Père Marie-Antoine de Lavaur, Prier le Sacré-Cœur de Jésus

En la veille de la fête du Très Précieux Sang, alors que nous terminons le mois de juin, le mois du Sacré-Cœur au rôle si important pour les hommes mais aussi pour le royaume de France, mettons-nous quelques instants, accompagnés par un beau soleil estival, à l’école du « Saint de Toulouse ». Le père Marie-Antoine de Lavaur, né Léon Clergue dans le monde et ordonné en 1850, est devenu capucin profès le 13 juin 1856, s’efforçant de vivre dans la parfaite pauvreté évangélique autrefois assumée par Notre-Seigneur Jésus-Christ, puis par le grand saint François d’Assise, le « Poverello », qui occupe désormais au Ciel le trône laissé vacant par l’archange déchu, Lucifer.

Saint François d’Assise détestait les livres, qu’il rejetait, y voyant un déchaînement de l’orgueil humain, un gonflement de vanité et une issue divertissante. Mais il se montrait véhément à l’égard des livres du monde, de mauvaise poésie, d’affreux romanesque (si l’on peut parler d’un tel genre à cette époque), de science juridique pseudo-savante, d’épique ridicule et fin’amor immoral. En revanche, il n’aurait pas eu les mêmes foudres pour des ouvrages de piété et des livrets de prières, tels ceux que l’on réimprime aujourd’hui pour le Saint de Toulouse.

Prier le Sacré-Cœur de Jésus[1], c’est un opuscule d’apostolat et de sanctification. Des prières tutoyées nous invitent à nous soumettre d’un amour tout filial à l’amour le plus ardent qui soit, celui du Sacré-Cœur de Jésus. C’est une neuvaine revigorante, qui peut être priée de diverses manières : neuf premiers vendredis du mois à la suite (il serait parfait, alors, de la coupler avec l’assistance à la messe traditionnelle et à une communion, afin de bénéficier des grâces promises à ce sujet de ne pas mourir sans avoir reçu « les derniers sacrements ») ; neuf vendredis à la suite ; les neuf jours qui précèdent la fête du Sacré-Cœur (ou précédant le deuxième dimanche après Pâques, dit « de Misericordia ») ; de n’importe quel jeudi au vendredi en huit. Bien entendu, ces différentes formules ne sont pas exclusives les unes des autres, et on peut très bien toutes les mettre en œuvre !

Chaque « jour » de la neuvaine est précédé d’un texte de méditation introductif, lié à une grâce particulière à obtenir lors des oraisons qui suivent :

— 1er jour : « Je vous donnerai toutes les grâces et les aides nécessaires à votre état » ;

— 2e jour : « J’établirai et maintiendrai la paix dans vos familles » ;

— 3e jour : « Je vous consolerai dans toutes vos afflictions » ;

— 4e jour : « Je serai pour vous un refuge assuré dans la vie et surtout à l’heure de la mort » ;

— 5e jour : « Je répandrai sur votre travail et entreprises d’abondantes bénédictions » ;

— 6e jour : « Les pécheurs trouveront dans mon Cœur une source intarissable de miséricorde » ;

— 7e jour : « Dévouées à mon Sacré-Cœur, les âmes tièdes deviendront ferventes, les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection » ;

— 8e jour : « Ma bénédiction restera dans les lieux où est exposée et vénérée l’image du Sacré-Cœur » ;

— 9e jour : « À tous ceux qui agissent pour le salut des âmes, je donnerai la grâce pour pouvoir convertir les cœurs les plus endurcis ».

Cette piété culmine par l’acte de consécration au Cœur eucharistique de Jésus-hostie (p. 24). Un ensemble d’exercices qui ne peuvent que faire du bien !

Jean de Fréville


[1]LAVAUR (Léon Clergue, dit le « Saint de Toulouse », R.P. Marie-Antoine de), Prier le Sacré-Cœur de Jésus. Neuvaine du Père Marie-Antoine de Lavaur, le « Saint de Toulouse », Toulouse, Éditions du Pech, 2015, 28 p., 4,50 €. 

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