Gribouille au pouvoir et toujours pas de roi

Les dernières danses du ventre du gouvernement républicain donnent le tournis de la bêtise.

On aurait pu, dans un bref aperçu, reconnaître à Manuel Valls, le premier ministre que j’avais conseillé à François Hollande de nommer, ici même il y a plusieurs mois, un certain bon sens en débarquant les ministres qui faisaient le plus tâche, non seulement par leur incompétence – celle-ci étant le lot commun de presque tout son cabinet – mais aussi par leur manque de solidarité gouvernementale.

Or voilà qu’il en a oublié un en la personne de Christiane Taubira. J’imagine sans peine pourquoi il ne l’a pas fait : dans les habiles tractations ayant présidé à la formation du nouveau ministère, de roués conseillers ont dû estimer que l’équation femme plus noire fournissait un indispensable atout du politiquement correct. Du coup, la ministre de la justice ayant échappé à la charrette peut maintenant fronder à sa guise : le chef de gouvernement est désormais dans l’incapacité de renouveler à court terme la manœuvre de la démission globale du cabinet : il disposait d’un fusil à un coup, il a tiré sans viser.

Nous n’en sommes donc même pas revenus aux mœurs de la quatrième ou de la troisième républiques de sinistres mémoires : nous avons Gribouille à Matignon. Qui plus est flanqué d’un ministre de l’économie et des finances dont le MEDEF salue la clairvoyance, lui qui depuis plus de deux ans inspire à l’Elysée  cette catastrophique politique économique.  

Dans le même temps, le même gouvernement se préoccupe davantage de se mêler de la politique intérieure de la Russie, notre alliée traditionnelle, que de venir véritablement au secours des Chrétiens d’Orient, victimes d’une entreprise génocide avec le soutien de nos amis du Golfe.

Incohérence, inconsistance, incompétence : les trois I de la république batave. Et déshonneur par dessus le marché.

Les royalistes disposent donc d’une autoroute qui jamais ne fut aussi libre et aussi large pour dénoncer tout cela et pour proposer au pays une véritable alternative. Quel dommage qu’ils ne consacrent pas davantage d’énergie à bâtir, en profondeur, un programme politique comme le firent les légitimistes autour du comte de Chambord. Ils auraient, et largement, de quoi étonner les Français et offrir un cap à la France.

« Vive le roi quand même ! » disait Chateaubriand et, moins pessimiste, Paul Valéry : « patience, chaque atome dans l’azur est la promesse d’un fruit mûr. » Le fruit existe, qu’il se dépêche de mûrir.

Henri de Villehardin 

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