Allez les Sages !

Le rouleau-compresseur gauchiste vient de faire une dernière victime. 

Depuis 1789 la matrice révolutionnaire détruit froidement les corps intermédiaires ; et, le mardi 23 avril 2013, la famille, à la fois corps fondamental de la nation et vaillante forteresse contre les menées subversives, a pris un coup à bout touchant.

Déjà les girondins récupérateurs (Copé & Cie) souhaitent faire tourner l’opposition aux mesures gouvernementales sur les allocations familiales, ce qui n’est pas mauvais en soi mais signifie un enterrement de la hache de guerre. Les membres de l’UMP sont très prudents pour les perspectives d’abrogation en cas d’alternance.

Nous nous souvenons des trahisons des félons de la droite républicaine qui ne sont jamais revenus sur l’avortement ou le PACS lorsqu’ils étaient revenus au pouvoir.

Le chef de l’Etat, s’étant exprimé ce mercredi en sortie du conseil du ministre, a insisté sur cette loi républicaine qui sera la « loi de tous, la loi pour tous ». Il a fait allusion à la saisine du Conseil constitutionnel qui devrait se prononcer dans un mois.

Que signifie cette saisine ? Est-elle le baroud d’honneur des « antis », le gage d’honnêteté d’une droite qui s’apprête à laisser tomber son électorat, ou un véritable espoir ?

Nous nous souvenons du scandale des 700 000 signatures de la pétition à l’attention du Conseil Economique, Social et Environnemental. Le Palais d’Iéna s’était nonchalamment assis sur la voix des français. Il pourrait bien en être de même pour le Palais Royal… Néanmoins deux remarques :

- le Conseil constitutionnel a une place plus éminente et plus importante que le CESE. Une censure aurait bien plus de conséquences qu’un avis défavorable du CESE.

- le Conseil est aujourd’hui composé de 11 membres actif, dont deux de droit (MM. Giscard d’Estaing et Sarkozy en qualité d’anciens présidents de la République, Jacques Chirac ne siégeant plus). Parmi les 9 membres en l’exercice d’un mandat de 9 ans, 6 ont été nommés par la droite (présidents de la république et des deux chambres du parlement).

Alors, même si Frigide dépense toute son énergie à lutter contre les nazillons torses nus et à proclamer à l’ultra subversif Petit Journal qu’elle se rendrait à un mariage gay si elle y était invitée, tournons-nous vers les sages et exhortons-les à faire preuve, durant ce mois, de sens des responsabilités et à distinguer le droit de l’enfant des considérations politiciennes.

Histoire de rentabiliser les 64 000 euros mensuels que représente la masse salariale des membres du conseil constitutionnel.

Julien Ferréol

Commentaires  

#3 Jacques Maar 28-04-2013 14:41
Tout à fait d'accord avec Stéphane concernant la politique du pire. N'oublions pas que les institutions sont au service du peuple, et non l'inverse. Ainsi penser que la dénaturation du mariage et de la famille puisse rendre service à la royauté est une chose (et si ça nous ramène le roi tant mieux) mais souhaiter cette dénaturation en est une autre et là je m'insurge.

Le roi lui-même est un protecteur de ces valeurs, il l'a reconfirmé (ainsi que son rival orléaniste), comment saurions-nous être fidèles au roi si c'est en sacrifiant justement notre patrimoine. Ce genre de logique est typiquement républicaine et non royaliste.
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#2 Stéphane PIOLENC 27-04-2013 11:36
Je suis en total désaccord avec Maron.
"La politique du pire est la pire des politiques" aurait dit Charles Maurras et, pour le coup, il n'avait pas tort.

Le régime ne tombera pas avec l'adoption définitive du mariage gay. Il n'a pas tremblé lorsque les députés ont adopté le traité "simplifié" européen. Il n'a pas frémi lorsque la peine de mort a été abolie sans consultation populaire. Tant de fois les royalistes ont cru que "le pire" pouvait conduire au meilleur et ont été déçus...

Alors faire ce pari d'une restauration par ce biais me semble plus qu'hasardeux. En revanche, il est sûr et certain que le coup porté à la famille par cette loi nauséabonde sera terrible.

Mais Maron sera sans doute satisfait car le Conseil validera très probablement cette loi : en 2010, il avait déjà décidé que "l'organisation du mariage" relevait du législateur et n'avait rien d'inconstitutio nnel. Aucune raison qu'il ait changé d'avis entre temps.
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#1 Maron 27-04-2013 00:53
Non, il ne faut pas souhaiter ni espérer que le Conseil Constitutionnel prenne en compte les droits de l'enfant... une telle décision sauverait le régime. Ce que nous ne voulons pas: nous ne voulons pas que la république s'en sorte à si bon compte. Porter atteinte aux droits de l'enfant fait partie de la logique créatrice de la république.
C'est pourquoi nous souhaitons que les membres du Conseil constitutionnel soient égaré par Dieu pour que le régime tombe parce que nous voulons un roi, nous voulons Louis XX.
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