Manuel Valls ou l'enflure de l'ego

Je veux bien que l'héritage ibérique de Manuel Valls y soit pour quelque chose. Les habitants de la péninsule sont connus pour leur caractère ombrageux et autoritaire. Pour autant, il me semble que l'hidalgo de Matignon aurait dû réfléchir avant de se prendre pour ce qu'il n'est pas. Ainsi donc, on apprend par la journaliste Apolline de Malherbe que l'apprenti caudillo de la république aurait affirmé, en off, à quelques uns de ses amis : "l'Etat c'est moi".

Certes, au regard de l'autorité naturelle qui est celle de notre président, de l'immense popularité qui est la sienne, y compris dans les
rangs de sa majorité, le Premier Ministre ne peut apparaître que comme un chef. Mais de là à reprendre la formule attribuée à notre bon roi Louis XIV, il y a un gouffre qui ne saurait être franchi. On se rappellera que les margoulins n'étaient pas démissionnés mais conduits à Pignerol, et que les frondeurs avaient été mis au pas. 

Si nous pouvons nous féliciter que nos monarques servent encore de référence, en revanche nous ne peut qu'être étonné de voir Manuel Valls s'emparer de cette formule. Car il serait illusoire de croire un instant, derrière cet amour proclamé de l'entreprise et de l'ordre, que l'homme puisse adhérer à la moindre des valeurs qui sont les nôtres. Loin d'être un hommage, cette sortie est une insulte. Mais qui le relèvera ?

Pierre Guillemot

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