VIème république ? On n'en demandait pas tant…

Tandis que de courageux français iront demander le retrait de la loi Taubira, d’autres manifestations ont lieu ce dimanche : les traîtres qui cerneront les français intègres en réclamant le super-pacs pour couples homosexuels derrière Frigide et les récupérateurs en chef de l’UMP, ainsi que les amis de Jean-Luc Mélenchon, pour une VIème république. 

Le co-président du Front de Gauche, qui accueillerait avec plaisir Arnaud Montebourg à son rassemblement du 5 mai, sera notamment entouré du très puissant Edwy Plenel, qui viendra en tant que « citoyen » pour réclamer ladite république. Et attention, Olivier Besançenot a déclaré qu’il ne s’agira pas de changer simplement de numéro, mais aussi de manière de faire de la politique. Qu’y a-t-il donc derrière ce projet qui serpente dans le débat depuis quelques années ? La récurrence de ce thème peut faire penser que le projet est déjà entériné et en voie de finalisation dans les loges maçonniques dans lesquelles l’ensemble de notre classe politique reçoit ses ordres.

Si aucune assemblée constituante de pacotille ne s’est encore formée (on peut s’attendre à tout avec nos amis d’extrême gauche),  on peut vraisemblablement attendre trois choses de la « VIème république » : 

  • Abandon de la touche « monarchique » de la Vème république du général de Gaulle : un chef de l’Etat beaucoup plus effacé, à l’emploi du temps écartelé entre l’inauguration des chrysanthèmes et la signature des décrets des partis politiques. Un statut pénal du chef de l’Etat ôté des droits de grâce (article 17 de la constitution de 1958), d’immunité, des prérogatives exceptionnelles (le fameux article 16) et des honneurs particuliers. 
  • Pouvoir du parlement élargi à certaines prérogatives exécutives : encouragement d’un parlementarisme extrême où les alliances partisanes seraient souveraines. Eventuelle perte du caractère bicaméral du parlement français, dans un souci de simplification. 
  • Réforme en profondeur de l’Etat dans le but de le mettre en conformité avec sa perte totale de souveraineté et sa soumission plénière à Bruxelles et Washington. Elaboration d’un modèle administratif facilement insérable dans la fédération européenne à venir. 

Il convient d’insister sur les guillemets couronnant l’épithète « monarchique » de la Vème, néanmoins il est aujourd’hui à prendre en compte : la république gaulliste, pathétique singerie de la Monarchie, doit toutefois s’appuyer sur un président lui-même crédible et fort. Le général de Gaulle incarnait ce charisme, peu à peu estompé jusqu’à ce que MM. Sarkozy et Hollande n’anéantissent toute la crédibilité de la magistrature suprême, par leur incompétence et leur sectarisme. 

Ensuite Bruxelles, en venant d’accorder avec grande bonté un « sursis » à la France au sujet de son déficit, ne cache plus son vol de toute la souveraineté de la France. 

Tout est donc prêt pour l’instauration de cette nouvelle « avancée moderne » contre laquelle nous ne pourrons rien. Jean-Luc Mélenchon a beau parler de triomphe *, la question de la VIème a déjà été réglée en haut lieu (probablement comme ses sœurs aînées, quelque part vers l’Orient), nous y auront bientôt droit. 

Voyons ce que nous pourrions en tirer : un débat sur les institutions, avec une France débarrassée de sa pseudo-monarchie et de toute figure de chef et qui pourra enfin crier « reviens » à son chef de droit divin. 

Julien Ferréol

  *Que sont les manifestations anti mariage gay, si Jean-Luc parle de triomphe à 100 000 ?

 

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