les effets pervers pour n’en retenir que les éléments positifs et bénéfiques, conjurant ainsi toute dérive sectaire ou morbide.

Jean de Fréville 


[1]ANATRELLA (Mgr Tony), Développer la vie communautaire dans l’Église. L’exemple des Communautés nouvelles, préface du cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, Dijon, L’Échelle de Jacob, 2014, 304 p., 23 €.

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