Le savon de Marseille

Arnaud Montebourg doit être heureux que ses efforts soient enfin reconnus au sein du gouvernement. A quoi bon mettre une marinière, rompre avec Audrey Pulvar, et se démener devant les caméras pour se faire passer tant de savons par Jean-Marc Ayrault ?

Mardi, 6 membres du gouvernement étaient à Marseille. Mais malheureusement pour le ministre du « redressement productif », il n’était pas question de la promotion du savon de Marseille, pur produit du savoir-faire traditionnel français. Pire, Arnaud Montebourg n’était pas de la partie.

En effet, la petite colonie de vacances gouvernementale était composée de Jean-Marc Ayrault, de Marisol Touraine (celle qui veut rendre les personnes âgées « sexy »), de Marie-Arlette Carlotti, de Cécile Duflot (espérons qu’elle ne réquisitionne pas la Bonne Mère), et du couple de l’été, Manu Militari et Christiane Taubira. Et le prétexte de leur virée est bien plus grave que la lutte contre la contrefaçon généralisée du savon : il s’agissait de rassurer les français au sujet de la sécurité, à la suite des multiples drames qui ont ensanglanté la cité phocéenne.

Marseille est en effet la vitrine (brisée) de la délinquance et du crime en France métropolitaine. La capitale européenne de la culture fait parler d’elle dans toute sa superficie : le dernier assassinat en date (à l’heure où ces lignes sont écrites…) démontre que les quartiers nord n’ont plus le monopole du crime.

Les marseillais partagent avec leurs compatriotes de toute la France un sentiment vif d’insécurité et de peur.

Deux signes mettent en lumière cette réalité : premièrement, Samia Ghali, sénatrice-maire PS des 15ème et 16ème arrondissements de Marseille en vient depuis un an désormais à réclamer… l’armée. Il ne suffirait donc plus de laisser le droit à la police d’effectuer son travail ?

En second lieu, dans un élan d’honnêteté extraordinaire chez un socialiste, Manu Militari a posé la problématique de l’immigration africaine et du regroupement familial… !

Au grand détriment de la crédibilité gouvernementale, le même ministre de l’intérieur n’assume pas sa responsabilité en faisant porter la faute sur Jean-Claude Gaudin, le maire UMP de Marseille. Ce sera toujours ça de fait pour les municipales, mais pas pour la sécurité.

Les solutions à l’insécurité sont si évidentes qu’il ne devrait pas être nécessaire de les rappeler. Mais puisque nos 6 post-adolescents en goguette à van à fleur semblent ne pas le comprendre, dressons trois pistes :

1) Restauration immédiate de l’autorité des pouvoirs publics, par une police qui peut utiliser la force sans saisine de l’IGS au premier buzz internet venu.

2) Restauration immédiate de la crédibilité de la justice, par des peines réellement appliquées et réellement dissuasives, y compris par la révision des équipements des prisons.

3) Rétractation immédiate, totale et rétroactive de la politique d’immigration de masse.

Ou alors dansons la Valls de Taubira : 6 ministres annonçant face caméra l’envoi de 57 CRS pour deux mois, en continuant de débloquer les très opportuns crédits destinés aux manifestations de la capitale européenne de la culture, soit 90 millions d’euros.

On risque alors, toutefois, de s’engager sur une pente…savonneuse.

Julien Ferréol

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