Classement international P.I.S.A : la France chute à la 25ème place

Comme  pour en limiter l’effet, Vincent Peillon avait commencé à l’annoncer haut et fort : les résultats de l'enquête P.I.S.A. 2012 (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves) ne seront pas à la hauteur de ses ambitions.

Les résultats de l’enquête Pisa, dirigée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), et portant sur les performances des élèves de 15 ans (conduite en 2012 dans 61 pays et 4 villes) ne font que révéler la réalité de notre pays. Tout est à revoir et à imaginer. Et rien ne laisse à penser que les réformes de Vincent Peillon changeront cette situation dans le bon sens. Avec lui, c’est toujours le pire qui est à craindre.

Il faudrait pourtant chercher les causes et les solutions de ce classement. Et surtout s’attarder sur le constat des inégalités accentuées entre les très bons et les mauvais élèves. Pour Eric Charbonnier, spécialiste de l'éducation à l'OCDE : "La corrélation entre le milieu socio-économique et la performance est bien plus marquée que dans la plupart des pays de l'OCDE". Autrement dit, plus on appartient à un milieu favorisé et plus on a de chances de réussites. A l’inverse, les élèves issus de l’immigration semblent confrontés à des difficultés d’assimilation et d’intégration de plus en plus lourdes. Pour des raisons évidentes. Inutile de faire un dessin.

Si le vieux continent affiche des résultats plus que médiocres, les Asiatiques doivent éprouver de la joie et de la fierté à figurer en tête de liste. Mais il faut savoir que ces jeunes-là travaillent, travaillent, travaillent jusqu’à tout comprendre et tout savoir. La ville de Shanghai accumule 613 points en mathématiques. Elle est suivie de la cité-Etat de Singapour (573), de la ville chinoise de Hong Kong (580), de la Corée du Sud, de Macao (également ville chinoise) et du Japon. Il faut arriver à la 9ème place pour voir apparaître les pays européens, à savoir le Liechtenstein (8e), la Suisse (9e) et les Pays-Bas (10e).

Il fut pourtant un temps où l’école française était l’une des meilleures du monde.  Tous les élèves qui entraient en 6ème savaient lire, compter (sans calculette), écrire sans faute. C’est vrai que ces élèves ne disposaient pas de toutes les facilités qu’offrent aujourd’hui les tablettes numériques et leurs accompagnements divers et variés. Et que ces élèves ne passaient pas des heures à regarder la télévision, à suivre des jeux et à dormir très peu d’heures. Les enseignants parvenaient aussi à faire passer leurs savoirs. Une prouesse qui semble de plus en plus difficile à réaliser en 2013. Ne serait-il pas intéressant d’analyser le pourquoi des excellents résultats obtenus par les élèves de ces pays asiatiques et d’essayer de les appliquer en France ? 

Etant donné les réformes que Vincent Peillon va continuer à infiltrer dans l’Education nationale, il appartient à tous les parents de surveiller ce qui est donné à leurs enfants et de se montrer plus que vigilants. Quand ce Ministre évoque "un enjeu de cohésion sociale" et de "réussite éducative pour tout le pays considérable", ne lui faites aucune confiance. Nous le savons, cet homme est extrêmement dangereux…

Solange Strimon

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