La vraie solution au problème écologique est royaliste!

 Les débats sur l’écologie sont pollués de modernisme.

D’un côté nous avons des forcenés qui divinisent la nature et seraient prêts à tuer les hommes pour « elle » (ce qui ne veut, soit dit en passant, rien dire). Ici, diviniser veut dire au fond humaniser, puisque le nouveau dieu de cette religion idolâtre du monde contemporain est l’homme (et l’on projette donc sur ces pauvres animaux des sentiments anthropomorphiques qui leurs sont complétement étrangers, quand on ne leur impute pas une volonté ou une intelligence hors de propos). Et au passage, ces pseudo-amoureux de la nature la détestent en fait, et vont nier les natures particulières de chaque animal ou végétal en les uniformisant derrière l’attribution d’une pseudo-nature humaine uniforme. Chaque animal a pourtant une nature propre qui leur donne une fin précise et un rôle particulier, et souvent une relation particulière avec l’homme, en tout cas une place précise dans la création. Un chien n’est pas un chat qui n’est pas un cheval qui n’est pas un taureau qui n’est pas un faucon qui n’est une dinde qui n’est pas un champignon, etc, etc. Religion idolâtre qui après les droits des hommes inventent les droits des femmes, des enfants, des animaux, et bientôt des végétaux, voire des minéraux pourquoi pas.

De l’autre côté nous avons d’autres forcenés qui font de l’homme tout autant un dieu qui devrait « dominer », dans un sens moderne de « détruire, tyranniser » - qui n’a rien à voir avec le sens étymologique et biblique de « gérer come un bon maître de maison et servir ceux qui sont placés sous sa responsabilité », ici la nature. Ils nient tout autant les devoirs de l’homme envers la nature en tant que maître d’une part, comme nous l’avons été institué par Dieu, et en tant que création divine envers laquelle nous devons le respect, en prônant une sorte de frénésie de la destruction et de la démesure.

Il se trouve que chronologiquement la folie prédatrice semble précéder la folie écologiste, mais la source est la même, et la démesure la même, et la logique la même.

Tout cela provoque des tentatives pour le moins ridicules, mais symptomatiques de la religion de l’homme, de « régler » un problème mal posé : combattre (vainement) le (pseudo-)réchauffement climatique.

C’est absurde. Comme si l’homme pouvait maîtriser la création, comme s’il était le créateur. Il n’en est que le dépositaire et le maître, qui doit la gérer comme un bon maître de maison. Mais la logique moderniste est limpide : l’homme-dieu doit pouvoir le faire. Sauf qu’il ne peut pas dans le monde concret et la réalité le rattrape, lui montrant son impuissance, qu’il tente de se cacher en tyrannisant les hommes avant tout.

Autre symptôme typique du modernisme : de faux principes entraînent une fausse conception de la politique. On en arrive à agir sur ce des choses sur lesquelles nous n’avons pas de prises – la température de la terre – pour de mauvaises raisons -le but du jeu ne devenant que temporel au mieux (sauver les hommes d’une extinction), voire encore plus stupidement haineux de l’homme en oubliant qu’il est au centre de la création (en voulant juste protéger la nature en tuant des hommes, en manquant à toute charité envers les pauvres-les gilets jaunes comprendront). Tout cela justifie en tout cas tout un train de mesures totalitaires visant à façonner un homme-machine d’une grande mécanique totalitaire, en s’introduisant par la force et la contrainte dans la vie intime et quotidienne – pensons à la persécution des automobilistes, du diésel, etc, etc. Tout cela est évidemment voué à l’échec, car nous nous fixons des objectifs impossibles en se fondant sur une anthropologie erronée.

 

La solution pourtant devrait être simple. Il faut agir là où on le peut, et par l’exemple.

Il faut d’abord bien poser le problème : il s’agit de la démesure de l’homme, et non pas du pseudo-réchauffement climatique. C’est parce qu’il se croit tout-puissant et qu’il devient esclave de sa chair qu’il détruit et dégrade les dons donnés par la création au lieu d’en user avec justice selon leur fin. Tout cela car le monde moderne a perdu la fin de l’homme, qui est la vérité par excellence, soit la gloire de Dieu et le salut de son âme.

Mais même sans aller si loin, voici la solution : mener un combat moral pour la restauration de l’esprit de frugalité !

Le problème n’est pas le réchauffement de la terre ou le CO2, le problème est la servitude des hommes envers leur désir, l’incapacité de ne pas réussir à s’empêcher d’assouvir tout et n’importe quoi à la minute, et donc le gaspillage automatique, absurde, immense et nuisible, avant tout moralement, mais aussi matériellement.

Par exemple, l’énergie nucléaire n’aurait pas dû être nécessaire si encore nous consommions modérément et efficacement. Les gens, devant les fruits délétères, se révoltent justement, mais apportent de mauvaises solutions du fait de principes faux.

Bref, la restauration morale par l’esprit de frugalité d’une part : c’est-à-dire se contenter du nécessaire, observer les jeûnes et s’adonner à l’esprit de sacrifice, se détacher des biens de ce monde, sans les mépriser, mais en les mettant à leur juste place.

Il s’agit aussi de restaurer l’indépendance et la débrouillardise : si chacun travaillait plutôt à subvenir concrètement à ses besoins véritables – et non aux faux besoins créés par la servitude à la chair -, si chaque foyer savait faire ses vêtements et produire une partie de sa nourriture, il est certain que l’harmonie nécessaire avec l’environnement serait au rendez-vous, comme il a été de tout temps dans toute société saine.

La solution politique est ainsi d’exhorter, et de montrer l’exemple, et d’inciter à la frugalité par la restauration de bonnes mœurs. Restauration qui signifie tout simplement restauration de la religion, car ces bonnes mœurs ne peuvent se restaurer que si la fin de l’homme – la Vérité, soit le Verbe, soit Dieu, soit Jésus-Christ – et rétablit clairement, le reste suivra ensuite, avec évidemment l’exemple donné par le roi.

 

En bref, promouvoir la frugalité, la modestie, l’humilité, l’esprit de sacrifice est la seule solution valable pour rétablir une relation saine avec l’environnement et la nature. C’et-à-dire retrouver la responsabilité de l’homme en tant que maître de la nature, qui dont donc veiller à son harmonie, au service des fins qui lui sont assignés, et pour sa gloire qui sert la gloire de Dieu.

Car la nature aussi est soumise au désordre dû à la chute, ce qui montre bien sa dépendance à l’homme, dépendance qui ne signifie en aucun une tyrannie de l’homme sur la nature, mais une ordination de la nature à la fin de l’homme, qui est son maître et donc qui est chargé par Dieu de s’occuper de sa création. Nature qui nous dévoile Dieu, nous fait sentir ses lois et sa justice, nous rappelle aussi la chute et nous appelle au désir d’une restauration complète qui ne passe que par la fondation de tout dans le Christ.

 

Alors dirigeants, montrez l’exemple de la frugalité et encourager à la frugalité, car il est certain que seul le progrès dans la vertu nous perfectionne et rétablit la relation harmonieuse entre les hommes et avec la nature. C’est cela la politique et les leviers aujourd’hui sont immenses, il ne s’agit que d’un souci de volonté et de fondation dans les bons principes.

Ce n’est pas « homme vs nature », c’est homme avec et dans la nature.

 

« C’est au désordre que fut assujettie la création [après le péché originel] avec toutefois l’espoir qu’elle serait, elle aussi libérée de l’esclavage de la corruption pour participer à la liberté glorieuse des enfants de Dieu. » Rm, 8, 19-22

 

Vive le Roy !

 

Antoine Michel

 

 

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