Etonnant ! Correspondance en 1604 entre François Miron et Henri IV

Lettre de François Miron à Henry IV :

Cher Syre,

Permettez que je me retire ; en jurant fidélité au Roy, j’ai promis de soutenir la royauté.

Or, votre Majesté me commande un acte pernicieux à la Royauté. Je refuse. Je le répète à mon cher Maître et Souverain Bien-Aymé : c’est une malheureuse idée de bastir des quartiers à usage exclusif d’artisans et d’ouvriers.

Dans une capitale où se trône le Souverain, il ne faut pas que les petits soient d’un côté et les gros et dodus de l’autre. C’est beaucoup mieux quand tout est meslangé. Vos quartiers povres deviendraient des citadelles qui bloqueraient vos quartiers riches.

Or, comme le Louvre est la partie belle, il pourrait se faire que des balles vinssent ricocher sur votre couronne.

Je ne veux pas, Syre, être complice de cette mesure.

François Miron, prévôts des marchands

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Réponse du bon Roi Henry :

Compère,

Vous être vif comme un hanneton, mais à la fin un brave et loyal sujet.

Soyez content, on fera vos volontés et le Roi de France ira longtemps à vostre école de sagesse et de prud’homie.

Je vous attends à souper et vous embrasse.

Henry

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Ainsi donc, en 1604, la mixité sociale était déjà bien comprise comme un élément politique majeur.

Qu’en est-il plus de 4 siècles plus tard ? Poser la question, c’est y répondre…

Plaise à Dieu que notre Prince soit entouré de beaucoup de prévôts Miron !

Arnaud de Lamberticourt

Article initialement publié le 12 décembre 2014

 

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Caricature du 4 novembre 2017
« La république des privilégiés »

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