14 juillet 1793 : « Dieu et le Roi »

La mort d’un des plus illustres chefs vendéens – Jacques Cathelineau – a eu lieu le 14 juillet 1793*, suite à une gangrène qui n’avait pu être traitée correctement.  Ce 14 juillet républicain qui va donner lieu à des réjouissances dans toutes les régions de France (enfin, ce qu’il en reste) doit nous remettre en mémoire le génocide vendéen pour lequel Philippe de Villiers avait écrit : « le premier des droits de l’homme, c’est le droit à la vérité ». Et cette vérité s’éloigne de plus en plus dans nos livres d’histoire, au point que si nous n’y veillons, les horreurs commises lors de la guerre de Vendée disparaitront progressivement pour n’être plus qu’un petit épisode de l’histoire de France et les sanguinaires meneurs de la révolution française auront droit, non pas à l’absolution ou au pardon (ils ignoraient certainement le sens de ces deux mots)  mais à l’effacement de leurs actions.


Il ne s’agit pas dans cette chronique de détailler la première guerre de Vendée (mars 1793-Février 1795), que l’on peut redécouvrir  dans d’excellents ouvrages récents,  mais seulement de rendre un hommage très pieux et sincère à Jacques Cathelineau, dont la devise était « Dieu et le Roi » et qui  a eu le privilège de mener l’Armée Catholique Royale à s’élever contre la tyrannie de l’impiété révolutionnaire. Celle-ci a peut-être été l’une des raisons qui a poussé les Vendéens à ne pas accepter les infâmes décrets de la Constitution civile, qui réduisaient le clergé à n’être plus que l’ombre de lui-même, livré aux diktats des révolutionnaires, sans âme et sans cœur. Alors que les Vendéens, profondément religieux, attachés  à leur foi, à leurs prêtres, à leur liberté, à leur terre, ne pouvaient accepter la mise à mort de leurs valeurs les plus sacrées.

Les Vendéens se distinguaient du reste de la France par des qualités spécifiques à des hommes et à des femmes qui croient en Dieu, en leurs représentants, à leur roi, qui aiment leur terre et ne souhaitent aucun changement dans le déroulement de leur vie au présent et pour le futur.Éloignés du pouvoir central et de toutes les intrigues qui s’y déroulaient, ils ne suivaient pas les évènements révolutionnaires comme le reste de la France. En apprenant peu à peu ce qui se passait, la conscription fut votée en février 1793 et le mois suivant, des armées furent organisées. Quelques noms célèbres restent dans les cœurs : de La Rochejacquelein, Lescure, d’Elbée, Soufflet, Bonchamps, de Charette et le héros de ce jour Jacques Cathelineau.

Né au Pin-en-Mauges, le 5 Janvier 1759, Jacques Cathelineau était un homme simple, très apprécié de tous, sage, pourvu d’une très grande intelligence, pieux et incontestablement doué pour être un grand chef dans tous les sens du terme. Il est âgé de trente-quatre ans lorsqu’il s’engage. La famille de Cathelineau s’est distinguée au fil des siècles dans la défense des valeurs catholiques et royales au point qu’elle a été anoblie sous la Seconde Restauration.

« Le Saint de l’Anjou », comme on le nommait, méritait bien ce rappel de ce que fut le génocide vendéen. Le 23 décembre 1793, le Général de l'armée républicaine François-Joseph Westermann avait envoyé ce message au Comité de salut public à l'issue de la bataille de Savenay qui en disait long sur ce qui s’était passé : 

« Il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Plus de Vendée, citoyens républicains, je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay, suivants les ordres que vous m'avez donnés [...]. J’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher, j’ai tout exterminé [...] ». 

C’était un républicain, rien de plus, un de ces barbares qui ont écrit dans le sang cette partie de l’histoire de la France, massacrant tout sur leur passage, prisonniers civils, vieillards, femmes et enfants. À propos de cet épisode, Victor Hugo a écrit : 

« En 1793, la France faisait front à l'Europe, la Vendée tenait tête à la France. La France était plus grande que l'Europe ; la Vendée était plus grande que la France ».

Cette guerre dura plusieurs années. Chateaubriand et plusieurs autres historiens, en donnèrent le coût (approximatif évidemment) : côté République 400.000 hommes de troupes régulières, 700.000 gardes nationaux, 500 pièces de canon et 300.000 fusils ; côté Vendéens, pas de chiffre officiel, des milliers de soldats, des femmes, des prêtres, des enfants de douze ans et des vieillards de soixante-quinze ans périrent massacrés, dans des conditions absolument incroyables par des meurtres, des viols, des tortures, des pillages et la destruction sur toute la Vendée. Il y eut tant d’horreur dans ces guerres qu’il ne faudra jamais oublier que LA TERREUR est la base de notre république.

Pour mémoire, d’autres guerres de Vendée ont eu lieu en 1796, 1799 et 1815. De nombreux monuments attestent encore aujourd’hui du souvenir de la foi catholique par l'emblème du Sacré Cœur vendéen. Qui n’a pas en Vendée un ancêtre massacré dans l’une de ces guerres ?

Il faut toujours laisser ici et ailleurs toute liberté de culte pour ne jamais plus tomber dans le fanatisme et les excès en tout genre. Qu’on se le dise, haut et fort, les catholiques de tous pays ne se laisseront jamais mener à l’abattoir de la laïcité ou de l’Islam, autre fléau de notre temps qui sévit en Irak, en Syrie et ailleurs. Qu’on nous laisse vivre notre foi chrétienne sereinement. Excellent week-end et bonne semaine à toutes et à tous. Dieu sauve le royaume de France et tous les chrétiens demeurant hors des frontières européennes ! Vive le Roi…

Solange Strimon

* la date exacte de la mort de Cathelineau différant selon les différentes sources et livres consultés, j’ai choisi celle qui me semblait la plus crédible et permettait d’honorer ce 14 juillet nos martyrs vendéens.

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