Sapin : « On n’est pas à la messe à faire des prières »

Une de plus, une de moins, le gouvernement n’est plus, selon l’adage populaire, « à ça près ».

Sur Europe 1, le ministre du Travail Michel Sapin a déclaré vis-à-vis du chômage que le gouvernement n’était pas « dans les invocations, on n’est pas à la messe à faire des prières ».

A la décharge de « l’athée tranquille », il faut dire que son ami de 35 ans logeant à l’Elysée a mis toute la majorité dans le pétrin en « maintenant l’objectif d’inversion de la courbe du chômage », avec une belle pensée pour les situations « individuelles et familiales que ce chiffre implique » : Sérillon a dû lui dire que tout le monde ne roule pas sur l’or en France.

Quelle joie de voir alors les membres de la majorité essayer de se dépêtrer de cet objectif dans les différents médias. Puisque les manettes ne sont pas dans les mains des institutions républicaines mais dans celles de la haute finance, « l’ennemie » tremblante du président, on se demande bien pourquoi celui-ci se maintient dans cet objectif.

Chercherait-il là un prétexte de démission en quittant magnifiquement sa fonction sur un échec bien prévisible, en faisant là un chômeur de plus ?

Peut-être espère-t-il une fin du monde avant la fin de l’année ? Serait-il au courant d’une invasion d’extra-terrestres précédant la révolution de l’an de grâce 2013, où le président ne saurait projeter la Parousie tant son impiété est de notoriété publique.

A propos d’impiété gouvernementale, nous savons bien que les conseils des ministres ne se tiennent pas après assistance à la Sainte Messe*, mais nous pouvons nous rappeler, grâce au patronyme de notre ministre du travail, de la Sapinière. Cet organe du début du XXème siècle avait pour but de traquer les modernistes au sein de la Sainte Eglise.

Sapin ! Va à la messe et là, tu recevras les armes qui te permettront d’espérer la baisse du chômage.

En attendant que notre berrichon national ne se convertisse, nous le voyons monter à l’autel du démantèlement de la France, démantèlement qui ne réjouit pas ma jeunesse.

Julien Ferréol 

*Bien que le contraire fût inconcevable en république maçonnique, ce fait est scandaleux. Au parlement également, toute séance devrait commencer par un chant au Saint-Esprit : si tel était le cas nous aurions évité quelques lois iniques…

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