DSK, TAPIE et SARKO : de vrais "combattants"

Difficile de ne pas penser au sort de l'intendant FOUQUET en suivant la situation de ces trois hommes d'exception (dans des registres différents), trois hommes aux personnalités dérangeantes, trois hommes condamnés au combat pour vivre et survivre : la meute des nuls, des envieux, des nabots, des insignifiants, des jaloux, n'a pas fini de s'acharner sur eux tant qu'ils resteront debout et ils vont le rester.

DSK comprend – un peu tard – (mais il en a payé le double prix) que vie publique et vie privée ne peuvent circuler ensemble. DSK ne reviendra pas sur le ring de la vie politique. Économiste de renom, il dispense son savoir dans le monde entier. La France n'aura pas droit à une conférence de DSK: elle ne pourrait en payer la prestation et nos dirigeants l'entendre, puis appliquer les conseils donnés. Si l'affaire du Sofitel à New York n'a été qu'un coup monté, la vérité surgira un jour ou l'autre, mais on ne refait pas l'histoire. DSK s'offre enfin le luxe de dire ce qu'il pense et celui de s'assumer comme il l'entend, précisant qu'il n'a pas de problème avec les femmes, mais "certainement un problème pour n'avoir pas compris que ce que l'on attend d'un homme politique de très haut niveau est différent de ce que peut faire M. Tout-le-Monde".

En ce qui concerne TAPIE, l'homme d'affaires qui les brasse avec une maestria étonnante, n'importe quelle personne sensée peut s'étonner du fait que sans avoir été jugé, peut-être condamné, il subit le châtiment de voir une partie de ses biens saisis (l'hôtel particulier de la rue des Saints-Pères à Paris et sa villa à Saint-Tropez), plus des assurances-vie, des parts dans le groupe Hersant et quelques chéquiers confisqués. HOLLANDE n'aime pas les riches, il l'a assez dit pour nous faire comprendre cette situation ubuesque. Quel que soit le degré de culpabilité de cet homme, et ses talents surprenants d'orateur, il a droit comme tout citoyen à la justice et à ce jour, il est présumé innocent. Qu'importe les coups qu'il reçoit, il continuera le combat. Impressionnant cet homme, qui aurait réussi à devenir encore plus riche, n'importe où, sauf en France.

Quant à SARKO, il continue de déchaîner les émotions et par l'intelligence de ses réactions. Il reste sur le devant de la scène et dans les cœurs. Qu'importe les stratégies des uns et des autres, il n'existe que dans le combat, qui le dope. Son faux retour en politique n'est assurément pas du goût de François Fillon, dont il semble vouloir couper l'herbe sous les pieds. Celui-ci estime qu'au cours des réunions, «on n'a pas parlé de l'essentiel, de ce qui était le sujet du jour, c'est-à-dire les finances du parti». Pire, François Fillon demande des précisions sur le programme de redressement financier, les conclusions de la rencontre avec le pool de banquiers lundi. Quant aux «collaborateurs d'anciens ministres salariés à l'UMP et aux contrats qui lient l'UMP à certains prestataires», rien ne semble avoir été mis clairement sur table. Geoffroy Didier, conseiller de Brice Hortefeux, et Guillaume Peltier, fournisseur d'études d'opinion pendant la campagne présidentielle (deux sarkozsytes du mouvement de la Droite Forte à l'UMP) ne peuvent évidemment plaire à François Fillon.

Confrontés à une société qui prône l'assistanat (tellement facile de diriger des moutons), la médiocrité, la pauvreté,  les trois hommes savent occuper le terrain, nous rappelant que de tous temps les affichages de richesse et les démonstrations d'intelligence exceptionnelle ont mené leurs détenteurs aux combats, dont il est vrai que que ceux-ci s'en nourrissent avec délectation comme certains chats... de souris.

Voilà qui nous change d'un certain MITTERRAND, qui avait bien compris les Français : rester dans le mystère et dans le silence pour mieux les berner. Ainsi, Mazarine, la bien-nommée, a pu être éduquée aux frais de la République, sans déranger personne. Les suicides «accomplis» sous ce Président sont presque passés inaperçus, au même titre que les actions humanitaires de sa femme et les femmes qu'il a connues dans la plus grande discrétion. Il faut dire aussi qu'à son époque, MEDIAPART n'existait pas, INTERNET et toutes les autres sources d'information non plus. Quant à sa maladie incurable (connue de lui en début de mandat), celle-ci ne l'a pas empêché de régner, malgré un état de santé plus qu'inquiétant et des traitements dont on ne connaît pas forcément les effets secondaires sur les décisions à prendre. Les Français dormaient tranquillement : rien ne venait heurter leur quotidien. Il faut dire aussi qu'à l'époque, les citoyens travaillaient et n'avaient pas le temps de s'attarder sur autre chose que leur vie professionnelle. Heureux temps que celui du travail, quand on pouvait travailler autant d'heures qu'on le souhaitait pour gagner plus !

Pendant que la France s'agite, que le Président se promène d'une manifestation à une autre, avec une décontraction qui ne peut qu'effrayer les «avertis» en matière de chômage, d'avenir économique, la TRIERWEILLER, dont le Président s'est débarrassé provisoirement en l'envoyant prendre la défense des femmes et des enfants en Afrique, ne nous donne pas d'urticaire par son comportement déplacé.  Hélas, elle va nous revenir : elle ne prendra pas le risque de laisser trop longtemps son compagnon seul. Qui sait quelle autre femme pourrait lui donner un filtre d'amour à boire et la supplanter : personne n'est irremplaçable.

Dans ce paysage d'intrigues, d'escroquerie ou non, en bande organisée ou non, de mensonges en tous genres et de corruption plus ou moins grave, il nous reste Christine BOUTIN. Cette dernière vient de nous annoncer qu'elle quittait la Présidence du Parti chrétien démocrate (PCD) qu'elle avait créé, pour fonder un mouvement destiné à défendre les valeurs de la famille. Tout le monde se souvient qu'elle avait pris une part active dans le combat contre le mariage pour tous. Elle va donc se présenter aux élections européennes en juin 2014, ce qui relève d'une continuité dans son combat.

Rien n'est perdu au doux royaume de France...c'est l'été, les oiseaux chantent et les Français ne consomment que raisonnablement, conscients – eux – des vraies réalités.

Solange Heisdorf-Strimon

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