50% des Français pour le retour du Roy ?

« Une défiance farouche » : tel est le titre du millésime 2013 du Baromètre de la confiance politique réalisé depuis quelques années maintenant par le CEVIPOF, le centre d'études politiques de Sciences Po, en collaboration avec OpinionWay. Les résultats alarmants de ce sondage effectué dans les règles de l'art devrait, a priori, ne surprendre que la classe politico-oligarchique de notre pays qui se pense légitimée dans ses envies de pouvoir par cette fameuse volonté générale émanant du vote de la France d'en bas. Les conclusions de cette étude sur l'exaspération évidente des Français vis-à-vis du système républicain actuel ne peut surprendre, au contraire, le citoyen lambda. 

 

"une bonne partie 

de ce baromètre 

a été en effet

censurée."

  

Les quelques exemples en images accompagnant cet article et tirés de cette étude sont suffisamment explicites pour pouvoir se passer de commentaires. Tous les travers républicains que nous dénonçons, nous, royalistes légitimistes, y sont présents : inefficacité de la démocratie « de masse » tromperie du clivage gauche-droite, clivage d’apparence bien utile à l’oligarchie dominante pour mieux régner, danger pour la préservation de notre civilisation du mondialisme favorisé par le système républicain, économie trop contrôlée par l’État.

Tout ceci aboutit à une méfiance et une morosité populaire générales. Quoi de plus étonnant ?

Un point très intéressant à relever : les institutions politiques de proximité (conseils municipaux, régionaux, généraux) inspirent bien plus de confiance que les institutions centralisatrices de plus grande échelle (assemblées, union européenne, gouvernement). Nous pouvons y voir une confirmation du rejet des institutions et administrations centralisées, jacobines, hégémoniques, voire internationalistes ou mondialistes. Nostalgie des Provinces décentralisées du Royaume de France ? Le peuple ressent tout simplement le besoin logique et naturel de responsables politiques directement proches de leurs problèmes, au détriment de toute cette administration centrale républicaine lourde et inefficace.

Mais là n'est pas le meilleur. Il y a, en effet, une belle cerise sur ce gâteau d'opinion publique. Une cerise qui, apparemment, n'était pas du goût de tout le monde : une bonne partie de ce baromètre a été en effet censurée.

Et c'est une première depuis sa création il y a 5 ans.

Le magazine Valeurs Actuelles a heureusement pu se procurer l'étude dans son intégralité, avant son passage dans les bureaux de la censure d'Etat. Voici donc cette cerise au goût si amer pour Marianne :

 « avoir à sa tête 

un homme fort

qui n’a pas à se

préoccuper

du Parlement ni

des élections »

Aussi incroyable que cela puisse paraître – d’où, sans doute, la censure de cette question par le CEVIPOF, pas moins de 50% des Français jugent « très bon » ou « assez bon » un système politique consistant à « avoir à sa tête un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections » – en clair : une monarchie ou une dictature… 

Considérant, pour 40% d’entre eux, que « les démocraties ne savent pas bien maintenir l’ordre », le besoin d’autorité au sommet de l’État est tel que 12% des Français vont jusqu’à souhaiter que «l’armée dirige le pays » ! » [x]

La moitié de nos concitoyens aurait donc le souhait de voir un « homme fort » à la tête de notre pays. Un homme fort, débarrassé des contraintes des parlements et du jeu électoral, ayant ainsi une autorité politique réelle à même de se libérer de toute querelle de partis. Besoin d’autorité mis particulièrement en valeur par ces quelques 12% de sondés prêts à voir notre pays confié à un gouvernement militaire !

Besoin d’ordre, enfin, besoin on ne peut plus légitime dans toute société civilisée, revendication mettant au passage à mal la démocratie de masse, jugée par 40% incapable de maintenir cet ordre nécessaire.

Quelle claque pour la république française, vantant unilatéralement « le gouvernement par le peuple et pour le peuple », sans jamais la moindre honte du mensonge ! Quel revers pour la classe politique républicaine dans son ensemble, elle qui cherche en permanence une légitimité bien faible et passagère dans une démocratie de plus en plus contestée par le peuple ! Et quelle lueur d’espoir pour nous, légitimistes, fiers porteurs de l’espoir d’une Royauté française restaurée dans toute sa légitimité, son autorité et sa bienfaisance !

Réjouissons-nous : le bon sens populaire est assez fort pour résister aux idéologies républicaines. Nous en avons là une nouvelle preuve flagrante. Ce bon sens commun à la plupart des hommes réclame tout naturellement une autorité pleinement effective et légitime au gouvernement du pays. Louis XVI nous le rappelle fort bien : « Gouverner les hommes n’est point les asservir. C’est pour conserver la liberté des hommes, qu’il a été nécessaire que les hommes fussent gouvernés : c’est donc par les lois générales, et non par les volontés particulières et arbitraires que les peuples doivent être gouvernés. » Ou encore : « La raison suffit seule pour nous convaincre que les souverains furent donnés aux peuples, et non les peuples aux souverains. L'autorité suprême n'est que le droit de gouverner ; et gouverner, ce n’est pas jouir, c'est faire jouir les autres ; c'est assurer, c'est maintenir contre la licence de la multitude les droits qui appartiennent à chaque individu. »

Travaillons sans relâche à faire redécouvrir les vertus de la Royauté légitime à nos concitoyens. Le bon sens, qui transparait dans cette étude d’opinion, et ce malgré la censure, fera du retour du Roy une nécessité logique, naturelle et vitale pour la majorité des Français.

Philippe Cléry

Lien vers l’étude d’opinion, version « politiquement correcte » : ici

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