Encore une liberté dans le collimateur de la république : le spectacle vivant

Notre ministère de la culture, qui déteste la libre entreprise et rêve depuis longtemps d’embarquer tous les bons Français dans des autocars d’État pour leur montrer des spectacles d’État, écrits et financés par l’État, vient de trouver une liberté de plus à laquelle s’attaquer : le spectacle vivant.

Voilà bien des années en effet, que les sons et lumières et autres « cinéscénies » qui, l’été venu, animent nos provinces sur un ton qui n’a rien de germanopratin, dérangent la république. Au Puy du Fou, on évoque le génocide vendéen, à la Bataille de Castillon l’invasion de l’Aquitaine par des Français vindicatifs, en d’autres lieux c’est encore l’histoire réécrite par la république qui se trouve rétablie dans sa vérité, sous une forme festive et bon enfant : tout ce que détestent les hiérarques de la culture officielle.

Comment donc tordre le coût à cet espace de création qui puise dans nos traditions bien françaises et échappe à l’autocensure du politiquement correct ? Heureusement,  Mme Filippetti vient de repérer le défaut de la cuirasse des derniers chevaliers de la liberté : le régime juridique des bénévoles. Quel scandale en effet ! Des gens qui œuvrent simplement pour le plaisir, animent leurs régions, ne revendiquent rien, pas même des subventions, et rencontrent le succès auprès d’un public grandissant. Et cela sans salaire, sans inspecteur du travail, sans bordereau administratif, sans délégués syndicaux, sans URSSAF et sans CGT ! Mais où allions-nous ! Heureusement notre bon ministre a retrouvé dans ses tiroirs le projet avorté de l’un de ses prédécesseurs, Mme Albanel. Pourquoi ne pas le reprendre ? Aucun risque de plagiat : après tout, c’est l’UMPS qui continue de gouverner la France.

Un projet typiquement républicain, qui donc consiste à interdire ou à taxer. Ainsi « les groupements d’amateurs de spectacle vivant » ne pourraient plus recourir à des bénévoles. Bien entendu, les spectacles bénéficiant du label de la culture officielle, décerné rue de Valois par les derniers fonctionnaires marxistes du monde, échapperaient à l’interdiction. Quant aux autres, on prononce leur arrêt de mort : pas de liberté pour ceux qui aiment trop la liberté. Les lémures de Robespierre et de Hébert doivent se réjouir : Mmes Albanel, Filippetti et consorts auront bien mérité de la république.

Henri de Villehardin

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