Poussée du FN : à qui profite le crime ?

Le sondage CSA est net. Le Front National enregistre une haute sensible des intentions de votes pour les municipales de 2014 : 16% des électeurs se déclarent décidés à voter pour le Front.

Ce score n’est pas un record pour le parti de Marine Le Pen car ses résultats nationaux sont généralement plus élevés. Mais il est exceptionnel pour des élections locales : en effet, le FN ne dispose pas d’intouchables bastions, et reste très discret dans les problématiques locales, au profit des UMP, PS et autres sans étiquette. C’est le nœud du problème de son nombre de député : le système de circonscription le contraint à une très faible représentation parlementaire, alors qu’il flirte avec les sommets nationaux.

Alors, quels sont les tenants et les aboutissants de cette montée ?

Tout d’abord un peu d’histoire. Jean-Marie Le Pen, s’il ne s’entendait pas avec Jacques Chirac, avait une relation cordiale avec François Mitterrand. C’est celui-ci qui le poussa sur le devant de la scène pour servir de boule dans le jeu de quilles de la droite. Diviser pour mieux régner, c’était la stratégie de Tonton. Tonton dont le Parti socialiste se réclame encore, bien que ses cadres actuels ne fleurissent pas chaque année la tombe du Maréchal. Autre époque, autres conceptions de l’honneur et de l’Etat.

En second lieu, les marqueurs traditionnels de la montée du FN sont présents au plan national. La problématique nationale étant prédominante pour les électeurs de droite aux municipales, on peut imaginer des reports de voix, au grand dam de Jean-François Copé et de ses sbires.

Matraquage fiscal (l’un des chevaux de bataille de Pierre Poujade, le mentor de Jean-Marie Le Pen !), interventionnisme aux ordres de Washington, faiblesse de l’Etat face à la criminalité, tensions sociales et mondialisation ravageant la France de toujours : voilà de quoi pousser les candidats FN dans de périlleuses triangulaires.

Front National, leurre du système ou véritable opposition ?

La réponse à cette question sera tranchée s’il est appelé à gouverner. Cependant, le système semble verrouiller méthodiquement le système électoral pour maintenir le FN autour de 20%.

Si le Front gagne des villes de plus de 200 000 habitants, d’où il est généralement absent, nous saurons alors apprécier la politique de monsieur le maire.

Mais avant de prendre la mesure de cette opposition, observons les manœuvres de la république solférinienne qui va mettre toute son énergie à empêcher les élections de maires UMP en poussant - par dose mesurée - le Front National.

Julien Ferréol

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