Suppression de la double-nationalité: censure

Heureusement qu'il existe des quotidiens engagés, citoyens et vigilants pour nous informer. Heureusement qu'il existe des auteurs-éditeurs-etc. scrutant inlassablement les médias, ayant à cœur de tenir honorablement leur rôle de Vichinsky à la petite semaine. Sans ces glorieux dénonciateurs, nous n'aurions jamais su que l’hebdomadaire Le Point avait retiré un sondage, mis en ligne le dimanche 29 juin, sur son site internet.  
 
 
La question, même si elle a été mal formulée, avait quand même le mérite d'être posée : la double nationalité est-elle légitime ? Bien évidemment, la gauche s'est mobilisée, car il lui fallait défendre sa clientèle. Le procédé utilisé n'est pas nouveau. Guy Birenbaum qui a officié sur plusieurs chaînes radiophoniques a lancé l'attaque en s'en prenant, sur Twitter, au directeur de l'hebdomadaire, tenant le rôle de l'imprécateur :
 
 
Aussitôt, la vague s'est enflée et publiquement mis en cause, étant entendu que l'on soupçonnait à mots couverts le magazine politique d'avoir des arrière-pensées nauséabondes, Etienne Gernelle a fait le choix de retirer le sondage, prétextant que ce dernier était consternant. Il faut dire que la réponse était sans appel. 81% des internautes ayant répondu estimaient que la bi-nationalité n'est pas une disposition normale. Comme si le mariage de la carpe et du lapin pouvait déboucher sur autre chose qu'un fiasco. 
 
Comme si on pouvait détailler sa loyauté comme un coupon de rayonne à un étal du Marché Saint-Pierre. Pour mémoire, on se rappellera l'entrevue télévisée accordée par S.M. Hassan II, roi du Maroc, à Anne Sinclair, en 1982. Son propos était clair et net : " Je vous décourage en ce qui concerne les miens, les Marocains, d'essayer des détournements de nationalité, car ils ne seront jamais 100% français, ça je peux vous l'assurer. 
 
Mais la république française est xénophile et, par voie de conséquence, se détourne du peuple qu'elle est supposée servir, souhaitant secrètement le voir se dissoudre dans ce métissage dont elle ne cesse de nous rebattre les oreilles. Il est donc normal qu'elle considère que l'on puisse être à la fois un bon Français et un bon Algérien, etc. au gré des combinaisons possibles. Plus fort encore, elle reconnaît même la triple nationalité. Une sénatrice EELV, Esther Benbassa, jouissant de la triple nationalité française-turque-israélienne. Concernant cette dame, je me demande comment elle arrive à vivre ce grand écart permanent sans tomber dans la schizophrénie ? Quant à la république, elle feint de ne pas voir les problèmes causés par cette double allégeance. Elle se refuse même à déchoir les djihadistes de la nationalité qu'elle a, bonne fille, distribuée au petit bonheur la chance, comme on lance des graines à une volée de moineaux.
 
Puisqu'on vous dit que c'est consternant !
Pierre Guillemot

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Caricature du 4 novembre 2017
« La république des privilégiés »

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