La Valse des allumés

« Le changement, ce n’est certainement pas pour maintenant » : tel pourrait être la devise du « nouveau » gouvernement Valls. Point n’est besoin, à mon avis, de disserter sur la présence non fortuite de guillemets autour du terme « nouveau ». On change les hommes, et les femmes (cela fera plaisir, au passage, à notre ministre de l’égalitarisme et de la disparition de la femme), mais certainement pas les idées.

Car leurs idées, leurs idéologies… Parlons-en justement ! « Faut rire ! », comme dirait le général Charette en évoquant l’irréligion de son époque, même si l’on aurait plutôt tendance à vouloir pleurer toutes nos larmes sur le sort catastrophique de notre si belle France !

Pensiez-vous avoir touché le fond de l’abîme républicain avec Vincent Peillon et son projet de terminer la révolution française ? Avec les extravagances anticléricales de ce genre de petit Robespierre à lunettes qui n’hésite pas à parler de 1789 comme d’une « expiation » du peuple français ? Au passage, quel serait donc ce si grand pêché de nos ancêtres qui mériterait « régénération » et « expiation » ? Celui d’avoir été fidèle à Dieu et d’avoir chéri ses Roys ?

« La révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. » (La révolution française n’est pas terminée, Seuil, 2008)


Pensiez-vous avoir tout vu avec cela ? Vous aviez tort. Peillon dehors, mais Bernard Cazeneuve nouveau membre de ce « gouvernement de combat ». Pas de grandes pages philosophiques à la Peillon, mais quelques petites phrases bien crasses :

« La laïcité porte en elle l’espérance de l’affranchissement de l’homme, par le dépassement de tous les dogmatismes »


Nous ne sommes pas loin de Voltaire et autres « Lumières » du XVIIIè siècle, dans leur combat effréné contre la « superstition » religieuse. Mais nous éviterons de titiller le politiquement correct en posant la question tout à fait légitime du « dogmatisme » tyrannique des idéologies filles de la révolution française, notamment de celle du repère des ayatollahs de Marianne rue de Solférino.

Mais ce n’est pas tout : pour Cazeneuve, évoquer les racines chrétiennes de la France, c’est « faire une relecture historique frelatée » qui a « rendu la France peu à peu nauséeuse ». Notre vieille civilisation française chrétienne plus que millénaire donnerait donc la nausée au nouveau ministre des cultes ? C’est qu’il doit profondément détester notre pays alors !

À moins que pour lui, comme pour le nouveau premier ministre Manuel Valls, la France ne soit née qu’en 1789, que le pays de Saint Louis ne doit exister que par la république laïcarde écraseuse « d’infâme ». Quitte à devoir régénérer tout le peuple, suivant la proposition du sanguinaire Carrier, idée totalitaire reprise par Peillon lui-même dans la citation sus-mentionnée.

Car, oui, pour le nouveau chef du gouvernement socialiste, la France est née en 1789. « La France, c’est la république et la république est sa religion ! » commente Raphaël Stainville, auteur du livre « Et la France se réveilla, enquête sur la révolution des valeurs », dans le très intéressant article « Les deux visages de Manuel Valls » du « Famille chrétienne » de cette semaine.

Non, monsieur Valls. La France n’est pas née un jour de l’été 1789.

Non, monsieur Valls. La république n’est pas la France.

Nous n’avons pas les mêmes valeurs, monsieur Valls. Car nous n’avons pas la même France. À vous et vos amis de l’oligarchie républicaine la France des menteurs, des grands-démocrates-uniquement-quand-ça-les-arrange, de la Marianne-femen, des allumés Voltaire, Rousseau, Holbach, Robespierre, Saint Just et autres, de la liberté bien contrôlée, de l’égalité tyrannique et destructrice de toute humanité, et de la fraternité rose-trois points entre bons copains politicards. Au bon peuple la vraie France, forte de ses diversités régionales, chrétienne et héritière de la grandeur et de la sagesse de ses Roys. Aux vraies gens, la France éternelle !

Après tout ceci, pensiez-vous vraiment avoir tout vu de la bêtise socialiste abyssale ? C’était oublier Laurence Rossignol, ancienne sénatrice PS promue au secrétariat d’état à la Famille :

« Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents. » À qui alors ? À l’État ? Encore une illumination toute révolutionnaire.

« Contre les particules on devrait essayer la guillotine. Ça a déjà marché par le passé je vous signale. » Retweet sans commentaire ! 

La révolution, les Lumières, et la Valse des allumés !

Philippe Cléry

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