Merci, Votre Majesté !

Le Parisien Histoire* est revenu cet été, sur un fait important de l’histoire des communes. Il y a 200 ans, le 8 juillet exactement, Louis XVIII mettait fin aux fantaisies révolutionnaires appliquées à plus de 3000 communes françaises. Merci, Votre Majesté !

L’invention d’un calendrier révolutionnaire et des départements sont bien plus connus que ces fantaisies. Pourtant, elles en avaient le même objectif. Les révolutionnaires, dans un objectif de lavage de cerveau de toute trace royaliste ou chrétiennes, modifièrent les noms de nombreuses villes. Cachez-moi ces mots que je ne saurais voir : « Dieu, Roi, Comte, noble, Saint, Sainte, Duc, etc. » ! Qu’on les remplace par d’autres termes plus révolutionnaires que le peuple soit enfin éduqué ! Des exemples ? Saint-Ouen en Île de France devint « Bains-sur-Seine », Saint Amand-de-Coly en Aquitaine « Amand-le-Vallon », Saint-Etienne en Rhône-Alpes « Ville-d’Armes ». Versailles fut bien évidemment rebaptisée en « Berceau-de-la-Liberté ». Dans certaines villes, la modification virait au ridicule : Grelibre remplaça Grenoble. Des communes qui ne comprenaient aucun terme particulièrement royaliste ou religieux furent transformées. Angoulême, par exemple, dont le duc était le neveu de Louis XVI, eut pour nom révolutionnaire « Montagne-Charente ».

Les journalistes se trompent sur un point. « Jamais la France n’a connu un tel remodelage des noms de ses territoires », or les provinces d’ancien régime ont été remplacées par des départements, regroupés plus tard dans des régions dont le gouvernement s’apprête à réduire le nombre. Les noms des départements tirent souvent leur origine dans la présence d’un élément géographique important (montagne, cours d’eau...). Néanmoins, le « remodelage des noms » a, presque, effacé de la mémoire collective, les anciens noms multiséculaires des territoires français.

Presque, en effet, les révolutionnaires ont échoué. L’être humain, en général, le Français en particulier, a besoin de savoir d’où il vient pour savoir où il va. Preuves en sont l’intérêt des Français pour les émissions d’histoire de Stéphane Bern ou de Franck Ferrand et pour les ouvrages de Lorànt Deutsch, mais aussi la participation de plusieurs millions d’entre eux aux manifestations pour la préservation de la Famille naturelle.

Charles de Pisany

CARTE INTERACTIVE. Comment s'appelait votre ville pendant la Révolution?

Commentaires  

#5 Benoît Legendre 13-11-2014 23:44
Il est bien triste de constater que ces révolutionnaire s ont fait des émules, hélas très actives en ce début de 21e siècle... Il n'est que de voir la rage de nos facho-écolos et autres écervelés LGBT qui hantent les allées du pouvoir actuel ! La famille traditionnelle et naturelle est soumise à de terribles pressions actuellement, qui pourra m'expliquer les raisons pour lesquelles ces gens-là veulent à tout prix détruire l'humanité ?
Vive le roi !
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#4 Anselme 12-11-2014 18:10
Particulièremen t "drôle" également "Cinq Mars la Pile" pour St Mars(forme secondaire de Médard)...
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#3 Alister 12-11-2014 15:19
L'imagination n'était pas toujours bonne chez les révolutionnaire s

Certains noms passent encore comme ceux près de chez moi où le nom du cours d'eau local ( Arnay-le-Duc devint ainsi Arnay-sur-Arrou x ) mais alors certains sont d'un ridicule!

Saint-Jean-de-Boeuf fut tout simplement ... Boeuf! Mention spéciale à Sainte-Marie-su r-Ouche qui eut l'honneur d'avoir trois noms révolutionnaire s différents : Coyon, Bain-sur-Ouche et .... le superbe nom de ... République-sur- Ouche!
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#2 Cheuzeville 12-11-2014 10:20
A ces changements de noms, le gouvernement de la Terreur a également ajouté des "dégradations" comme punitions de localités récalcitrantes. C'est ainsi que Montbrison, préfecture du département de la Loire est devenu Montbrisé et a perdu son statut de préfecture. Feurs, petite bourgade voisine fut quant à elle promue préfecture de la Loire. Montbrison avait eu le tort de se soulever (durant la même période que Lyon).
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#1 PELLIER Dominique 12-11-2014 08:01
Mais oui, tant de noms charmants de villes ou de villages français, "bien de chez nous", où il fait si bon vivre ! Les voici affublé par la révolution de sobriquets archi laids. Qu'on me parle du village dont mes ancêtres sont originaires, Neuchâtel en Saosnois (72), et ceux environnants, villaines la Carelle etc.
Oui, l'histoire de notre FRANCE est une de ses richesses les plus grandes. Que nos enfants la sachent
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