Neuwirth a comparu devant Dieu

Lucien Neuwirth est décédé dans la nuit du 25 au 26 novembre. Cet homme a donné son nom à la loi éponyme autorisant l'usage de la pilule contraceptive.

"Grand résistant" selon la qualification complaisante des médias de la pensée unique, Lucien Neuwirth a été député puis sénateur de la Loire. Proche du général de Gaulle, membre du "comité consultatif national d'éthique", Neuwirth était favorable à l'euthanasie. Dans le contexte du sulfureux suicide d'un couple d'octogénaire militant pour l'exécution des malades, chaque journaliste brûle son grain d'encens sur l'autel du monde moderne pour glorifier cet homme qui s'est toujours "battu pour de nouveaux droits".

Car Neuwirth n'était pas un vulgaire gauchiste. Il a dû batailler dans son propre camp, celui de la droite du général de Gaulle pour faire adopter ses lois. Il est l'illustration de la propension de la droite à trahir les valeurs qu'elle prétend défendre. L'opposition à la révolution, chez les girondins de la droite républicaine, a toujours été un leurre, un mensonge, une trahison et dans le moins hypocrite des cas, une illusion totale. Comme l'a si bien formulé Béatrice Bourges, on y retourne sa veste "toujours du bon Copé".

La pilule, bien sûr, serait passée sans cet homme qui n'a été qu'un instrument à la culture de mort. Les conséquences de la pilule sont monumentales car celle-ci viole gravement le Cinquième commandement, tu ne tueras point. Bien sûr, cela s'entend au sens corporel quand on sait que certains cas de prise de pilule sont contragestives et entraînent un avortement, soit la suppression volontaire d'une vie humaine. Mais cette violation est bien plus grave à la pensée de ces millions d'âmes perdues pour l'éternité à cause de ce péché. Ne pas tuer, c'est s'abstenir d'ôter la vie du corps mais surtout celle de l'âme.

De plus, la pilule entraîne une chute de la natalité qui affaiblit le pays et laisse la place à d'autres cultures moralement moins décadentes.

Alors prions pour lui, pour qu'il se soit converti si ce n'est pas le cas, mettons-nous tout de même à genoux pour les tenants de la culture de mort encore sur terre.

Julien Ferréol

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