La partialité extrême de nos élus et des médias…

…se confirme une nouvelle fois avec l’affaire Jean-Michel Colo et les suites de l’affaire Meric. Deux affaires qui en disent long sur l’extrême partialité de nos dirigeants et la dangerosité de leurs décisions.

Dans le premier cas, notons la magnifique discrétion pour Jean-Michel Colo, le premier maire résistant au mariage gay. Et dans le second, la très bruyante déclaration de Jean-Marc Ayrault à propos du lancement de la procédure devant aboutir à dissoudre les mouvements d’extrême droite. L’extrême gauche, il ne connaît pas ?  Quel degré de sympathie et de compréhension pour ces mouvements ? Voyons donc dans le détail ces deux affaires, qui démontrent le traitement de l’une et celui d’une autre.

Jean-Michel Colo, premier maire résistant au mariage gay, sera vraisemblablement suivi par des centaines d’autres. Cette information passera aussi inaperçue que possible dans les médias traditionnels, aux ordres du gouvernement. Elle ne va pas dans le sens de l’histoire voulue par les socialistes, qui veulent détruire les fondations d’une société équilibrée, en accord avec la nature, le Créateur et les fondations de notre civilisation.

Si le premier mariage gay a été célébré en grandes pompes à Montpellier, celui de Jean-Michel Martin et Guy Martineau-Espel, que l’on sait bien décidés à s’unir par les liens du mariage, ne connaitra pas la même dimension interplanétaire.  Jean-Michel Colo, premier résistant officiel au mariage gay, maire divers droite d'Arcangues dans les Pyrénées-Atlantiques, refuse qu’un tel acte soit célébré dans sa commune. Il ne se voit pas du tout dire aux futurs mariés la traditionnelle formule : « vous pouvez embrasser la mariée ». Ce charmant village basque était connu jusqu'à ce jour par les admirateurs de Luis Mariano, qui reposait jusqu’à ce jour en paix dans le cimetière.  

Naturellement conforté dans cette décision par les autres élus municipaux, Jean-Michel Colo – 30 ans dans sa mairie - n’a nullement l’intention de se laisser impressionner par les menaces de Manuel Valls ou de la porte-parole du gouvernement, même si les demandeurs sont des gens « sympathiques, bien élevés et corrects », rien à voir avec les provocateurs dans la démesure des participants aux gay-prides. Mais pas question d’unir deux hommes pour le meilleur et pour le pire ! Pas question de s’incliner devant une telle comédie !

Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls a bondi sur l’événement pour dire que «Les lois s'appliquent partout et il ne peut pas y avoir la moindre rupture d'égalité. Évidemment s'il y avait rupture d'égalité le procureur serait saisi. Et les élus qui ne respecteraient pas cette égalité, les lois de la République, risquent des sanctions importantes ». Si Manuel Valls veut espérer que « la raison va l'emporter là-bas comme ailleurs", il semble oublier que cette loi illégitime qui remet en cause la civilisation, notre culture, ne peut être imposée aussi facilement que cela à des responsables de société, conscients des conséquences d’un tel acte. La résistance ne baisse pas les bras pour les opposants au mariage pour tous.

La réaction de la très douce Najat Vallaud-Belkacem, chargée des questions de société au Parti socialiste, de bioéthique, ne s’est pas fait attendre. Si elle pouvait rétablir la guillotine pour qui ose s’opposer à la dictature du gouvernement Hollande et à ses lois iniques, nul doute qu’elle le ferait. Que ne fait-elle carrière dans son pays d’origine le Maroc ? Si nous ne sommes pas encore au stade de la guillotine et des cachots, la vigilance la plus grande s’impose pour que la liberté de conscience soit laissée à tous les maires.

Pour l’heure, Jean-Michel Colo pourrait encourir jusqu'à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende, être suspendu en Conseil des ministres. Pire, il risque d’être révoqué. Qu’à cela ne tienne, Jean-Michel Colo sait qu’il va disposer du soutien des Maires pour l’enfance, des réseaux sociaux, de tous les mouvements qui se sont opposés au mariage pour tous et de milliers de supporters, dont le nombre grossit chaque jour. Autre élément d’importance, il vient de recevoir la bénédiction de l’évêque de Bayonne, Oloron et Lescar. Via Twitter, Mgr Marc Aillet s’est empressé de saluer « le courage des élus qui revendiquent le droit à l’objection de conscience ». Pour Jean-Michel Colo, le respect des maires qui célèbrent le mariage entre personnes du même sexe est aussi évident que celui qui conduit d’autres maires à refuser cette dictature qui prônent leur liberté de conscience.

Cette prise de position très courageuse, de sagesse et de bon sens que l’on va essayer de passer aux oubliettes, sera reléguée au dernier rang de l’information pour laisser la place à une autre information, tellement plus importante aux yeux de Jean-Marc Ayrault : la dissolution de Troisième voie, des Jeunesses nationalistes révolutionnaires et de « tous les groupes, associations et groupements d’extrême droite contraires aux valeurs et aux lois de la République ». Lorsqu’on sait que c’était Clément Meric et ses complices, qui avaient provoqué la bagarre dont on connaît le tragique dénouement, on peut se poser la question de déterminer où est la justice dans cette décision ? L’extrême gauche semble bien privilégiée : pourquoi ne pas appliquer à tous les mouvements extrêmes la même sentence ? Pour interdire un groupe, le gouvernement se base sur l'article 212.1 du Code de la sécurité intérieure, issu de la loi du 10 janvier 1936, laquelle loi impose certains critères. Pour mémoire, le 28 juin 1973, le gouvernement de Pierre Messmer avait prononcé la dissolution symétrique des deux mouvements d’extrême droite et d’extrême gauche, sans état d’âme pour l’un ou l’autre. La sensibilité de Monsieur le Premier Ministre pose quelque interrogation. Et la violence avec laquelle il s’est exprimé à l’Assemblée donne des frissons dans le dos.

Solange Strimon

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