L’esprit veilleur interpelle

Obéissant aux ordres d’un commandement soumis aux directives scélérates du gouvernement, les forces de l’ordre se font une joie d’interpeller les opposants à la loi scélérate.

Mercredi 26 juin, nous étions assis sous la colossale idole à la république*, sur la place parisienne homonyme. Quittant les lieux dans une certaine confusion, les cordons de CRS tentant de ceindre le flux de manière à séparer les dangereux activistes.

Bien que leur nombre fût parfois démesuré (délirante disproportion de nombre dimanche 23 juin aux Invalides en particulier), cette fois-ci ils ne sont pas parvenus à disperser totalement les veilleurs.

A la suite de quelques manœuvres confuses, nous nous retrouvâmes à traverser la chaussée au pas de course pour nous asseoir sous un kiosque. Un autre groupe se tenait de l’autre côté de la rue, les deux poches étant cernées et encerclées de forces de l’ordre.

« Faits comme des rats » entre les miliciens républicains (dont un certain nombre serait dévolu à notre cause) nous étions aussi et surtout en communion de sonorisation avec la poche d’en face. Les chants de l’espérance ont commencé par interpeller les passants ; plus tard certains furent décrits comme « bouleversés ». D’autres étaient probablement bouleversés d’une autre manière et se faisait un devoir d’insulter les veilleurs, comme d’autres avaient auparavant provoqué la veillée en scandant la rhétorique taubiresque. Qu’importe.

Par la suite, un homme de main de Marianne en uniforme et ceint d’une splendide écharpe tricolore, lançait les sommations. Des sommations de menace physique : soit on vous raccompagne au métro, soit on fait usage de la force.

Peu de temps après des dizaines de veilleurs montèrent dans le panier à salade, emmenés un par un sous le chant de l’espérance, pour contrôle d’identité.

Si les veilleurs doivent être l’étincelle qui embrasera la Contre-révolution, il semblerait que l’intimidation policière souffle sur le futur brasier.

Julien Ferréol

*Il conviendrait de commencer à réfléchir au mode opératoire du déboulonnage.

Commentaires  

#2 PELLIER Dominique 01-07-2013 15:44
liberté, liberté chérie (la Marseillaise 3e couplet)!!!
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#1 Jacques Jouan 01-07-2013 10:49
Cher Julien,

Autant ton article

Mais pourquoi dire qu'ils 'se font une joie' d'interpeller les opposants. Je m'inscris en faux. J'ai un ami CRS qui me dit que:

- la plupart de sa brigade et lui-même votent FN.
- que le jour où la paie ne tombera plus, à cause des largesses d'un état qui ne prône pas l'austérité pour lui-même, personne ne viendra plus bosser. Ils n'ont pas un sens du devoir au point de bosser gratos.

Par ailleurs, certains syndicats de police on pris à partie le gouvernement car ils sont très mal à laise à l'idée que ce soit à eux de faire le sale boulot de la gauche ( et d'avoir du coup une sale image).

On a besoin des forces de l'ordre. Il faut coopérer avec eux, résister mais discuter aussi. Le jour viendra peut-être où ils refuseront d'obéir aux ordres d'un gouvernement de plus en plus galvanisé par sa propre autorité.Et là, avoir nouer des liens avec eux, ou leur syndicat serait une bonne chose.

Et si la manif pour tous apportait son soutien aux combats des syndicats policiers? Peut-être que le message serait plus puissant?

Bonne nouvelle?
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