Manuel Valls ou le gouvernement hémiplégique de la France.

Pour étayer les innombrables promesses qu'il ne pourra tenir mais qu'il a faites aux Français lors de son discours de politique générale, Manuel Valls a cru bon de les asseoir sur un socle qui se voulait patriotique. Souvenez-vous de ses paroles  vibrantes : 

" Soyons fiers d’être Français ! La France c’est un pays qui a toujours vu plus loin que lui. La France, c’est un pays qui porte son regard au-delà de lui-même. Et moi, je me battrai pour qu’il continue à voir plus grand. Car c’est cela être Français. La France, c’est cette envie de croire que l’on peut pour soi et pour le reste du monde. La France ce n’est pas le nationalisme obscur, c’est la lumière de l’universel. La France, oui, c’est l’arrogance de croire que ce que l’on fait ici vaut pour le reste du monde. Cette fameuse « arrogance française » que nos voisins nous prêtent souvent, c’est en fait cette immense générosité d’un pays qui souhaite se dépasser lui-même. La France a cette même grandeur qu’elle avait dans mon regard d’enfant, la grandeur de Valmy, celle de 1848, la grandeur de Jaurès, de Clemenceau, de De Gaulle, la grandeur du maquis. C’est pourquoi j’ai voulu devenir Français. Voilà ce que nous sommes et ce que nous devons rester. Ne rétrécissons pas la France, ne rétrécissons pas ses rêves. Et je vous demande le cœur battant pour la France de m’accorder votre confiance. Pour qu’ensemble, cette confiance, nous la rendions aux Français ! " 

On croyait entendre Charles De Gaulle sur le Forum d'Alger, le 4 juin 1958 :

" Jamais plus qu'ici et jamais plus que ce soir, je n'ai compris combien c'est beau, combien c'est grand, combien c'est généreux, la France ! " 

Or on sait aujourd'hui où et à quoi ont mené ces belles phrases... 

Mais il y a pire car résumer la grandeur de la France à la fausse victoire de Valmy, à la prétendue Révolution de 1848, à Jaurès, à Clémenceau ou même à De Gaulle et le maquis, c'est n'avoir rien compris à la France et à toute son histoire.

C'est non seulement être borgne mais c'est surtout être hémiplégique. C'est sans doute ça la République.

Avec Manuel Valls, comme avec ses complices, la France et les Français n'ont décidément rien à espérer. 

Jean-Yves Pons

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